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727:ANICEE ALVINA

anicee alvina

Anicée Alvina aura fait souffler sur le cinéma français une brise éphémère de jeunesse troublante, délicate et sensuelle. Créature à la beauté exotique et diaphane, elle va en quelques films enflammer les cœurs et embraser les fantasmes. le couturier Kenzo subjugué par sa beauté va même faire d’elle la vedette du seul film qu’il réalisera: « De Rêve en Rêve » pour le plaisir de l’habiller de ses créations à l’écran.

Anicée par Kenzo

Anicée par Kenzo

 

Anicée Alvina naît à Boulogne-Billancourt le 23 Janvier 1953 sous le patronyme d’Anicée Schahmaneche.

Sa maman est française, son papa iranien. Une petite fille sans histoires qui grandit dans le Vésinet et suivra les cours du conservatoire de Saint Germain en Laye lorsqu’elle aura décidé qu’elle veut devenir comédienne.

Une carrière qui débute par un joli petit coup de chance: un rôle dans un film devenu culte dès sa sortie: « Elle Boit pas, Elle fume pas, Elle drague pas mais…Elle Cause! » avec les deux superstars féminines préférées des français: Mireille Darc et Annie Girardot. Même si elle n’a aucune scène avec elles puisqu’elle interprète une jeune fille interviewée à la télévision!

Mais débuter une carrière avec un film qui triomphe au box office, c’est toujours mieux que de la débuter en tournant nue et de dos dans un court métrage de fin d’études d’un étudiant en cinéma!

Et puis, débuter dans un film d’Audiard pour une comédienne telle qu’Anicée Alvina force la petite analyse.

Le film d’Audiard sort en 1970, c’est la grande explosion de l’érotisme au cinéma.Entendez par là d’un florilège de films dont le seul but est d’exhiber un maximum de jeunes donzelles aussi nues que possibles à la curiosité d’un public qui se lassera d’ailleurs très vite. La quintessence du cinéma érotico-libéré aura lieu trois ans plus tard, en 1973 et Emmanuelle restera le triomphe du genre!

On ne trouve alors plus guère dans le cinéma français que des acteurs comme Lino Ventura ou Jean Gabin pour garder leur quant à soi et accessoirement leur pantalon! Ces dames n’en parlons pas, elle n’ont plus guère le choix qu’entre la nudité et le chômage!

anicee alvina

Avoir débuté dans une comédie d’Audiard pour Anicée Alvina fait d’elle, bien involontairement une actrice qui n’est pas obligatoirement nue dans ses films du début à la fin. le cinéma est un cinéma de clivages, la nudité à l’écran, suivant qu’elle soit consentie ou non est le clivage des années 70. Il y a celles qui tournent nues et…les autres.

Ainsi lorsque par accident un rôle féminin prévoit que l’actrice restera habillée, on en appelle certaines et uniquement celles-là, celles qui refusent ou tout au moins rechignent. A contrario quand le rôle prévoit que la nudité sera la caractéristique du personnage, on appelle…Les autres!

Grâce au film d’Audiard, la belle Anicée qui sois dit en passant n’a aucun problème avec la nudité peut tourner dans « Glissements progressifs du plaisir » et enchaîner avec une dramatique télévisée où on ne verra pas même la bretelle d’un soutien gorge. mais il est vrai aussi que cet objet rétrograde n’existe plus en ces années débridées!

Anicée Alvina devient pour le cinéma français des années 70 une de ses « nouvelles actrices très belles et très libérées » tournant pour et avec les plus grands, souvent sans vêtements mais dans des films qui auront toujours un certain prestige. Anicée tourne nue, certes mais sous le regard de Philippe Noiret ou Nicole Courcel!

anicee alvina

Elle réussit d’ailleurs la gageure de se faire respecter pour son talent et non pour sa nudité, simple aléa du cinéma de son temps.

Elle réussit d’ailleurs une seconde prouesse, celle d’obtenir dès son film suivant le premier rôle féminin et accessoirement un succès public!

« Love Story », véritable contrepied du tsunami érotisant qui déferlait sur le cinéma avait pulvérisé tous les records d’affluence alors qu’Ali MacGraw n’y dévoilait que ses genoux et son cuir chevelu!

Tourné avec un budget minimal, le film avait viré au phénomène de société et généré toute une flopée de pseudo copies dont « Friends » dont Anicée était la vedette féminine.

Des amours « teenage » contrariées, une musique originale d’Elton John le film connaîtra le succès et ira jusqu’à une nomination aux Golden Globes!

FRIENDS

FRIENDS

Le succès du film poussera le réalisateur à remettre le couvert en 1974 avec « Paul and Michelle », réunissant la même distribution dans un film jouant sur les mêmes arguments.

Anicée va traverser les années 70 qu voient l’éclosion d’une nouvelle génération d’actrices dont Isabelle Adjani, Isabelle Huppert ou Miou-Miou nimbée du prestige des actrices très belles et très sollicitées pouvant dès lors se permettre des choix très éclectiques même s’ils ne sont pas toujours follement judicieux comme « Le Trouble Fesse » où elle partage la vedette avec Michel Galabru et Bernadette Laffont!

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Quant à la grande popularité, c’est la télévision qui va la lui apporter à la fin de la décennie avec une série dont elle est l’héroïne: « Les 400 Coups de Virginie ».

L’actrice semble donc amorcer un très intéressant virage dans sa carrière jusque là restée assez élitiste et nul ne peut s’imaginer alors que le personnage de Virginie Lecharme sera son premier vrai grand triomphe personnel et sera aussi le dernier.

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C’est dans sa vie privée qu’Anicée a pris ce fameux virage. Non seulement elle s’intéresse de plus en plus à la musique et entame une carrière de chanteuse, mais elle s’est mariée. Elle s’est mariée et elle va devenir la maman de quatre beaux enfants.

Après « Les 400 Coups de Virginie » et le film de Kenzo, elle tourne un dernier téléfilm dont elle est la vedette avec Jacques Spiesser: Diane Lanster. Nous somme se 1983, Anicée disparaît des écrans jusqu’en 1995 et n’accepte de revenir que par amitié pour Gérard Blain qui fait d’elle l’héroïne de « Jusqu’au Bout de la Nuit ». Il la rappellera encore en 2000 pour « Ainsi Soit-il ». mais deux films en 17 ans ne font pas une carrière d’actrice.

Non seulement la vie d’Anicée Alvina est désormais ailleurs mais la maladie l’a frappée. Diagnostiquée souffrant d’un cancer, elle va se battre pour sa famille et aura même la force de tourner un dernier film en 2006.

Anicée Alvina ne triomphera pas de la maladie. Elle meurt entourée des siens le 10 Novembre 2006 dans une clinique parisienne.

Elle avait souhaité reposer dans le petit cimetière de la commune où elle s’était mariée et n’avait pas voulu de pierre tombale mais un petit carré d’herbes et de fleurs sauvage où le vent puisse jouer et les amis qui viendraient la voir faire quelques pas.

Anicée Alvina n’avait que 53 ans.

Celine Colassin

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QUE VOIR?

1970: Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause!

1971: Friends: Avec Sean Bury

1972: Le Rempart des Béguines: Avec Nicole Courcel

1973: Les Grands Sentiments font les Bons Gueuletons: Avec Jean Carmet et Michel Bouquet

1974: Glissements Progressifs du Plaisir: Avec Olga Georges Picot

1974: Une Femme Fatale: Avec Jacques Weber

1974: Paul and Michelle: Avec Sean Bury

1975: Le Jeu Avec le Feu: Avec Philippe Noiret et Jean-Louis Trintignant

1975: Isabelle devant le Désir: Avec Jean Rochefort

1976: Le Truble Fesses: Avec Bernadette Lafont et Michel Galabru

1978: La Barricade du Point du Jour: Avec Jean-Luc Bideau et Philippe Noiret

1978: One, Two, Two, 122 Rue de Provence: Avec Nicole Calfan et Francis Huster

1981:Yume, yume no Ato (De Rêve en Rêve) Avec Anne Consigny

1995: Jusqu’au Bout de la Nuit: Avec Gérard Blain

2000: Ainsi Soit-il: Avec Gérard Blain

2006: Charell: Avec Jean-Michel Fête et Marie Kremer

722: CAMILLA SPARV

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S’il est une chose qui restera à jamais incontestable dans l’histoire du cinéma c’est bien la beauté de Camilla Sparv! La presse l’avait surnommée « The Super beauty » et pour une fois ils ne parlaient pas à tort et à travers.

Qui sait d’ailleurs si cette sublime suédoise ne serait pas devenue une super star en plus d’être une « super beauty » si une suissesse du nom d’Ursula Andress ne venait pas de surgir en bikini blanc de la mer des Caraïbes alors qu’elle débutait au cinéma sous la sage cornette de sœur Constance dans « Le Dortoir des Anges ».

Camilla Sparv aurait donc affaire à rude concurrence: la plus fracassante des James Bond Girls qui occupe déjà la place qui aurait pu être la sienne à Hollywood.

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Camilla naît le 3 Juin 1943 à Stockholm, capitale de sa Suède natale où virent également le jour les illustres Greta Garbo et Ingrid Bergman. Stockholm n’étant pas, telle Rome, connue pour se folles nuits de dolce Vita, Camilla aura la rigueur et la discrétion propres à la plupart de ses concitoyens.

Et si à Hollywood, Garbo la divine s’était conduite comme une véritable autiste, Camilla n’aura rien à lui envier!

Surgie sur les petits écrans américains avant de surgir sur les grands en 1965, elle fut aussitôt considérée comme la seule capable de succéder à Marilyn Monroe et la rivale de Sharon Tate et Ann Margret réunies.

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Camilla ne fit strictement aucun commentaire! Elle tourna son film avec Rosalind Russell et épousa le producteur Robert Evans sur le plateau! Robert Evans est son aîné de 13 ans et est en 1965 à l’aube d’une impressionnante carrière de producteur puisqu’on le devra « Rosemary’s Baby », « Love Story » et la glorieuse saga des « Parrains ».

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Mais à l’heure de son mariage avec la divine Camilla, Robert Evans n’est pour Hollywood qu’un acteur un peu bellâtre de seconde zone que la star Norma Shearer a déniché par hasard à la piscine du Beverly Hills hôtel! On est bien loin alors d’imaginer  que ce jeune marié de 35 ans a sous le bras le scénario  du « Détective » et l’accord de Frank Sinatra et sa jeune épouse Mia Farrow. Mia s désistera au profit de « Rosemary’s Baby » et Robert Evans deviendra un des hommes les plus puissants d’Hollywood!

Etrangement, Camilla ne fera partie d’aucune de ses ambitieuses productions à succès, continuant son petit bonhomme de chemin d’actrice, plus sollicitée par la télévision que par le cinéma.

Evidemment la presse se passionne pour la belle Camilla mais en reste pour ses frais. En 1968, le cinéma américain prenant de plus en plus de libertés avec la nudité, essentiellement celle des actrices, il ne se passe pas un jour sans que l’on ne sollicite l’avis des plus belles à propos de la nudité à l’écran.

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« Accepteriez-vous de tourner entièrement nue? Accepteriez-vous de mimer l’amour physique à l’écran?

C’est le lot quotidien de Sharon Tate, Claudia Cardinale, Jane Fonda, Raquel Welch, Nathalie Wood ou Faye Dunaway.  Un outrecuident gratte-papier s’étant aventuré à poser la question à Camilla, elle haussa un de ses divins sourcils et lui lança d’un ton de scalpel: « Cette question ne concerne pas les vraies actrices! » Et le pauvre de se gratter le cuir chevelu jusqu’à la nuit des temps en se demandant ce qu’elle avait bien voulu dire!

Que cela faisait partie du métier d’actrice?

Que cela heurtait la dignité de celles qui faisaient sérieusement ce métier dans les règles de l’art?

Le temps passant, il semble que ce soit la deuxième solution qui doive l’emporter!

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Camilla tournera en effet très peu pour le cinéma sexuellement libéré des années 65-75; préférant les programmes familiaux proposés par la télévision. Une attitude qui lui coûta probablement de nombreux rôles en ces temps de nudité incontournable.

Toujours aussi somptueusement discrète on apprit un jour presque par accident que non seulement elle était divorcée de Robert Evans mais qu’elle était remariée et maman de deux enfants! Le couple avait divorcé en 1967, Ali MacGraw était entrée dans la vie de Robert Evans et étrangement il n’aura rien de plus pressé que de faire d’elle une star.

Camilla ne fut jamais une « vedette d’Hollywood » dans l’acceptation exacte du terme. jamais surprise la petite culotte à la main ou ivre morte au volant de sa Lincoln continental rose guimauve! Finalement on la voit plus souvent dans les pages de VOGUE ou sur les pistes de ski que sur les plateaux de cinéma.

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Elle participera néanmoins à quelques films de prestiges, donnant la réplique à Anthony Quinn ou Robert Redford mais ne jouera décidément jamais la carte du tapage.

Elle offrira à l’admiration des foules un physique parfait doublé d’une classe folle jusqu’au début des années 90 puis prendra une tout aussi distinguée et secrète retraite. Elle s’était remariée pour la troisième fois en 1994 avec Fred Kolber et cette troisième union qui dure toujours a sonné le glas définitif d’une carrière parcimonieuse.

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QUE VOIR?

1965: The Trouble with Angels: Avec Rosalind Russell et Hayley Mills.

1978: The Greek Tycoon: Avec Jacqueline Bisset et Anthony Quinn

1979: Winter Kills: Avec Dorothy Malone, John Huston, Jeff Bridges et Anthony Hopkins

1992: The Naked Truth: Avec Courtney Gibbs et Robert Caso

696: SUSANNAH YORK

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Pour tout cinéphile, le nom de Susannah York est au moins aussi prestigieux que ceux de Glenda Jackson, Vanessa Redgrave ou Judi Dench. Mais qu’en est-il aux yeux du grand public? Celui qui vide ou remplit les salles, fait et défait les carrières? Susannah York fut-elle à ses yeux une star de première grandeur telles Elizabeth Taylor ou Marilyn Monroe?

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Je crains hélas que non, sans vouloir ici porter de jugement.  La performance d’actrice la plus admirée , la plus reconnue, la plus fêtée de Susannah York, celle qui lui valut une pluie de récompenses, ne l’a elle pas donnée dans un second rôle? Dans un film où Jane Fonda était la vedette? Et n’allait-elle pas enchaîner, toujours aussi magnifique, face à Michael Caine mais dans l’ombre d’Elizabeth Taylor pour « X, Y and Zee »?

X, Y and ZEE

X, Y and ZEE

Miss Susannah Yolande Fletcher naît à Chelsea le  9 Janvier 1939.

Elle est une des rares actrices à être née la cuillère d’argent à la bouche, une cuillère d’argent massif!

Ses parents se sont mariés en 1935 et ont déjà une première petite fille à la naissance de Susannah. Son père Simon n’a encore que 29 ans à l’heure de sa naissance. Par contre, il est déjà banquier! C’est presque un loisir, il pourrait tout à fait se passer de travailler. Il est un l’héritier d’une famille de magnat des aciéries, un commerce en or à l’aube d’une guerre!

Sa mère Joan descend pour  sa part d’une longue lignée de diplomates.

susannah york

En pleine tourmente guerrière, les Fletcher vont divorcer. Simon se remariera à Pauline de Bearnez de Morton de La Chapelle avec qui il aura un fils, ce qui donnera un demi frère à Susannah: Eugène Xavier Charles William Peel Fletcher!

Sa mère, de son côté, se remarie très vite avec le richissime monsieur Adam Hamilton qui trouve à la fois plus commode et prudent de s’installer dans son domaine du Sussex plutôt que de rester à Londres sous les bombes.

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Cet éloignement champêtre va donner à la future Susannah York un goût presque avide pour la nature, les animaux et la liberté. Très vite la jeune demoiselle se découvrira une véritable passion pour les chevaux. Elle n’aime d’ailleurs rien tant que lorsque le soleil se couche, monter son cheval préféré à cru et complètement nue pour galoper dans la mer. Consciente de ce que l’attitude pouvait avoir de scandalisant, Susannah avait réussi à garder son « petit secret » pour elle, mais lorsqu’à 13 ans il faudra intégrer un très sérieux et très sélect collège, Susannah ne trouvera rien de plus naturel que de se baigner nue la nuit dans la piscine de l’établissement. Les piscines de collèges, même les mieux tenus sont malgré tout plus fréquentées, même de nuit que les plages désertes du Sussex, Susannah sera renvoyée séance tenante!

Malgré le « Scandal in the Family », la jeune fille, transférée dans un établissement mieux gardé et sans piscine n’est pas bouleversée outre mesure. Depuis qu’elle a joué à 9 ans une des méchantes sœurs de Cendrillon dans une pièce au collège, elle sait qu’elle veut être comédienne et le pensum des études lui semble bien secondaire. Elle se destine à la Royale Dramatic School of Arts! Un point c’est tout!

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La chose sera acceptée, on n’est pas dans un milieu où on s’inquiète d’avoir une fille « sans métier pour gagner son pain plus tard », la brioche de Susannah est assurée!

Quant à sa vocation elle va être grandement aidée par le nouveau divorce de sa mère qui lassée des vents marins regagne Londres. Susannah y remporte le célèbre concours Ronson des élèves les plus prometteurs de l’année!

En 1958, Susannah est une comédienne diplômée.

En 1960 elle se marie au producteur Michael York Wells

Et ses débuts sous son patronyme de femme mariée vont prendre des allures de lancement du fusée!

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Après avoir fait ses premières armes en  donnant la réplique à quelques monuments nationaux  du théâtre anglais, elle obtient son premier grand rôle en 1961 dans « Un Si Bel Eté » de Lewis Gilbert qui se souviendra d’elle comme d’une jeune fille absolument merveilleuse qui a fait de sa seule présence, le tournage le plus heureux qu’il ait connu.

La critique ne sera pas en reste puisque l’on parlera de « Son doux visage où elle laisse couler comme des larmes toutes les émotions de l’âme« . Le moment privilégié aurait pu être plus prestigieux encore si Cary Grant n’avait pas renoncé à son rôle au profit de Kenneth Moore! Reste que Susannah fait ses armes face à l’illustrissime Danielle Darrieux!

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Elle n’avait que 21 ans et personne ne doutait alors un seul instant qu’une nouvelle étoile du cinéma british était née! N’allait-elle pas, dès l’année suivante donner la réplique à un Montgomery Clift déjà crépusculaire dans un film de John Huston?

Susannah York va cumuler durant toute une décennie une saisissante collection de films très prestigieux et qui connaîtront souvent les faveurs du public comme des critiques. leur liste aujourd’hui encore a de quoi faire pâlir n’importe quelle aspirante comédienne, voire même quelques actrices chevronnées qui n’ont guère à leur palmarès des films équivalents à « Freud, Passions Secrètes », « On Achève Bien les Chevaux », « Il Faut Tuer Sister George », « Tom Jones » et j’en passe.

Mais pour Susannah York il n’y aura dans ce prestigieux florilège aucun « détonateur de gloire »

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Elle verra exploser Julie Christie, Claudia Cardinale, Lynn Redgrave, Virna Lisi, Charlotte Rampling, Ali MacGraw, Patty Duke, Barbara Streisand, Sharon Tate, Liza Minnelli, Jacqueline Bisset, Lee Remick, Faye Dunaway, Ursula Andress, Raquel Welch, Catherine Deneuve, Jane Fonda, Jean Seberg et tant d’autres sous son nez et dans des films souvent médiocres comparés aux siens.

Susanna, malgré sa joliesse, sa blondeur et ses grands yeux pâles reste une actrice. Elle ne devient pas une « star ».

En 1969 elle tourne « On Achève Bien les Chevaux », un second rôle dans l’ombre de Jane Fonda, un rôle qui restera l’emblème de sa carrière, un second rôle et de son propre aveu celui qui lui correspondait le moins!

Couronnée à Londres puis à Cannes, elle se vexe que l’académie des Oscars l’ait nommée « sans lui demander son avis » Elle assiste quand même à la cérémonie où elle est évincée par Goldie Hawn, couronnée dès son premier film « Fleur de Cactus » et qui devient une superstar incontournable alors que Susannah est une actrice très présente depuis maintenant dix ans!

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Se peut-il que son éducation très privilégiée l’ait privée du côté « mordant » qu’affichent les autre stars de l’époque avides de réussite comme Raquel Welch ou Marilyn Monroe avant elle?

Susannah York ne s’imagine guère, il est vrai, quand on est scénariste dans la fange ou dans un hôtel de passe. Elle a une élégance distinguée mais sans ostentation qui fait qu’elle a toujours l’air d’être habillée en beige. Elle est une sorte de néo Grace Kelly privé de spectaculaire. Et qu’elle ne soit pas une inconditionnelle de son rôle dans « On Achève Bien les Chevaux » est assez symptomatique de sa carrière puisqu’il s’agissait d’une pauvre cambrousarde dépourvue de talent et fascinée par Jean Harlow au comble de sa sophistication. Susannah se montre en vamp platinée moulée de satin blanc et rutilante de strass. Et Susanna n’aime pas ca!

On achève bien les chevaux

On achève bien les chevaux

D’ailleurs elle se vexe lorsqu’en 1966 des photos d’elle dévêtue paraissent dans la presse et l’histoire vaut d’ailleurs d’être contée.

Sur le tournage de » La Septième Aube », elle est supposée se baigner nue sous le nez de William Holden. Evidemment, son contrat stipulant fermement que miss York ne tourne pas nue, une doublure est engagée. Mais le jour du tournage, prise d’angoisse, la doublure en question pleure à gros sanglots, regrettant amèrement d’avoir accepté d’offrir sa nudité aux convoitises cinématographiques. Bonne fille, Susanna accepte de doubler sa doublure ce qui est à ma connaissance un cas unique dans l’histoire du film! Evidemment, les photos se retrouveront dans la presse et provoqueront l’ire de la délicate naïade!

L’étonnement fut grand, on savait que depuis son jeune âge, Susanna, justement, prônait les délices de la nudité au grand air!

Réponse scandalisée:  » Oui! j’adore me baigner nue dans les rivières de France et me laisser sécher au soleil allongée dans l’herbe! Mais c’est pour mon plaisir pas pour celui des voyeurs lubriques! »

suzanna york

Au début des années 70, Susanna ralentit un peu la cadence, le temps, enfin, de devenir maman. Le couple York aura deux enfants: Leur fille Sasha et leur fils Orlando puis les York divorceront en 1976.

Elle reste malgré tout, durant cette décennie une très grande vedette internationale, elle donne la réplique à quelques grands noms comme Marlon Brando ou Roger Moore

Elle se montre dans quelques curiosités aussi étranges qu’intéressantes comme « Long Shot » où on trouve Wim Wenders et Stephen Frears acteurs.

Elle termine la décennie en devenant la maman de Superman dans les deux premiers opus de la série.

Notons pour souligner encore l’éclectisme professionnel de la dame, qu’elle était sur scène à Paris. Elle jouait en français face à Sami Frey au petit théâtre d’Orsay. Puis, la dernière représentation terminée elle partait jouer la mère de Superman face à Marlon Brando!

C’est peut-être là, hélas, son dernier exploit notable bien que son rôle soit court.

Les années 80 ne seront pas aussi fastes, mais pour qui le seront-elles à part pour Madonna?

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Susanna se retourne de plus en plus vers la télévision, art qu’elle pratiquait avec plus ou moins de persévérance depuis ses débuts quitte à se retrouver dans « La Croisière s’amuse ». Mais surtout, elle revient vers ses premières amours à savoir Londres et son théâtre!

Elle défendra dorénavant au cinéma des films sans doute moins prestigieux mais dont les projets lui plaisent, quitte à transiter par le cinéma suédois ou italien.

Une carrière ou somme toute les fausses notes font exception, une carrière de prestige qui durerait probablement encore si un implacable cancer de la moelle osseuse n’y avait mis fin le 15 Janvier 2011

Susannah avait fêté ses 72 ans deux jours plus tôt.

Et s’il fallait un mot de la fin ou même un titre à l’article que je consacre à Susannah York, se serait probablement: « Juste quelqu’un de bien! »

Celine Colassin

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QUE VOIR?

1960: Tunes of Glory: Avec Alec Guinness et John Mills

1960: There Was a Crooked Man: Avec Norman Wisdom

1961: The Greengage Summer: Avec Danielle Darrieux et Kenneth More

1962: Freud: Avec Montgomery Clift et Larry Parks

1963: Tom Jones: Avec Albert Finney et Rachel Kempson

1964: La Septième Aube: Avec Capucine et William Holden

1965: Sands of the Kalahari: Avec Stuart Whitman et Stanley Baker

1966: A Man for All Seasons: Avec Wendy Hiller, Paul Scofield et Orson Welles

1968: Sebastian: Avec Lilli Palmer et Dirk Bogarde

1968: The Killing of Sister George: Avec Beryl Reid et Coral Browne

1969: On Achève Bien les Chevaux: Avec Jane Fonda et Michael Sarrazin

1969: Battle of Britain: Avec Michael Caine

1969: Oh! What a Lovely War: Avec Colin Farrell

1971: Happy Birthday, Sandra June: Avec Rod Steiger

1972: X, Y and Zee: Avec Elizabeth Taylor et  Michael Caine

1974: Gold: Avec Roger Moore et Ray Milland

1975: The Maids: Avec Glenda Jackson

1978: Long Shot: Avec Anne Zelda, Neville Smith et Wim Wenders

1978: The Silent Partner: Avec Eliott Gould

1978: Superman: Avec Christopher Reeves

1980: Superman II: Avec Christopher Reeves

1980: Falling in Love Again: Avec Eliott Gould et Michèle Pfeiffer

1980: The Awakening: Avec Charlton Heston

1981: Late Flowering Love: Avec Beryl Reid

1987: Prettykill: Avec Season Hubley

1989: En håndfull tid: Avec Espen Skjonberg

1989: Melancholia: Avec Jeroen Krabbé

1993: Piccolo Grande Amore: Avec Barbara Snellenburg

2002: The Book of Eve: Avec Claire Bloom et Daniel Lavoie

2006: The Gigolos: Avec Sacha Tarter

2009: The Calling: Avec Brenda Blethyn

632: LEIGH TAYLOR YOUNG

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Le film « Peyton Place » avec Lana Turner, Diane Varsi et Hope Lange connut un tel succès qu’il valut sa seule nominations aux Oscars à Lana et qu’il connut une suite « Retour à Peyton Place » où Eleanor Parker succéda à ladite Lana.

La télévision s’engouffra dans le créneau et commit un soap au succès resté inégalé dans les anales de la télévision. Ryan O’Neal , Mia Farrow allaient y débuter tout comme notre héroïne du jour: Leigh Taylor Young.

Quant au rôle de Constance Mackenzie dévolu successivement à Lana et à Eleanor, c’est maintenant Dorothy Malone qui en avait la charge.

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Ce soap qui bouleverse l’Amérique va engranger des millions, devenir instantanément cultissime et la vie des acteurs sur le tournage va passionner le public au moins autant que celle des personnages!

Hollywood voit dans le casting du feuilleton la pépinière d’où vont émerger les plus grandes stars du lendemain: Ryan, Mia, Leigh, mais aussi Barbara Parkins et Gena Rowlands

Ryan O’Neal en tournera 458 épisodes, Barbara Parkins 446, Mia Farrow 237 et Leigh Taylor Young 70.

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Dès le début du tournage, Ryan O’Neal tomba follement amoureux de Barbara Parkins, fraîchement émoulue du désastre critique de « The Valley of the Dolls » avec Sharon Tate et Patty Duke. Mais la belle aimant ailleurs, elle ne voulut, paraît-il, rien savoir même si Ryan, marié de son côté, proposait le mariage! Je dis paraît-il car ceux qui croient en une liaison torride entre ces deux là sont au moins aussi nombreux que ceux qui croient en la créature de Roswell. Il serait d’ailleurs je crois plus exact de dire que personne ne crut un mot des démentis formulés par les deux intéressés. Plus tard Barbara déclarera: Nos amours allaient mal, nous nous sommes consolés »

En 1969, après cinq ans de bons et loyaux services, Barbara qui était là depuis le début (elle avait charge du rôle tenu par Terry Moore dans le film) déclara forfait et son personnage de Betty Anderson disparut, ébranlant pour la première fois le succès de l’entreprise. Le public était tellement fou du couple qu’elle formait avec Ryan que l’on songea un temps à produire un feuilleton parallèle qui raconterait leur histoire sans le reste de la distribution.

Barbara partie, survint dans la vie de Ryan la belle Leigh Taylor Young. le beau Ryan au cœur vit épris en tomba follement amoureux mais cette fois ses sentiments furent partagés par la belle.

Le couple se maria en 1967, lors d’une réception à Hawaï organisée par un des producteurs de « Peyton Place ». C’était follement romantique. Les fans de la série s’évanouirent d’aise ou s’étranglèrent de bonheur et Leigh attendit bientôt la naissance de leur fils Patrick. Une grossesse qui va lui coûter son rôle dans le feuilleton, mais qu’importe. Leigh aimait et était follement heureuse. Mais revenons-en au début de notre histoire.

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Leigh Taylor Young vient au monde le 25 Janvier 1945 à Washington DC, son père est diplomate et elle aura encore une petite sœur: Day, et un petit frère: Lance.

La jeune Leigh, titillée par l’envie d’être comédienne hésitera longtemps sur son avenir professionnel, et on la retrouvera à la fois brillante élève à l’université et balayeuse dans un petit théâtre de Detroit.

C’est finalement le départ de son professeur préféré à l’université qui la laissera complètement décontenancée. Après quatre mois à rester prostrée chez elle, elle choisit de tenter sa chance d’actrice et c’est ainsi qu’elle atterrit sur le plateau de « Peyton Place ». Un hasard. Elle était venue en Californie en convalescence après une pneumonie.

On a vu la suite: le triomphe de la série, la célébrité instantanée, le coup de foudre avec le beau Ryan, le mariage et la naissance du petit Patrick le 14 Septembre 1967.

Le public est alors littéralement tombé amoureux fou du couple, et même le très sélect VOGUE s’en entiche. On les photographie ensemble et Leigh devient un de leurs mannequins préférés qui aura même les honneurs le la couverture comme l’un des symboles de la nouvelle beauté « made in seventies »

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Leigh déclarera alors, lucide: « Tout a été trop vite, j’aurais préféré rester à New-York apprendre mon métier et faire mes armes à Broadway avant de m’engager pour sept ans avec un producteur de télévision »

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Ceux qui craignent alors pour l’avenir du couple sont au moins aussi nombreux que leurs admirateurs. Ryan a déjà été marié à l’actrice Joanne Moore avec qui il a deux enfants: la future actrice Tatum O’Neal et son fils Griffith. Mais durant ce mariage, le jeune Ryan, cadet de cinq ans de son épouse en plein succès est plutôt considéré avec commisération à Hollywood qui voit en lui un petit bellâtre prétentieux vaguement gigolo plutôt qu’un jeune acteur plein d’avenir.

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Lorsqu’il quitte Joanna pour Leigh, son épouse vient de s’endetter dans l’achat de leur nouvelle maison. Quant à Diana Ross et Joan Collins elles se sont déjà confiées sur leur liaisons avec l’acteur qui va bientôt s’afficher avec Anouk Aimée et déclarer: « La seule femme dont j’ai été amoureux dans ma vie est Barbara Parkins et je le suis toujours, c’est mon âme sœur! »

Evidemment, dès ses débuts fracassants dans « Peyton Place » et le coup de cœur « VOGUE » pour sa gracieuse personne, Leigh a été sollicitée par le cinéma et a tourné quelques films, mais rien de comparable à ce que sera le succès de « Love Story » pour Ryan O’Neal.

Avant Love Story, Leigh et Ryan avaient été réunis au cinéma dans « The Big Bounce », un échec colossal facile à imputer à Leigh puisque Ryan sans elle connaissait un succès intersidéral face à Ali MacGraw, une actrice alors encore inconnue.

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Ali MacGraw qui va d’ailleurs le prendre en grippe et à sa réputation de don juan elle va ajouter celle de mufle prétentieux.

Ryan O’Neal s’en fiche il est parti donner la réplique à la plus grande star du monde du moment: Miss Barbra Streisand avec qui la presse le dit très lié bien qu’il s’en défende mollement en propos sibyllins:   »Barbra est une fille formidable, je l’adore mais je ne suis pas amoureux d’elle, je me contente de remplacer son étrange mari…Dans le film »

Leigh excédée des frasques de son mari qui régalent à tout va les colonnes des potins mondains a fui Hollywood et Ryan, excédée. Elle s’est réfugiée avec son fils dans son appartement du nouveau Mexique.

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Seule chez elle à pouponner, Leigh fait un peu figure de dindon de la farce, régalant la presse de déclarations un peu larmoyantes:  » Je suis une femme mariée et une maman, alors je préfère rester chez moi à m’occuper de mon fils plutôt que de courir le monde de film en film. Je m’y suis résignée, j’ai bien dit résignée, ce qui ne veut pas dire désespérée »

Puis elle ajoutait, selon le journaliste Harold J. Murray d’un ton digne mais larmoyant « Je sais que Ryan n’est pas un mari parfait, mais c’est l’homme que j’aime et quand on aime un homme, on l’aime en entier, défauts compris. Croyez-le ou pas, il a tant de qualités que ses défauts pèsent peu dans la balance et je n’essaierai jamais de le changer, mon mari c’est Ryan O’Neal et Ryan O’Neal est comme ça »

et enfin elle terminait « On a dit de moi que j’avais des aventures et une cour de messieurs ravis de me consoler, on a parlé d’une liaison entre moi et Omar Sharif, mon partenaire dans mon dernier film, mais c’est faux archi faux et j’espère que Ryan n’a pas lu ces calomnies, qu’il ne les a pas crues et que ce n’est pas ça qui l’empêche de revenir vers moi! »

L’empêchement s’appelait Farrah Fawcett. Ryan O’Neal ne reviendrait pas.

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A l’heure du divorce, Leigh Taylor Young jouit d’un véritable statut de superstar et elle est sollicitée pour de grands rôles dans des très prestigieuses productions comme « Soleil Vert ». Mais l’actrice à chacune de ses déclarations aura des commentaires peu compatibles avec un statut de vedette hollywoodienne, aimant clamer qu’elle n’est pas ambitieuse, que le cinéma n’est pas sa priorité, que seule l’éducation de son fils a de l’importance. Elle est l’antithèse d’une Barbra Streisand qui adore être une star et adore encore plus le clamer et s’en gargariser. Et à Hollywood on préfère ça!

Leigh restera une actrice en vue durant toutes les années 70 mais dès le début des années 80, sa carrière décline inexorablement au cinéma et elle disparaîtra des écrans durant près de dix ans même si elle tourne encore pour la TV.

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Sans doute avait-elle été trop assimilée à Ryan O’Neal lorsqu’Hollywood se détournera de lui, brûlant ce qu’il avait adoré et le traitant comme une sorte de déchet médiatique bouffi et difficile à supporter. Ryan O’Neal va subir la décote la plus prodigieuse parmi les acteurs de sa génération.

C’est la télévision qui après avoir donné sa première grande chance à Leigh lui donnera la seconde. Leigh Taylor va tenir à nouveau un rôle récurent dans un soap à succès: « Dallas ». On la retrouve alors dans « Hôtel », « Outlaws », « Beverly Hills 90210″, « Arabesque », « Sunset Beach », « The Sentinel », « Star Trek » et bien d’autres

Mûrie et restée très belle, l’actrice reste aujourd’hui très présente et partage son temps entre le cinéma où elle est une invitée très prestigieuse des séries à succès et le cinéma où elle apparaît régulièrement même si la qualité des films où elle paraît aujourd’hui n’a plus aucun rapport avec « I Love You Alice B Toklas » son plus grand succès personnel où elle fut sublime et qui lui valut d’ailleurs le golden globe du meilleur jeune espoir féminin.

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Si son grand amour fut in fine son fils, il est aujourd’hui sa grande fierté. Patrick O’Neal est un journaliste sportif célèbre et ses sept années de mariage avec la belle Rebecca de Mornay ont fait de Leigh Taylor Young la grand’mère ravissante et comblée de deux petites filles.

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Celine Colassin

et merci à youthakers pour ses photos extraites de sa collection de VOGUE

QUE VOIR?

1968: I Love You, Alice B. Toklas!: Avec Peter Sellers et Jo van Fleet

1969: The Big Bounce: Avec Ryan O’Neal

1970: The Buttercup Chain: Avec Hywell Bennett

1970: The Adventurers: Avec Candice Bergen et Charles Aznavour

1971: The Horsemen: Avec Omar Sharif et Jack Palance.

1971: The Gang That Couldn’t Shoot Straight: Avec Jerry Orbach, Robert de Niro et Jo van Fleet

1973: Soylent Green: Avec Charlton Heston

1980: Can’t Stop the Music: Avec Valérie Perrine et les Village People

1981: Looker: Albert Finney et James Coburn

1982: The Delvin Connection III: Avec Rock Hudson

1989: Accidents: Avec Edward Albert

1997: Bliss: Avec Sheryl Lee et Terrence Stamp

2002: Slackers: Avec Devon Sawa

2007: Spiritual Warriors: Avec Shyla Marlin Robert Easton

2011: The Wayshower: Avec Eric Roberts et Sally Kirkland

 

 

547: ALI MACGRAW

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Ali MacGraw, c’est un peu…La première Demi Moore!

Outre une certaine similitude physique, bien qu’Ali soit nettement plus élégante que Demi, la jeune actrice connaîtra une enfance « difficile », une véritable « explosion » planétaire, un mariage ultra médiatisé avec une superstar, un « dur à cuire » de l’écran, et quelques dépendances avant une disparition complète en bonne et due forme!

Retour sur une « Love Story », celle d’Ali MacGraw et du cinéma seventies.

Ali MacGraw naît le 1 Avril 1939 dans une famille d’artistes new-yorkais. Plus tard elle aura un frère, Dick.

Les MacGraw ne sont pas pauvres. Frances et Richard MacGraw sont un peu fantasques, certes, un peu évaporés, mais ils sont malgré tout une famille avec « pignon sur rue ». D’ailleurs ils n’habitent pas New-york mais Pound Ridge, à la frontière de l’état du Connecticut. Les actrices Tallulah Bankhead, Jessica Tandy et plus tard Helen Barkin et Susan Sarandon choisissent d’ailleurs de s’y installer. Ils purent ainsi voisiner suivant les époques avec Eartha Kitt, Eli Wallach, Christopher Reeves, Tim Robbins ou Richard Gere!

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La maman d’Ali est styliste ce qui influencera plus tard sur sa jeune destinée, même si pour l’instant elle se rêve, comme toutes les petites filles, danseuses étoile. De jolis rêves abîmés par un père alcoolique, facilement violent et qui n’hésite pas à distribuer quelques rêclées maison, danseuse étoile ou pas!

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La jeune Ali poursuivit d’aimables études dans les élégants collèges du Connecticut voisin et décrocha un premier job d’étudiante comme assistante photographe, grâce aux relations de maman, chez Harpeer’s Bazaar qui n’est rien de moins que le plus prestigieux magazine de mode de tous les temps!

Elle y fera la rencontre de la non moins illustre Diana Vreeland qui séduite par son style jeune fille bien dans ses fringues et dans sa peau la choisit comme assistante personnelle. Lorsque Diana quitte Harpeer’s Bazaar en 1962 pour VOGUE, elle emmène Ali.

Il convient peut-être de faire ici une courte parenthèse à propos de Diana Vreeland. Miss Vreeland fut la première chroniqueuse qui fit régner la panique dans l’univers de la mode. La louella Parson de la haute couture. D’un trait cinglant, d’une moue désabusée elle pouvait « couler » un couturier ou au contraire en faire une star. Despote éclairée à l’esprit aussi affûté que la langue, ceux qui la croisèrent se souviennent encore tétanisés des corrections qu’elle faisait d’un trait rageur rouge sur les textes qu’on lui proposait.

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Parfois à l’encre, parfois au rouge à lèvres. Cette fantasque mondaine née à Paris et apparentée aux Rothschild reste une icône pour les amateurs de mode, de glamour et de camp! Elle est devenue à son tour un personnage de théâtre dont l’excellente Claire Nadeau croque un portrait époustouflant et plus vrai que nature! En 1971, Diana Vreeland était congédiée par VOGUE pour avoir titré: « La Mode? Faites-la vous-même! »

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« Le bikini est une invention bien plus capitale que celle de la bombe atomique, par contre je ne connais rien de plus hideux que les chaussures de Joan Crawford! Cette femme s’obstine à porter des talons haut avec des lanières aux chevilles; Ce que l’on dit d’elle doit être vrai: elle est folle! » « Avoir un nez horrible pour une femme? Quelle importance si elle est mince et qu’elle a une très belle voiture«  Diana Vreeland

Diana Vreeland avait découvert Lauren Baccal et « looké » Jacqueline Kennedy. Il est sidérant qu’avec un tel parrainage, Ali ait été considérée comme une des femmes les plus mal habillées de son temps! Un comble pour une actrice dont le style est aujourd’hui une des références absolues pour les jeunes femmes des années 2010!

Mais revenons-en à la jeune Ali, assistante de Diana Vreeland chez VOGUE. Toujours fourrée dans les locaux du magazine, il était inévitable qu’elle passe devant l’objectif pour quelques « éditos » où elle fut un mannequin superbe. Chanel en tomba raide dingue et la fit venir IMMEDIATEMENT à Paris, ne pouvant plus décemment photographier un seul de ses tailleurs à boutons dorés si elle n’était pas dedans! Mais finalement elle décréta qu’elle n’aimait pas ses narines et la renvoya chez Diana Vreeland! De fil en aiguille, Ali fit quelques publicités télévisées et finit par débuter au cinéma dans « What a Lovely Way to Die » où elle affrontait Kirk Douglas et Eli Wallach, même si la vedette de la chose était la belle yougoslave Sylvia Koscina alors « testée » par Hollywood.

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Ali est encore aux tréfonds du générique, mais dès son film suivant, elle va enchanter les foules et les critiques! En 1969 elle est la vedette de « Goodbye Colombus », une comédie un rien déjantée, mi nanar mi happening romantique et psychédélique, mais enfin, c’est un nouveau genre de cinéma qui colle parfaitement avec son époque! Ali MacGraw, grande découverte 1969, année pourtant fertile en rebondissements de célébrités, reçoit le Golden Globe du « meilleur jeune espoir féminin » pour sa joyeuse prestation!

On peut évidemment s’éblouir d’une réussite aussi magnifiquement spectaculaire! Mais on oublie un peu vite qu’Ali MacGraw était devenue l’épouse de Robert Stevens, séduisant jeune homme qui était non seulement son mari mais vice-président d’un studio hollywoodien, et pas n’importe lequel! La PARAMOUNT s’il vous plaît! Un studio qui prépare un film à petit budget mais qui va bouleverser la planète: « Love Story ».

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Monsieur et madame Stevens

Robert Stevens était d’ailleurs le second monsieur MacGraw. Ali avait épousé un étudiant durant ses études mais avait passé cette erreur en pertes et profits. La postérité fit de même, le garçon reste sans nom!

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Mais revenons à Love Story; Erich Segal avait écrit un scénario qu’il voulait confier au réalisateur Arthur Hiller. Mais cette histoire d’à peine quelques pages ne le convainquit que très moyennement. Il proposa à Erich Segal d’en faire plutôt un roman.

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Un roman qui n’était guère plus épais mais qui sortit pour la Saint Valentin et qui fit exploser les ventes! Best seller en quelques jours, l’adaptation cinématographique coulait maintenant de source.

Le film allait devenir un des plus énormes succès de tous les temps et devenir culte dès sa sortie.

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Je me souviens avoir vu ce film avec ma grand’mère adorée qui avait alors 63 ans. Elle avait tellement pleurniché en triturant son sac à main qu’elle l’avait complètement démoli. mais en sortant du cinéma VARIA elle me fit cette remarque qui hante encore mes nuits « Comme c’est triste! mais cette histoire n’aurait pas duré, cette fille n’avait pas l’air franche! Tu as vu ses genoux? »

Paradoxalement, les avis se rallièrent à celui de ma grand’mère Juliette qui était peut-être elle aussi une Diana Vreeland  sans le savoir. C’est sur Ryan O’Neal que se fondaient tous les espoirs de succès. Le jeune acteur sortait d’un triomphe télévisé, « Peyton Place » où il avait été découvert en même temps que sa jeune partenaire Mia Farrow et le studio Paramount flairait la « valeur sûre ». Personne ne se prononçait encore à propos d’Ali MacGraw.

Le soir de l’avant première, après la projection du film, toute l’équipe offrit une réception au bar « Guid » sur Sunset Boulevard.

Tout le monde se rua sur Ryan O’Neal plus embarassé qu’autre chose devant cette foule qui n’était pas loin de scander « L’Oscar! L’Oscar pour Ryan! » Jack Nicholson et Anthony Quinn, les yeux encore humides en vinrent presque aux mains pour être le premier à congratuler Ryan O’Neal, le nouveau « grand d’Hollywood ».

Ali, souriant péniblement dans un coin passe un des moments les plus pénibles de sa vie, les réactions sont mitigées à son égard  »Trop froide » trop artificielle », « trop vieille », « elle minaude ». Personne non plus ne prit garde à un jeune comédien qui débutait dans le film: Tommy Lee Jones.

La revanche viendra quelques mois plus tard! Propulsée star planétaire, Ali MacGraw est nommée aux Oscars avec Ryan. Le film rafle sept nominations et seul Francis Lai est couronné pour sa musique. John Wayne et Maggie Smith ont triomphé de Ryan et Ali.

Petite satisfaction personnelle pour Ali, Elle recevra un golden globe pour sa performance, ce qui n’est pas le cas de Ryan O’Neal et la suite de « Love Story », « Oliver’s Story », où Candice Bergen lui succède ne connut strictement aucun succès!

Le temps de mouler les empreintes de ses divines extrémités dans le ciment, Ali, proclamée superstar vole vers son tournage suivant « The Getaway » avec l’icône Steve MacQueen. Elle est flatée et elle peut! C’est MacQueen qui a EXIGE Ali pour incarner son épouse dans le film.

La belle Ali va tomber amoureuse de son partenaire, le mari baffoué va se lamenter dans les gazettes « Elle n’est rien sans moi, c’est moi qui l’ai faite! » rien n’y fit.

Steve et Ali s’aimaient, atirés vers l’autre comme deux aimants…ou par le vide. Le père d’Ali buvait et flanquait des roustes, la mère de Steve était alcoolique et a fini par le confier à dieu sait qui qui le refourgue à dieu sait qui d’autre jusqu’à ce qu’il aterrisse à l’armée! Pas bien longtemps, d’ailleurs! Même là on ne réussira pas à le discipliner! Il n’y aura eu qu’à l’actor’s studio qu’il aura accepté d’écouter ce qu’on lui disait et se plier à une vague doctrine à défaut de discipline.

Steve MacQueen avait un problème d’alcool et il faut le dire, une incapacité totale à contenir ses colères facilement violentes! Cet homme ivre et brutal ramène Ali MacGraw vers son schéma parental. Très vite elle encaisse aussi bien les coups que la la vodka. On se tabasse on se déchire, on se trompe, on revient on s’aime et on se supplie chez les MacQueen! Ali ne tourne plus pour le cinéma, sa vie est ailleurs! Dans l’amour et le tumulte.

Tout le monde l’ignore encore, mais pour Ali MacGraw, la gloire s’éteint aussi vite qu’elle n’était apparue. Mais pour MacQueen aussi, la quintessence de sa carrière sera derrière lui après leur divorce. Malgré « Papillon », malgré « La Tour Infernale », l’acteur qui mourra à cinquante ans signe avec son acte de divorce la fin de son apogée et entame son déclin accéléré encore par le cancer.

Ali MacGraw, plus solide que son personnage de « Love Story » va remonter la pente. Elle ne boit plus désormais et doit sa nouvelle vie et sa « rédemption » au YOGA dont elle deviendra une des chantres.

Elle tournera encore quelques films, des films de « durs », on n’a pas été madame MacQueen impunément et on lui flanque Kris Kristofferson comme partenaire dans un film sur les routiers! A quelques années près, on lui fourguait Stallone!

Le temps passa, de loin en loin un élan du coeur irrésistible ramenait Ali MacGraw devant les caméras et on la retrouva même dans « Dynasty ».

Mais hélas, les années 70 étaient terminées et ne revinrent jamais. Les « happy fews BCBG surgirent et tuèrent la liberté en échange d’amours de têtes couronnées, de séries Tv et d’actions en bourse!

Vivement qu’à nouveau les temps changent!

Celine Colassin.

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QUE VOIR?

1968: What a Lovely Way to Die: Avec Sylvia Koscina, Kirk Douglas et Eli Wallach

1969: Goodbye Colombus: Avec Richard Benjamin

1970: Love Story: Avec Ryan O’Neal, Ray Milland et Tommy Lee Jones

1972: The Getaway: Avec Steve MacQueen

1978: Convoy: Avec Kris Kristofferson

1979: Players: Avec Dean Paul Martin

1985: Murder Elite: Avec Billie Whitelaw

1994: Natural Causes: Avec Janis Paige

1997: Glam:Avec Natasha Grayson Wagner et Valérie Kaprisky

 

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