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Si Julie Newmar n’est pas universellement connue comme la plus fabuleusement belle des « starlettes » de son époque, c’est sans doute que son physique miraculeux avait près d’un demi siècle d’avance sur son temps. La belle Julie tient plus du top modèle des années 90 où brillaient en couverture des pages « people » les noms de Claudia Schiffer et Linda Evangelista que des starlettes affriolantes et sexy des années 50 plafonnant à un mètre soixante, décoloration, talons aiguilles et soutien-gorge rembourré compris! Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la soixantaine alertement dépassée, Julie deviendra une égérie des couturiers français, Thierry Mugler en particulier vouant un culte à sa beauté altière et inaltérable! Oui, Julie Newmar fut la plus belle des vamps et si d’autres surclassent encore sa beauté, leurs noms aujourd’hui m’échappent! Rendons aujourd’hui l’hommage mérité à la perfection faite femme.

Julia Charlène Newmayer naît à Los Angeles le 16 Août 1933, à trois arrêts de bus des principaux studios! Son papa est d’ailleurs une célébrité, mais dans un tout  autre style que celui des mâles icônes de la MGM. Don Newmayer fut un champion de football américain dans les années 20 et exerce la profession de moniteur d’éducation physique à la naissance de Julia, l’ainée de ses trois enfants! Autrement dit, on ne badine pas avec la santé physique chez les Newmayer où l’on se doit de cultiver un esprit saint dans un corps saint!

Julia commencera donc très tôt l’apprentissage de la danse jusqu’à faire partie du corps de ballet de l’Opera de Los Angeles.

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Julia gagnait en technique, en grâce et en beauté, mais elle allait également gagner en taille! La superbe créature allait plafonner à un mètre 80, surplombant le record d’Ingrid Bergman que l’on considérait alors comme la girafe hollywoodienne absolue. Bien entendu, il n’était plus question de faire partie d’un corps de ballet en dépassant tout le monde d’une tête! Surtout avec cette tête là!

Julia tenta Broadway, eut des petits rôles dans des comédies musicales où son physique et sa prestance firent plus que sensation et bien entendu, affolèrent les studios Hollywoodiens! Mais que faire d’une danseuse gigantissime? Il était bien entendu hors de question de la distribuer face à Gene Kelly! On la casa donc tant bien que mal ici ou là, dans le chorus derrière Virginia Mayo et Ronald Reagan, derrière Bing Crosby et Jane Wyman ou dans un péplum avec Joan Collins où elle sera peinturlurée en doré!

Elle tournerait dès 1953 une jolie série de films, essentiellement musicaux, où elle ne serait pas créditée au générique, ou, à de rares exceptions près comme « Julie Newmayer »

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Rien de bien palpitant jusqu’à ce qu’en 1957, Phil Silvers l’invite dans son émission TV, le « Phil Silvers Show ». Le petit écran allait lui donner de bien meilleurs choses à défendre que le grand. Un comble pour une actrice dont on considérait la grande taille comme un handicap!

Le point d’orgue de sa carrière allait arriver en 1966. Il y avait déjà treize ans que Julie piaffait aux portes de la gloire. Elle n’était toujours pas célèbre. Elle était connue. Ses apparitions dans « Playboy » avaient fait plus pour sa notoriété que toutes ses apparitions filmées réunies, quelque soit la taille des écrans! Mais en 1966, pour la première fois apparaissait dans la série « Batman » le personnage de Catwoman, Catwoman qui n’était autre que la sculpturale Julie Newmar. Ce fut plus qu’un rôle dans une série télévisée, ce fut un véritable phénomène de société, un tsunami médiatique! Et pour  illustrer l’impact de Julie Newmar en 1966, je ne résiste pas à l’anecdote suivante: Lors des essais costumes, Julie n’appréciait pas le ceinturon qui selon elle lui épaississait la taille. Mais Catwoman avait besoin d’un ceinturon. Alors Julie le desserra et le porta lâche, posé sur les hanches. Toutes les ceintures ses desserrèrent immédiatement et dès les collections suivantes la « taille basse » naissait!

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Elle serait Catwoman un an. Ensuite Eartha Kitt lui succèderait brièvement. Mais la planète en tremble encore ! Quant à Julie, on lui en parle encore tous les jours! Julie était devenue une star et le resterait! Une star de télévision qui ferait appel à elle dès que l’on prononcerait le mot « Science-fiction » où qu’il faudrait jeter quelqu’un par une fenêtre dans un épisode de « Colombo »!

Bien sûr Julie reviendrait au cinéma. Elle ne délaisserait pas le théâtre et y serait même Irma la Douce. Mais elle ajouta d’autres cordes à son arc. Chorégraphe chez Universal, elle ferait breveter dans les années 70 quelques sous vêtements invisibles, créant la gamme « Nudemar »

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En 1977, la star surprend tout le monde en se mariant pour la première fois à l’âge de 44 ans. Onze jours avant d’en avoir 45 avec l’avocat J. Holt Newmar Smith. Le couple s’installe au Texas et l’on apprend bientôt la naissance de leur petit John. Malheureusement le petit garçon naît avec le syndrome de Down, un type de trisomie connu également sous la dénomination trisomie 21. Comme si la vie n’était pas encore assez cruelle , à l’âge de deux ans, le petit garçon fait une méningite et restera sourd. Julie doit apprendre le langage des signes pour communiquer avec son fils et surtout l’apprendre au petit garçon déficient mental. Elle refusera de placer son fils en institution, ce qui sonnera le glas de son mariage en 1984. Julie Newmar va alors se battre comme une lionne pour son petit garçon. Mettant sa carrière en veilleuse, elle n’accepte plus que des rôles courts et se recycle dans l’immobilier où elle fait un véritable triomphe. Après avoir dû gagner sa vie, elle doit gagner celle de son petit garçon qui ne sera jamais indépendant. Alors Julie travaille, elle reste belle, fabuleuse, éblouissante, parcourt le monde. Elle est au théâtre, à la télévision, au cinéma et sur les podiums des plus grands créateurs. Et bien entendu son fils est partout avec elle.

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En 2008, le destin la griffait à nouveau. Souffrant sans cesse de crampes douloureuses, elle est diagnostiquée souffrant du syndrome Charcot-Marie-Tooth qui non seulement occasionne ces crampes atroces mais déforme peu à peu les membres du malade qui voit les nerfs de ses jambes et de ses bras s’atrophier. Le destin qui n’avait eu que bontés pour Julie Newmar, provoquant un embouteillage de bonnes fées sur son berceau ne lui épargna rien pour terminer sa vie.

Mais Julie Newmar qui n’avait pas à Hollywood réputation d’intellectuelle malgré un quotient intellectuel de 135 est par contre nantie d’un courage propre à faire nombre d’envieux. Elle est toujours aussi svelte et sublime que jadis, même si l’inévitable chirurgie hollywoodienne lui donne le sourcil haut et l’air continuellement étonné. Elle continue à honorer de sa présence toutes les manifestations qu’elle estime dignes d’intérêt et se bat toujours avec véhémence pour ses causes dont l’écologie.

Hollywood qui n’avait pas su voir en elle la fabuleuse pépite qu’elle était la respecte aujourd’hui comme la très grande dame qu’elle est.

Celine Colassin

julie newmar

QUE VOIR?

1953: She’s Working her Way Through Collège: Avec Virginia Mayo et Ronald Reagan

1953: Slaves of Babylon: Avec Linda Christian et Richard Conte

1953: The Farmer Takes a Wife: Avec Betty Grable et Dale Robertson

1954: Seven Brides for Seven Brothers: Avec Jane Powell et Howard Keel

1959: The Rookie: Avec Tommy Noonan

1961: The Marriage Go Round: Avec Susan Hayward et James Mason

1963: For Love or Money: Avec Mitzi Gaynor et Kirk Douglas

1969: MacKenna’s Gold: Avec Camilla Sprav, Gregory Peck, Omar Sharif et Telly Savallas

1969: The Maltese Bippy: Avec Carol Lynley, Mildred Natwick et Dan Rowan

1970: Up Your Teddy Bear: Avec Wally Cox et Victor Bruno

1983: Hysterical: Avec Cindy Pickett, Mark Hudson, Brett Hudson et Bill Hudson

1984: Love Scènes: Avec Tiffany Bolling, Britt Ekland et Michael Collins

1988: Dance Academy: Avec Laura Behr et Laura Felder Behr

1988: Deep Space: Avec Ann Turkel et Charles Napier

1990: Nudity Required: Avec Billy Frank et Troy Donahue

1999: If…Dog…rabbit: Avec Maggie Weatherly, Matthew Modine et John Hurt

 

 

 

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