Sylvia-Syms

Le 6 Janvier 2014, Sylvia May Laura Syms a fêté ses 80 ans et n’en a pas ralenti son activité d’alerte vétérane pour autant!

Cette gracieuse comédienne a en effet vu le jour le 6 Janvier 1934 à Londres à Woolwich dans le sud de Londres et dans une aimable famille de fonctionnaires.

Cette ravissante petite personne n’aura jamais qu’un seul rêve, qu’un seul idéal: être comédienne.

Après le collège, ses parents l’autoriseront à suivre les très prestigieux cours de la Royal Academy of Dramatic Art ce qui fit un peu peur à son petit ami du collège Alan Edney qui la voyait déjà s’envoler pour Hollywood pour y succomber au charme de William Holden!

Sylvia lui avait pourtant promis qu’elle n’aimerait que lui et qu’elle serait son épouse. Elle tiendra parole et le couple se mariera en 1956, un an après que Sylvia ait fait ses débuts à la télévision.

sylvia syms

Elle allait y enchaîner les séries durant toute une année, jusqu’à ce que le cinéma s’intéresse à cette jeune mariée. Elle débutait au grand écran dans le rôle titre de « My Teenage Daughter » , film destiné à faire briller l’étoile de l’icône viellissante Anna Neagle dans un rôle de mère.

Un succès qui vaudrait à la jeune vedette d’être dès 1957 la vedette de trois ou quatre films par an!

Son mari qui n’a absolument rien à voir avec l’univers du cinéma ne tient pas à se montrer au bras d’une vedette et délassant les soirées de première, attend paisiblement que les films de son épouse passent au cinéma du quartier pour aller les voir et lui donner son avis!

Tout souriait donc à la jeune Sylvia Syms en tout cas professionnellement car elle vivait dans le privé un drame personnel. Après deux fausses couches, elle était enfin enceinte. Devenir maman était son vœu le plus cher.

Mais sa petite fille naîtra trois mois avant terme et ne vivra qu’un seul jour.

Sylvia est dévastée et sombre dans une très profonde dépression.

Plus tard elle avouera qu’elle sortait de chez elle, errant sans but dans les rues, guettant les poussettes; Prenant sans fin des autobus pour y observer les mamans avec leurs enfants, se demandant sans relâche pourquoi cette chance lui était refusée alors que ces femmes avaient peut-être quatre ou cinq enfants comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Sylvia Syms s’avoua incapable de dire si elle les enviait ou les haïssait.

sylvia syms

Son médecin traitant, convaincu qu’elle ne se remettrait jamais du drame qu’elle venait de vivre proposa l’adoption d’un enfant au jeune couple, seul espoir selon lui de voir un jour Sylvia retrouver son équilibre.

A la fin de l’année 1961, le petit Benjamin entrait dans la famille et faisait de Sylvia Syms la femme la plus heureuse du monde. Et comme si la venue du petit garçon levait ce qu’elle considérait comme une malédiction, Sylvia deviendrait la maman d’une petite Beatie le 23 octobre 1962.

sylvia syms

Enfin maman, de deux enfants, Sylvia Syms ne va pas changer grand chose à sa carrière ni à son rythme de travail. A ceci près qu’elle va inverser ses priorités. Elle qui avait toujours privilégié le cinéma à la télévision, elle va maintenant donner ses préférences à la télévision dont les tournages plus rapides lui permettent de rentrer chaque soir à la maison comme n’importe quelle maman.

sylvia syms

Hormis quelques pas devant les caméras italiennes, Sylvia Syms est restée une vedette typiquement nationale et on n’a pas forcément la chance d’admirer toutes ses prouesses en dehors de son pays natal.

Ce qui ne nous aura pas empêchés de la retrouver plus souvent qu’à son tour dans la série « Dr Who » ou en reine mère dans « The Queen » avec Helen Mirren.

J’ajouterai que malgré Meryl Streep et son Oscar, pour le public anglais, c’est Sylvia Syms qui demeure l’incarnation à l’écran de Margaret Thatcher.

Sa fille adorée suivra elle aussi les traces de son illustre maman et deviendra comédienne à son tour.

Par contre, la surprise sera de taille pour l’Angleterre lorsque Sylvia Syms choisira de divorcer après 23 ans de mariage en 1986!

sylvia syms

QUE VOIR?

1956: My Teenage Daughter: Avec Anna Neagle

1957: No Time for Tears: Avec Anna Neagle

1957: Woman in a Dressing Gown: Avec Yvonne Mitchell

1958: The Moonraker: Avec George Baker

1959: Expresso Bongo: Avec Laurence Harvey Et Cliff Richard

1960: The World of Suzie Wong: Avec William Holden et Nancy Kwan

1961: Le Vergini di Roma: Avec Louis Jourdan, Jean Chevrier et Michel Piccoli

1965: Operation Crossbow: Avec Sophia Loren, George Peppard et Trevor Howard

1965: The Big Job: Avec Sidney James

1967: Danger Route: Avec Carole Lynley,  Richard Johnson et Barbara Bouchet

1968: The Fiction Makers: Avec Roger Moore

1969: Run Wild, Run Free: Avec John Mills

1972: Asylum: Avec Britt Ekland et Peter Cushing

1974: The Tamarind Seed: Avec Julie Andrews et Omar Sharif

1980: There Goes the Bride: Avec Graham Stark

1989: A Chorus of Disapproval: Avec Jeremy Irons et Anthony Hopkins

1993: Dirty Week-End: Avec Lia Williams

1997: The House of Angelo: Avec Isla Blair

2003: I’ll Sleep When I’m Dead: Avec Charlotte Rampling et Clive Owen

2006: The Queen: Avec Helen Mirren

2008: Is Anybody There: Avec Michael Caine et Anne-Marie Duff

2012: Brooked Out: Avec Rollo Weeks

2012: Run for your Wife: Avec Denise van Outen et Danny Dyer

 

2 réponses
  1. BRENDAN BRUCE
    3 décembre, 2017 | 20 h 50 min | #1

    Vous avez oublié ses deux films les plus importnats!!!
    Ice Cold in Alex
    et
    Victim

    Répondre

    • 5 décembre, 2017 | 9 h 17 min | #2

      je n’oublie rien comme il est dit en préambule les filmographies ne sont pas exhaustives, je ne cite que les films que j’ai vus et sur lesquels je me base pour mes articles. Faire des listes n’a pas d’intérêt, IMDB s’en charge très bien.

      Répondre

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