jennifer o neill

Jennifer O’Neill est une de ces créatures sublimes à la beauté universellement reconnue et dont seule l’Amérique semble avoir le secret. Elle est de ces actrices dont la gloire surclasse ô combien les carrières relatives comme ce fut le cas pour Hedy Lamarr, Zsa-Zsa Gabor ou plus près de nous une Jaclyn Smith.

Jennifer O’Neill, cette superbe brune aux yeux de bronze naît à Rio de Janeiro d’un père hispano-irlandais et d’une mère anglaise le 20 janvier 1948. Sa famille regagnera l’Amérique du Nord où les O’Neill s’installeront d’abord au Connecticut avant de s’établir à New-York. Jennifer a alors quinze ans et sa vie professionnelle, déjà, va commencer.

la jeune demoiselle va un jour pousser, presque en voisine, la porte d’une des plus illustres agences de mannequins du monde, celle de chez Eileen Ford où sa jeune beauté va immédiatement fasciner tout le monde. Et ceci d’autant plus qu’elle tombait à point nommé, on cherchait un nouveau « mannequin cheveux ». Elle est droit à une séance de pose avec un photographe célèbre, histoire de voir ce qu’elle pouvait « donner ». Dès son entrée dans le studio, les choses étaient déjà scellées. Jennifer était magnifique et il était impossible que sa personnalité ne transgresse pas l’image.

jennifer o neill

La mode américaine allait avoir un nouveau visage. Très vite elle rejoindrait les plus grandes icônes du genre en couverture de « VOGUE », « HARPEER’S BAZAAR » ou « COSMOPOLITAN. Elle allait réussir la gageure d’être l’image d’une gamme  de produits de beauté, « COVER GIRL » et le rester…30 ans! Evidemment, le cinéma ne pouvait rester insensible à cette nouvelle fabulosité visuelle et Hollywood fit appel à Jennifer O’Neill pour être la partenaire de…John Wayne! Jennifer avait déjà fourbi ses armes en tournant deux petits rôles avant d’apparaître enfin en « Leading lady » dans « Rio Lobo » en 1970.

jennifer o neill

L’année suivante, elle entrait dans la légende en devenant l’objet de toutes les convoitises dans « Un Eté 42″ et scellait à jamais son destin d’actrice, devenant une star sur pellicule après l’avoir été sur papier glacé.

Jennifer O’Neill fit alors partie du tout Hollywood, enchaîna les tournages pour le grand et le petit écran. Si elle ne retrouva plus un aussi grand succès que celui  de « Un Eté 42″, elle se consola en succédant à Barbra Streisand dans la vie de son ex mari Eliott Gould.

le destin malheureusement veillait, et en 1974, l’actrice à la beauté fabuleuse est frappée par la maladie.

Jennifer O’Neill souffre d’un cancer du sein, elle n’a que 23 ans. Contrairement aux usages en cours, elle rend son combat public pour inciter les femmes américaines au dépistage systématique alors peu en usage et lui-même encore considéré comme « un risque » de réveiller une bête qui ne serait qu’endormie. Sortie gagnante de son combat, l’actrice revient alors à des valeurs essentielles qu’elle avait un peu perdues de vue, faute de temps, durant ses quelques années de haute gloire.

Elle devient la compagne de Marc Porel dont elle sera également la partenaire dans « L’emmurée vivante » et dans « L’innocent ». Un mariage entre deux êtres à la beauté incontestable mais qui finira par un divorce. Marc Porel allait aussitôt leur divorce prononcé épouser l’actrice italienne Barbara Magnolfi.

Jennifer-O-Neill

Adorant depuis toujours les animaux et les chevaux en particulier, elle s’achète une ferme et renoue avec l’équitation. C’est dans cet univers bucolique qu’elle élèvera ses deux enfants lorsqu’elle deviendra maman.

Jennifer O’Neill devient alors un véritable symbole du « way of life » au féminin. Actrice toujours très présente qui aura même sa propre série télévisée, elle est toujours impeccablement mince, élégante, coiffée et maquillée, quelques soient les circonstances et les années qui passent. Elle symbolise la réussite bourgeoise d’une femme qui sait admirablement gérer un physique parfait, l’éducation d’enfants parfaits dans une maison parfaite avec des animaux parfaits et bien entendu s’épanouir magnifiquement dans une vie de star parfaite! N’est-elle pas l’ultime interprète de Luchino Visconti? Jennifer O’Neill, c’est bien simple, n’a jamais égratigné la peinture de sa Rolls ni même cassé un ongle parfaitement vernis ou marché dans un détritus avec ses nouveaux escarpins!

Jennifer O’Neill est la réincarnation humaine d’un vieux film de Doris Day!

Et puis j’ignore ce qui se passa, mais la star finit-elle elle-même par se croire divine au sens premier du terme? Se rapprochant de Jésus Christ et des droits d’auteur de ses nombreux bouquins, elle se mit à prêcher la bonne parole et ses conseils de réussite de vie en escarpins bien fins et brushings bien cartonnés au nom du divin enfant et peut-être aussi un peu de Max Factor. Elle a eu ses propres talk show où elle n’hésite pas à dire, fixant son invitée dans les yeux: » Vous êtes vielle, moche, grosse, pauvre, veuve, cancéreuse et alcoolique? Mais et alors? Où est le problème? Vous croyez peut-être que je n’en ai pas, moi, des problèmes? par exemple: je frise quand il pleut! Et bien je remercie le seigneur, au moins il ne m’a pas faite chauve! Répétez après moi…Merci seigneur! Et allez en paix…Ingrate!

Celine Colassin

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QUE VOIR?

1970: Rio Lobo: Avec John Wayne

1970: Such Good Friends: Avec Dyan Cannon et Nina Foch

1971: Un Eté 42: Avec Gary Grimes

1972: The Cary Treatment: Avec James Coburn

1975: Gente di Rispetto: Avec Franco Nero et James Mason

1976: L’Innocent: Avec Giancarlo Giannini, Marc Porel et Laura Antonelli

1977: Sette note in Nero Avec Marc Porel

1978: Caravans: Avec Anthony Quinn, Michael Sarrazin et Christopher Lee

1979: A Force of One: Avec Chuck Norris

1980: Cloud Dancer: Avec David Carradine et Joseph Bottoms

1987: I Love N.Y.: Avec Christopher Plummer, Scott Baïo et Virna Lisi

1991: Committed: Avec Robert Foster

1992: Love is Like That: Avec Pamela Gidley, Joe Dalessandro et Tom Sizemore

1997: The Corporate Ladder: Avec Kathleen Kinmont et Talisa Soto

2008: Billy, The Early Years: Avec: Stefanie Butler et J.Thomas Bailey

2012: Last Ounce of Courage: Avec Marshall R. Teague

 

 

 

 

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