Giulietta-Masina

Si j’avais choisi, en créant ce blog, de faire l’apologie des plus extraordinaires talents nous ayant fait l’honneur de hanter nos écrans, nul doute que j’aurais commencé par brosser le portrait de Giulietta Masina. Si d’autres, fort rares, peuvent lui être comparées en matière de talent ou de maîtrise de jeu, aucune ne fut aussi personnelle que Giulietta Masina. Aucune ne fut plus discrète. Aucune, en un mot comme en cent ne fit si peu de cas de sa gloire que Giulietta Masina.

Giulietta Anna Masina qui perdra sa bataille pour atteindre le mètre cinquante vient au monde le 22 février 1921 à San Giorgio di Piano, autrement dit, à Bologne. Ses parents, un violoniste et une institutrice auront encore trois autres enfants. Les Masina sont très liés avec un oncle et une tante qui vivent à Rome. Lorsque l’oncle décède, la tante esseulée et désespérée demande aux Masina s’ils veulent bien leur « prêter » Giulietta pour qu’elle vienne vivre avec elle à Rome. La famille accepte.

Il y a une condition. Le père de Giulietta a remarqué depuis longtemps les dispositions artistiques de son aînée. Alors à Rome il faut que la tante de Giulietta non seulement ne mette aucun frein aux dispositions de Giulietta mais qu’elle l’aide autant que faire se peu à réussir.

Giulietta, exfiltrée du couvent des ursulines où elle était scolarisée se voit parachutée à Rome, capitale de l’Italie fachiste et autorisée à suivre des cours de danse, de chant et de comédie.

giulietta masina

C’est la guerre lorsque la jeune fille fait ses débuts sur scène. Elle a intégré la troupe universitaire fasciste. L’appellation nous apparaît bien scabreuse aujourd’hui. En réalité, cette troupe dirigée par des étudiants était née avant le fachisme. Mussolini se contentait de la financer sans interférer sur leur programme en leur imposant des spectacles à sa gloire. L’Italie fasciste fut un âge d’or pour le théâtre et le cinéma. Le dictateur mégalomane comptait bien détrôner Hollywood en commençant par faire sortir Cinecitta de terre. Giulietta n’est pas une starlette tapageuse. Elle n’est même pas très sûre d’avoir un réel talent. Quant à son physique il la désespère. Dans l’Italie mussolinienne, il faut être avant toute chose une diva. Une créature au physique fracassant. Il faut être Alida Valli, Léda Gloria, Doris Duranti, Clara Calamai. Pas ce petit machin à drôle de tête.

Alors Giulietta poursuit en parallèle ses études universitaires et sera diplômée en littérature. Elle en est persuadée, le théâtre et le cinéma ne la feront pas vivre. Elle a connu l’humiliation de doubler en secret des créatures fabuleuses à voix de perruches. Elle se trouve un emploi à la radio, là où les acteurs sans visage sont les rois des feuilletons radiophoniques qui font fureur.

C’est là que son destin, déjà, va se jouer. A jamais. A la radio. En pleine guerre, à l’automne 1942. Elle rencontre un scénariste débarqué de son Rimini natal, un certain Federico Fellini. L’homme est imposant, il fait le double de sa taille. Il est déjà fantasque, il fréquente le gotha du cinéma italien. Il s’est lié d’une amitié solide avec Alberto Lattuada et sa future épouse la fabuleuse Carla del Poggio à côté de qui Giulietta a l’air d’un teckel. Plus tard, Roberto Rossellini et la tempétueuse Anna Magnani feront aussi partie de la petite bande.

Giulietta rongée de complexes et de timidité rechigne à intégrer la petite bande. Mais elle gagne bien sa vie à la radio. Non seulement elle joue dans des feuilletons mais elle a sa propre émission qui fait un triomphe d’écoute. Alors Fellini, toujours fauché, la demande en mariage. Le couple se marie en 1943. Des noces prévues mais retardées par l’état. Fellini qui fait partie d’un « vivier de compétences » est envoyé en Lybie occupée pour travailler à un scénario de film. Impossible de refuser. Qui refuse quoi que ce soit à Mussolini? Et puis il n’est encore qu’un tâcheron bon marché qui travaille dans l’ombre de Cinecitta sans être mentionné aux génériques.

L’aventure libyenne sera un véritable enfer. L’équipe du film est à Tripoli lorsque les troupes britanniques débarquent. Fellini stupéfié, fasciné, oubliant tout danger filme. Il est évacué in extremis par avion militaire. A Rome, sans nouvelles,  Giulietta ne vit plus.

Dans les méandres apocalyptiques de la politique fasciste, Fellini ne rentre pas en Italie accueilli en héros mais en traître. Guiletta va le cacher chez sa tante jusqu’à la fin du régime. Un comble pour ce couple d’artistes complètement et rigoureusement apolitique.

Giulietta Masina

Très vite après son mariage, Giulietta attend un heureux évènement mais une chute brutale provoque une fausse couche. Plus tard elle accouchera d’un second enfant qui ne vivra qu’onze jours. Dévastée, elle n’essaiera plus jamais de devenir maman. Elle serait incapable de survivre à un troisième drame. Fellini la supporte dans ces épreuves mais le colosse est un colosse aux pieds d’argile. Ces deux drames l’ont complètement ébranlé. Il tient pour supporter Giulietta mais il est dévasté, détruit. Pour le couple Fellini, le bonheur de la petite enfance ne viendra pas effacer les visions de guerre.

Le couple Fellini plutôt mal assorti physiquement se complète formidablement. Ils sont tous les deux passionnés de littérature. Le savoir du Giulietta est inépuisable. Elle enchante son mari de son savoir. Il lui fait découvrir le cinéma français. René Clair, Marcel Carné. C’est elle qui est enchantée. Par contre les temps sont durs. L’Italie est à terre, on manque de tout. Ni Federico Fellini ni Giulietta Massina ne travaillent. Pour vivre, Fellini croque les portraits des soldats d’occupation, il les carricature. Un petit gagne pain fort médiocre où il a comme concurrente une jeune fille à la beauté fracassante et au coup de crayon aussi sur que le sien: Gina Lollobrigida.

C’est en crayonnant dans les rues qu’il croise Rossellini. Ils se connaissaient vaguement. Rossellini lui propose un job sur « Rome, Ville ouverte ». Travailler sur le scénario. Pour la première fois il pourra le co-signer. Un film phare dans l’histoire du cinéma. Un chef d’oeuvre absolu, intégral. Une nomination aux Oscars 1947 pour le scénario. Inconnu en Italie, le nom de Federico Fellini résonne à Hollywood. Giulietta Masina, de son coté, a repris le chemin du théâtre. Elle présente à son mari son partenaire qu’elle trouve vraiment très bien. Un certain Marcello Mastroianni.

De coscénariste, Fellini est passé assistant réalisateur sur le film suivant de Rossellini puis sur celui de Lattuada.

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Giulietta qui réalise à quel point le travail de son mari apporte à la fois une puissance et une vision aux films sur lesquels il travaille le pousse à sauter le pas et réaliser SON film. En 1950 il co-réalise et co-produit « Les lumières du Music Hall » avec Lattuada. Les épouses respectives de ces messieurs sont les vedettes de ce film sublime…Qui se fait descendra par la critique et bouder par le public. Lattuada et Fellini mettront dix ans à éponger les dettes du film. Le film suivant « Le scheik blanc » où Fellini a travaillé est emporté dans la tourmente. Antonioni a jeté le scénario qu’il avait commandé à Fellini. Le festival de Cannes qui l’avait programmé le retire avant que le film ne se fasse éreinter au festival de Venise. Pourtant c’est, aussi, un chef d’oeuvre.

Giulietta Masina est bien consciente du désastre moral que provoquent ces échecs sur son mari. Elle continue à mener bataille pour qu’il saute le pas et réalise, seul, un film. Seulement voilà. Fellini n’a rien à raconter. Rien du tout. Strictement rien. Pas une once d’idée. Pas la moindre envie.

Une des particularités du couple Fellini c’est qu’ils n’aiment rien tant que de se raconter leur passé. Fellini n’en a jamais assez d’écouter Giulietta raconter ses déboires de jeunesse, de petite fille expédiée chez une tante « en prêt ». L’incompréhension de tous devant cette petite grenouille à tête de clown qui voulait tant leur plaire avec ses chants et ses danses dont ils n’avaient rien à cirer. Et elle-même écoute sans jamais se lasser les années de jeunesse de Fellini à Rimini. Ces années où il traînait l’ennui d’une vie vide et sans ambition à travers les nuits de la petite ville de la côte adriatique qui n’est encore qu’un bled de paysans et de pêcheurs de moules.

Tout est là. Pourquoi se creuser les méninges à pondre des histoires inventées quand la réalité a offert tant de matière. Fellini fera de ses propres souvenirs « Il Vittelloni ». De ceux de son épouse il fera « La strada ».

giulietta masina

« Il Vitelloni » , film pourtant très personnel sans scénario véritable sera très bien accueilli. Fellini rentre en grâce. Il trouve un producteur, il trouve un distributeur. Il peut s’offrir Anthony Quinn et tourner « La Strada ».

« La Strada » C’est plus qu’un film, c’est plus qu’un chef d’oeuvre, c’est un monument. C’est une apothéose, c’est un miracle. C’est du jamais vu, du jamais raconté, du jamais filmé.  Le film est sélectionné à Cannes, le couple Fellini y vient en touristes. Ils se promènent sur la croisette comme des touristes anonymes. Personne ne les connaît. Après la projection du film ils sont plus célèbres que le couple Ali Khan-Rita Hayworth!

Giulietta est la plus grande, la plus sensationnelle actrice du monde. Fellini un génie absolu. La Strada rafle le Lion d’Or à Venise et l’Oscar du meilleur film étranger à Hollywood. Mais le film a été difficile à réaliser. Anthony Quinn que Giulietta connaissait pour avoir tourné avec lui ne voulait ni du rôle ni du film ni de Fellini. Il dira plus tard « j’ai cédé à force d’être harcelé ». Richard Basehart est difficile à gérer avec un problème d’alcool qui prend le pas sur tout le reste. Et surtout, Fellini s’effondre avant la fin du tournage. Sa résistance est à bout, il sombre en dépression nerveuse, il n’en sortira jamais.

Giulietta l’a convaincu d’entrer en analyse, elle l’a porté à bout de bras pour qu’il termine le film. Elle se nourrit de la terreur de voir son mari se supprimer pour son personnage de Gelsomina.

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C’est un figurant anonyme qui va faire plus pour sortir Fellini du marasme que tous les psychiatres. Durant les pauses, cet inconnu raconte à Fellini son passé de voleur. Le réalisateur est épouvanté et fasciné à la fois. Cet homme qu’il ne retrouvera jamais lui donne clés en mains le scénario de son film suivant « Il bidone ».  Dorénavant, Fellini s’intéressera absolument à toutes les personnes qui passent sur ses tournages. Lorsqu’il est en casting il reçoit absolument tout le monde personnellement. Fasciné par les visages, les dégaines, il s’intéresse aux histoires. Sa matière c’est son peuple. Et le personnage qui l’intrigue le plus c’est sa propre épouse. C’est Giulietta Masina qui restera pour lui un mystère absolu. Fellini tournera trois films dans le but de cerner à travers sa fiction la véritable personnalité de son épouse. « La Strada », « Les nuits de Cabiria », « Juliette des Esprits ». En vain.

federico fellini giulietta masina

Le scénario de « Il Bidone » est bien supérieur encore à celui de « La strada ». Après Anthony Quinn, Fellini voulait Bogart dans le rôle mais le cancer en décide autrement. C’est Giulietta, encore, qui lui met la photo de Broderick Crawford sous le nez. Le film est d’une beauté âpre extraordinaire, Broderick Crawford st supérieur à Anthony Quinn mais le film ne marche pas. C’est un nouvel échec. La morale chrétienne des années 50 prenait bien trop cher pour que le public puisse supporter le film qui reste un chef d’oeuvre méconnu.

La performance de Giulietta Masina dans « La Strada » semblait impossible à surclasser, insurmontable. Pourtant, en 1957, Fellini fait d’elle la prostituée Cabiria. Prix d’interprétation à Cannes, Ruban d’argent en Italie et les deux prix du cinéma Espagnol. Fellini réussit le doublé magistral: Un deuxième Oscar du meilleur film étranger. Le film connaîtra un étrange remake avec Shirley MacLaine « Sweet charity ».

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Avec Cabiria, Fellini essaie une fois de plus de cerner Giulietta grâce à Cabiria. Cette obstination à croire en ses rêves et surtout en l’amour. Sa faculté de passer au désespoir le plus profond à la joie sincère grâce au chant d’un oiseau ou au vol d’un papillon. Lui qui ne sort pas de son marasme. Sa fascination pour les vanités du monde tout en s’en fichant complètement, sa véritable tendresse pour les gens qui dérivent, son manque total de jugement moral, sa manière de fermer les yeux sur un regard de madone devant les pires turpitudes de ses contemporains. Cette manière d’être capable d’en venir aux poings pour une cause dont au fond elle se fout et sa passivité complaisante pour toutes les travers du monde. Sa façon de plonger jusqu’à l’âme au fond des choses en refusant d’en aborder d’autres. SA volonté de ne voir que le beau en toute chose et principalement dans les plus laides. Fellini ne comprend rien. Fasciné jusqu’à l’abîme, il ne comprend pas cette femme qui l’aime et qu’il aime plus que tout au monde. Giulietta disponible à tout et à tous, Giulietta est insaisissable.

Fellini la trompe, ses liaisons sont connues de tous, quelques starlettes y vont de leurs déclarations fracassantes: « Fellini quitte la Masina pour moi ». Giulietta sourit l’air serein, confiante, semblant ignorer les tromperies de Fellini qui n’ont pas l’air d’exister dans son monde. Personne n’ose l’interroger sur le sujet. Les conquêtes Felliniennes finissent par avoir l’air complètement idiot. Giulietta leur offre son plus délicieux sourire comme s’il convenait de pardonner aux pauvres dindes d’être de pauvres dindes. Giulietta croit ce qu’elle veut croire et l’ayant décidé, elle le croit vraiment. Elle en mettrait sa tête à couper tant sa réalité est la réalité qu’elle a décidée.

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Fellini essaiera encore de cerner son épouse avec « Juliette des Esprits ». Cette fois inutile de changer le prénom du personnage, personne ne serait dupe. Il fait acte de contrition en faisant du mari de Juliette-Giulietta un homme d’affaires infidèle par bêtise et lâche jusqu’à l’aveu de faiblesse.

Si Federico Fellini ne réussira jamais à se faire une ide précise de son épouse, le public, par contre a une idée très arrêtée à propos de Giulietta Masina. Pour le monde entier c’est l’actrice DE Fellini. Point final. Pour la plupart elle est sa femme et ne tourne qu’avec lui. certains seraient restés sidérés si on leur avait dit qu’elle tournait pour d’autres dont Roberto Rossellini ou Alberto Sordi. D’autres en voyant son nom à l’affiche sont persuadés d’emblée que c’est donc un film de Fellini!

Là où la réalité rejoint un peu la légende, c’est que dirigée par d’autres ou non, Giulietta garde de film en film ses personnages lunaires un peu simples. Jamais elle ne sera une tueuse machiavélique, une savante ou une femme vampire. Elle ne sera qu’elle-même à travers le prisme fellinien.

A la fin des années 60, Fellini est devenu le dieu vivant sur terre pour la planète cinéma. Il est considéré comme le génie absolu. Il reste un homme triste solitaire et plein de doutes. Le dimanche lorsqu’il ne tourne pas, il s’éclipse de la maison et s’en va errer seul dans les décors vides et les plateaux désertés de Cinecitta. Giulietta vient de tourner avec Katharine Hepburn, elle met sa carrière en veilleuse. Elle fait un peu de télévision. Les tournages sont courts, rapides, presque des horaires de bureaux. Le reste du temps, elle revient aux origines: La radio.

Le couple est discret, on ne sait plus rien des Fellini si ce n’est par la sortie d’un nouveau film et les critiques, louangeuses ou acerbes qui s’en suivent.

Il y a un baroud d’honneur inattendu pour le couple Fellini. Le maestro fait d’elle une imitatrice vieillissante de Ginger Rogers. Marcello Mastroianni est son Fred Astaire. Le propos du film est d’une grande nostalgie, c’est presque de l’amertume. Ce couple d’imitateurs n’a au fond lus de raison d’exister puisque leur époque est révolue. Qui se souvient, lorsqu’ils se produisent encore de qui furent Ginger Rogers et Fred Astaire?

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Fellini travaille, Fellini tourne, c’est ce qui le tient en vie mais la dépression le ronge toujours autant, sa santé périclite.

Le 31 Octobre 1993, Fellini s’éteint. En avril il avait reçu son cinquième Oscar. Le 16 juin il faisait un accident vasculaire cérébral au grand hôtel de Rimini. Partiellement paralysé il doit être transféré à Ferrare dans une clinique spécialisée. Il refuse et exige d’être transféré à la polyclinique romaine où Giulietta est hospitalisée. Giulietta est soignée pour un cancer du poumon. Le réalisateur fait une crise cardiaque dans les bras de son épouse et sombre dans un coma irréversible. Il décède le lendemain de leurs 50 ans de mariage. Giulietta dont les jours sont comptés sort de la clinique pour les funérailles de son mari. La cérémonie d’hommage sur le plateau 5 de Cinecitta où Fellini a tourné tous ses films réunit 70.000 personnes. Le solo de trompette de Nino Rota, le thème de « La Strada » bouleverse toute l’assistance.

La trompette résonnera encore une ultime fois lorsque cinq mois plus tard Giulietta Masina rejoint Federico dans la tombe. Elle s’éteint le 24 mars 1994. Le couple repose côte à côte avec leur petit garçon à Rimini. Il y a eu bien des couples de cinéma. Mary Pickford et Douglas Fairbanks, Hepburn et Tracy, Lombard et Gable, Bacall et Bogart, Woodward et Newman; Signoret-Montand. Tous ont fait des films, ils ont partagé avec nous leur talent, leur histoire et leur humanité. Federico Fellini et Giulietta Masin, eux, nous ont déchiré l’âme.

La fin du couple Fellini est une fin tragique. Une fin qui aurait pu être celle de Gelsomina et Zampano.

Leur légende qui dépassait toujours de loin leur réalité voudra que Giulietta se soit laissée mourir de chagrin mais le cancer qui la rongeait n’avait pas besoin de ses états d’âme pour l’emporter. On l’imagine également bien plus jeune que Fellini tant elle gardait d’enfance en elle, tant elle était la vie auprès d’un Fellini sombre et taciturne. Le couple avait un an de différence d’âge.

Celine Colassin.

giulietta masina

QUE VOIR?

1946: Païza: Avec Carmela Sazio

1950: Les feux du music-hall: Avec Carla del Poggio et Peppino di Filippo

1952:  Lo sceicco bianco (Le sheik blanc) Avec Brunella Povo et Alberto Sordi

1952: Europa 51: Avec Ingrid Bergman

1953: Via Padova: Avec Peppino di Filippo et Arlette Poirier

1954: Femmes damnées: Avec Linda Darnell, Anthony Quinn et Valentina Cortese

1954:  Cento anni d’amore: Avec Eduardo de Filippo

1954: La Strada: Avec Anthony Quinn

1955: Buonanotte… avocato ! Avec Alberto Sordi et Mara Berni

1955: Il Bidone: Avec Broderick Crawford

1957: Les nuits de Cabiria: Avec François Perier

1958: Fortunella: Avec Alberto Sordi et Paul Douglas

1959: Nella Cita l’Inferno: Avec Anna Magnani

1965: Juliette des esprits: Avec Sandra Milo

1966: Scusi, lei è favorevole o contrario?: De et avec Alberto Sordi, Anita Ekberg et Bibi Anderson

1969: La folle de Chaillot: Avec Katharine Hepburn

1986: Ginger et Fred: Avec Marcello Mastroianni

1991: Aujourd’hui peut-être: Avec Véronique Silver et Eva Darlan

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