joan rice

Dieu que les débuts de Joan Rice furent romanesques et auraient été dignes d’être portés à l’écran dans un beau film noir et blanc comme « Waterloo Bridge » mieux connu par les fabricants de mouchoirs sous le titre de « La Valse dans l’Ombre ».

Joan Rice naît le 3 Février 1930 à Derby en Angleterre et grandira à Notthingam où elle sera éduquée dans un stric couvent! Cette pratique n’est alors pas considérée comme une mesure disciplinaire du tout! Avant elle Vivien Leigh et Maureen O’Sullivan y sont passées, plus tard Charlotte Rampling en tâtera à son tour!

Mais la jolie pensionnaire, comme toutes les jeunes filles de son époque rêve de beaux princes, à ceci près qu’il ne vivent plus dans des châteaux mais à Hollywood, ne s’appellent plus Ivanohé mais Robert Taylor!

Elle va donc envoyer discrètement sa photo un peu partout ce qui lui vaudra un premier contrat avec un studio anglais en 1949.

Ce contrat ne fera pas d’elle une star. L’après guerre voit fleurir de nouvelles vedettes anglaises dont s’entiche immédiatement le public. Dans l’ombre de Diana Dors, Kay Kendall et surtout Jean Simmons qui joue sur le même registre qu’elle, il reste peu de place pour Joan Rice.

Mais au fond, Joan s’en fiche un peu. Elle a rencontré l’élu de son coeur en la personne de Martin Boyce. Un bel amour de jeune fille comme l’avait rêvé la pensionnaire du couvent. Martin devra « faire sa cour » plus de quatre mois avant que sa douce fiancée ne consente à lui tenir la main au cinéma! Il faudra bien plus longtemps pour qu’elle se laisse embrasser et au bout d’un an et demi on parle mariage à n’en plus finir mais Joan est toujours une chaste jeune fille!

Nous en sommes là en Juillet 1952 lorsque Joan Rice reçut l’incroyable nouvelle: Puisque Jean Simmons était bookée ailleurs, il n’y avait guère qu’elle de libre immédiatement pour rejoindre les ïles Fidji et Burt Lancaster et y être sa partenaire dans « East Meets West ».

Burt Lancaster cherchait lui-même sa partenaire et devenait fou à s’en taper la tête contre les murs! Personne ne lui convenait jusqu’à ce qu’il visionne par hasard une énième version de Robin des Bois où Joan était la Marianne chérie de Richard Todd des bois.

Dès qu’il vit Joan il fut absolument convaincu que ce serait elle et non une autre qui serait sa partenaire! Les préparatifs du film étaient déjà tellement avancés qu’il ne restait pas assez de temps pour faire venir Joan a Hollywood y discuter contrat. Elle rencontrera donc pour la première fois Burt Lancaster venu l’attendre en personne à son arrivée aux Fidji et lui soumettre en fin le scénario dont elle ignorait tout!

On s’était donc séparés à Londres. Joan avait beaucoup pleuré même si elle était ravie, et juste avant qu’elle ne s’embarque, Martin lui offrit une superbe bague de fiançailles. Joan pleura à nouveau beaucoup sur son brillant. Plus tard elle le flanquera sous le nez des messieurs trop entreprenants!

Au printemps suivant, Joan après avoir enchaîné avec la promotion  »Robin des Bois et ses Joyeux Compagnons » rentrait à Londres sans le brillant mais avec un nouveau fiancé du nom de David Green. Ils se marieront et leur bébé viendra au monde le jour de Noël 1953.

Le film que Joan avait tourné avec Burt Lancaster mettra deux ans à sortir sur les écrans et sera finalement connu sous le titre de « His Majesty O’Keefe. le public découvrit donc d’abord les exploits de Robin des bois ce qui entacha quelque peu le lancement de Joan comme une « nouvelle Etoile » puisqu’elle débutait officiellement dans une série B produite par Disney .

Joan Rice disparut de la circulation  dès la fin des années 50, n’apparaissant plus que deux fois au cinéma, en 1961 et 1970, et ce jusqu’à ce que l’on apprenne son décès à 66 ans, le 1 Janvier 1997.

Celine Colassin.

Joan Rice

QUE VOIR?

1952: Robin des Bois et ses Joyeux Compagnons: Avec Cornel Wilde

1953: The Steel Key: Avec Terence Morgan

1953: A Day to Remember: Avec Stanley Holloway

1954: His Majesty O’Keefe: Avec Burt Lancaster

1954: The Crowded Day: Avec John Gergson

1956: Women Without Men: Avec Beverly Michaels

1956: Blonde Baid: Avec Jim Davis et Beverly Michaels

1958: The Long Knife: Avec Lawrence Sheldon

1970: The Horror of Frankenstein: Avec Kate O’Mara et Ralph Bates

pas de réponses

Laisser un commentaire

achacunsoncinema |
filmss |
dorian78 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | carolineriche
| utopia2012
| ddlstream