468: DOROTHY MACGOWAN dorothy-macgowan

J’avais déjà évoqué parmi mes « Etoiles Filantes », la gracieuse silhouette de Dovima, mannequin idolâtré des années 50 qui fit une apparition au cinéma. Une seule. Mais quelle apparition au côté d’Audrey Hepburn et Fred Astaire dans « Drôle de Frimousse ».

Et quelle étoile peut être au cinéma plus filante encore qu’une star qui n’aurait fait qu’un seul film?

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Et bien voici pour le régal des yeux et du souvenir une autre icône de papier glaçé, diva des podiums et égérie des couturiers qui ne fit qu’un tour devant les caméras avant de retourner vaquer à ses occupations coutumières qui consistaient à être superbement belle dans des robes  divines et hors de prix!

J’ai nommé Dorothy MacGowan.

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Dorothy est née à Brooklyn, un jour qu’elle aime garder imprécis, de l’année 1939.

Elle sera repérée parmi une foule de jeunes demoiselles hurlantes hésitant entre la crise de nerfs et l’évanouissement venue accueillir les Beatles à leur descente d’avion à New-York. Qu’est-ce qui distingua Dorothy des autres groupies hystériques aux yeux d’un « talent scout », je l’ignore.

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L’avisé découvreur de talents ne cherchait pas encore la « nouvelle Marilyn Monroe » mais plutôt un nouveau visage à offrir en pâture aux lectrices des magazines de mode tels que VOGUE, ELLE ou HARPER’S BAZAAR. Les temps changeaient , l’industrie du luxe et principalement de la mode se doit de toujours anticiper les nouvelles tendances à venir puisque c’est ce qui justifie précisément le prix des choses a vendre. Les attitudes très posées et très grande dame de Dovima commençaient à avoir fait leur temps. On avait envie de jeunesse, de fraîcheur et de spontanéité. Bientôt on n’allait plus poser figée on allait bouger gracieuse!

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Dorothy fit donc ses débuts dans des éditios mode « prêt à porter » mais en quelques semaines elle deviendrait une habituée des couvertures des plus prestigieux magazines du monde déjà cités. Une habitude qui tournerait à l’obsession jusquà ce que Marisa Berenson, Jean Shrimpton, Twiggy, Nico et Ann Turkel viennent un peu alléger sa tâche! Les photographes, les couturiers, les magazines, c’était un vrai pugilat qui se réglait à coup de milliers de dollars pour QUI photographierait Dorothy dans SA robe pour SON magazine!

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A l’époque, les mannequins », on ne disait pas encore « Top Model » ne parlaient pas. Si par hasard elles avaient une langue c’était pour faire briller leur rouge à lèvres! Mais on sut quand même que les parents de Dorothy, Sarah et Michael étaient des immigrés irlandais et qu’elle avait une soeur, Mary, et deux frères, Peter et James. C’est tout, c’est peu, mais pour un mannequin en 1960, c’est déjà beaucoup!

Le photographe William Klein (classé 25ème sur la liste des 100 photographes les plus influents du monde) était un des fans les plus acharnés de Dorothy dont il avait fait son modèle de prédilection et il ne fut jamais tant inspiré que lorsqu’il travailla avec elle.

Mais William Klein est un artiste polyvalent et sait observer son univers professionnel avec beaucoup de recul et il faut bien le dire un brin d’ironie.

Le « cas » de ces filles idolâtrées du monde entier et vallant des millions alors même qu’elles ne font rien d’autre que d’être resplendissantes dans de jolies robes ne cesse pas de l’interpeler, et même s’il est un des principaux artisants de cette gloire étrange, il s’en étonne et s’en amuse.

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En 1966 il choisit de porter le phénomène à l’écran et tourne en France « Qui Etes-Vous Polly Maggoo? » et Polly Maggoo, c’est comme de bien entendu Dorothy MacGowan et nulle autre!

La petite fan des Beatles débute donc au cinéma dans le rôle titre d’un film Français où elle donnera la réplique (façon de parler, les mannequins se taisent) à Philippe Noiret et Jean Rochefort.

Evidemment on ne parla plus que du film (essentiellement à cause du look « Polly Maggoo ») en cette année 1966 où précisément le cinéma ennuyait beaucoup pour cause de nouvelle vague nombriliste et intellectuels désoeuvrés venus à la cinématographie au lieu d’aller se noyer. On commençait donc à faire des salles de cinéma désormais en faillite grâce à ces génies sixties des parkings, des super marchés, des sex shop ou des terrains vagues.

Les derniers courageux qui restaient diffusèrent « Qui Etes-Vous Polly Maggoo » et le film ne les rendit pas milliardaires pour autant. William Klein avait oublié que « VOGUE » ça se feuillette chez le coiffeur ca ne se regarde pas pendant 90 minutes.

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Qui Etes-Vous Polly Maggoo?

Le film resta un étrange OVNI qui allait se démoder avec la mode suivante, mais le plus étrange, c’est qu’après l’avoir terminé, sa star éblouissante ne montra plus jamais le bout de son petit nez spirituel ni sur écran ni sur papier!

Dorothy MacGowan et Polly Maggoo prenaient leur retraite d’un commun accord!

La star de papier glaçé s’était mariée au photographe français Didier Dorot et le couple aura deux enfants, Damien et Juliette avant de divorcer.

Celine Colassin

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QUE VOIR?

1966: Qui Etes-vous Polly Maggoo: Avec Jean Rochefort, Philippe Noiret, Delphine Seyrig et Sami Frey.

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