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549: KAREN BLACK

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Lorsqu’on se penche sur les débuts de Karen Black et la carrière qui s’en suivit, on ne peut être que littéralement époustouflé!

Le Hollywood des années 70 se plut à intellectualiser son cinéma et vouer le glamour qui avait fait sa gloire aux gémonies, emboîtant le pas à ce qui s’était fait en France dix ans plus tôt avec les résultats d’ailleurs mitigés de la « nouvelle vague ».

On se mit donc à penser et à se laisser pousser les cheveux à Hollywood!  On s’exprimait, on abordait les « grands problèmes de la société » on jouait « carte sur table », on « montrait les choses ». Jeanne Moreau s’empressa de venir s’y installer en sa qualité d’épouse intellectuelle de William Friedkin, le metteur en scène de « L’Exorciste ».

On se mit à rougir en se souvenant qu’il y a encore quelques années la MGM tournait des musicals en technicolor avec Esther Williams! Mon dieu! Comment avait-on pu aller voir Betty Grable au cinéma?

M’ouaih…A ceci près qu’à l’époque de Betty et d’Esther, Hollywood brassait plus de millions de dollars de bénéfices que jamais car ces messieurs qui soudain pensaient allaient coûter beaucoup plus cher… Mais maintenant…Les valises de billets verts…On les perdait! On avait simplement oublié qu’il fallait AUSSI et SURTOUT vendre du pop-corn!

Dans toute cette mouvance artistico-intello-politico filmée, surgit l’égérie du moment: miss Karen Black!

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Miss Black voit le jour sous le patronyme de miss Blanche! Elle naît le 1 Juillet 1939 sous le patronyme de Karen Blanche Ziegler à Park Ridge, proche banlieue de Chicago dans l’Illinois

Karen Black monte pour la première fois sur scène, elle a 17 ans et deux ans de cours à la Northwestern University dans son bagage.

Elle va se consacrer à Shakespeare avant que la critique soudain ne s’entiche d’elle comme d’une sorte de nouvelle Sarah Bernhard, voire même de nouvelle Barbra Streisand, car si Karen Black ne peut faire rivaliser ses cordes vocales avec celles de la « Funny Girl », elle lui dame le pion lorsqu’il s’agit de loucher avec beaucoup de conviction. Cette petite coquetterie dans le regard dont elle aura la candeur de nier farouchement l’existance deviendra très vite sa marque de fabrique.

Nous sommes donc en 1965 et Karen Black connaît son premier succès personnel dans la pièce « Playroom » qu’a mise en scène Joseph Anthony. Elle est alors l’épouse d’un certain monsieur Charles Black qui ne lui fit que peu d’usage mais dont elle conserva le patronyme.

De New-York elle file à Miami pour jouer « Après la Chute » de Miller et enchaîner avec « On A Clear Day You Can See Forever » dont Barbra Streisand reprendra le rôle à l’écran en chantant face à Yves Montand.

C’est Francis Ford Coppola en personne qui le premier l’invite à débuter au cinéma, dans un vrai rôle, dans « You’re a Big Boy, Now » avant qu’elle ne reparte à Broadway pour la pièce suivante de Joseph Anthony: « Happily Never After ». Dès cette année 1966, elle prend le pli de se partager entre Hollywood et New-York où là aussi elle se patrage entre les scènes de Broadway, les plateaux de télévision (On la verra entre autres dans « Mannix », « The Invaders »  »The Big Valley », « F.B.I » et…Les cours de l’Actor’s Studio.

Lorsque je précise que c’est Coppola qui la fit débuter dans un « vrai rôle », c’est parce qu’en 1959, Karen avait traversé « The Prime Time », le corps barbouillé de peinture, le « body painting » était tendance, mais personne ne se souvient de cette chose dont la vedette était Jo Ann LeCompte.

Mais revenons à « You’re a Big Boy Now ». Dans la foulée de sa rencontre avec Coppola, Karen Black va faire partie de cette nouvelle génération de cinéastes et de comédiens qui vont « faire » les années 70 du cinéma américain.

En 1969 elle rencontre Jack Nicholson sur le plateau de »Easy Riders » où elle joue sa petite amie et l’acteur s’avoue complètement fasciné par cette actrice au regard trouble. Ils se retrouvent dès l’année suivante sur le plateau de « Five Easy Pieces », un succès colossal qui vaudra à Nicholson une nomination aux Oscars en qualité de meilleur acteur, Karen étant nommée en « best supporting actress ».

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George  Scott battra Jack Nicholson au poteau et c’est l’illustre vétérane Helen Hayes qui évince Karen Black pour « Airport ».

En 1971, se sentant bouffi de talent, Jack Nicholson passe derrière la caméra pour sa première réalisation, « Drive, He Said », film dont il dit lui-même : »Enfin un film d’un jeune américain à propos des jeunes américains » La Colombia y croit, débourse des tombereaux de rutilants dollars et la chose disparaît des affiches et des mémoires aussi vite qu’une mouche sur une vitre ou qu’une chanson de Karen Cheyril. Qui se souvient aujourd’hui que Jack Nicholson fut un réalisateur persuadé de tenir à lui seul le saint Graal de la création artistique. Personne et c’est tant mieux.

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Miss Black est devenue en fort peu de temps une actrice en vue. Elle est bien cotée et sait faire face aux durs des durs à l’écran! Après Nicholson elle ne fera qu’une bouchée de James Coburn, Bruce Dern, Charlton Heston, Gene Hackman, Kris Kristofferson, Robert Redford, Robert Duval ou…Bette Davis! Bientôt elle devient la « first lady » d’importantes productions, en un mot comme en cent, elle est une STAR!  Elle n’a qu’une rivale sérieuse: Valérie Perrine! Elle atteint les sommets (c’est le cas de le dire) avec Airport 75 et les transformistes de clubs gay se délectent en l’imitant. Il est vrai que voir Karen Black en courageuse hôtesse de l’air les postiches au vent essayant de poser son boeing en louchant comme une possédée vers la piste d’atterrissage a de quoi déchaîner l’hilarité!

Mais dès le milieu des années 70 où elle atteint les sommets de sa gloire et de sa carrière, Karen Black brouille les pistes en jouant sur tous les poncifs visuels qui ont fait la signature de l’âge d’or des grands studios! Ses faux-cils sont devenus gigantissimes, ceux de Marlène Dietrich elle-même n’auraient pu rivaliser avec les porte-manteaux qu’elle se colle au bord des yeux et jamais encore on n’avait vu une actrice faire un tel usage de perruques et de postiches! Dans « Nashville » elle croule dessous! Bien sûr la dame, juchée sur ses talons aiguilles joue du balconnet, des gambettes et du fume cigarettes, bientôt elle perd en crédibilité, s’octroyant elle-même le coup de grâce dans « Family Plot » , l’ultime film d’Alfred Hitchcok pour lequel elle sort de la naphtaline la perruque ma foi fort drôle que portait Barbara Stanwyck dans « Double Indemnity ».

En 1975 déjà lors de son mariage « évènementiel » avec Kit Carson, Karen qui avait invité le tout Hollywood ne vit débarquer que Charlton Heston! Déjà on craint qu’elle ne dure pas et il n’est pas bon de se montrer au côté de stars qui risquent le désaveu.

Il faut dire également que les invités étaient conviés à six heures du matin! « Un symbole car ce mariage est l’aube d’un nouveau jour, d’un nouvel amour et d’une nouvelle vie! » avait précisé l’heureuse élue

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Que sa passa-il alors pour la diva perruquée à l’avènement des années 80? Est-ce que le public se détourna d’une actrice qui ne le surprenait plus? Est-ce que les studios choisirent d’autres distractions? Je l’ignore mais l’étoile de Karen Black pâlit à un point tel que bon nombre de spectateurs se demandaient ce qu’elle avait pu devenir ou ce qu’elle faisait de sa retraite! Or l’actrice tournait et tourne toujours, sans relâche et plusieurs films par an. Souvent hélas de vulgaires produits qui échouèrent immédiatement dans le circuit vidéo ou des films d’épouvante de série Z qui ne peuvent guère passionner que les amateurs du genre…Et encore! Elle affronta des tombereaux de vampires et de tueurs en série dans les plus invraisemblables cimetières et maisons hantées qui soient et se coltina même avec des dinosaures de rutilant plastique!

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Rare sont les films dignes de son talent et de son prestige qui s’offriront encore à elle. En 2012 elle tournait « Warnings from the Bathtub », un court métrage où elle incarnait le fantôme d’une mère hantant la baignoire de sa fille!

Miss Karen Black s’est remariée trois fois après le court règne de Charles Black: Avec Robert Burton pour une courte union entre 1973 et 1974, avec L.M Kit Carson déjà cité,, un journaliste venu l’interviewer pour qui elle eut un fracassant coup de foudre et dont elle fit un acteur dans un de ses chers films d’horreurs et enfin avec Stephen Eckelberry, épousé en 1987 et qui est restera son compagnon jusqu’à sa fin.

En 2010, la star apprenait la terrible nouvelle: elle souffrait d’un cancer des voies digestives. Complètement anéantie, elle tint la nouvelle secréte pour ne pas figurer sur la liste des « foutues » que les assurances ne veulent plus couvrir, les condamant ainsi à une autre mort. Prise à temps, la maladie n’avait pu, espérait-on continuer son oeuvre destructrice et Karen Black était considérée comme guérie. Elle avait aussitôt repris son métier d’actrice sans lequel elle ne pouvait vivre et a entammé l’année 2012 en tournat deux films à la fois! Hélas le 8 Août 2013, la maladie avait raison d’elle et Karen Black s’éteignait chez elle à Santa Monica.

Elle avait 74 ans depuis un mois.

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QUE VOIR?

1959: The Prime Time: Avec Jo An LeCompte

1966: You’re a Big Boy Now: Avec Géraldine Page et Elizabeth Hartman

1969: Hard Contact: Avec Lee Remick, Lilli Palmer et James Coburn

1969: Easy Rider: Avec Jack Nicholson, Peter Fonda et Dennis Hopper

1970: Fibe Easy Pieces: Avec Jack Nicholson et Susan Anspach

1972: Cisco Pike: Avec Kris Kristofferson et Gene Hackman

1972: Portnoy’s Complaint: Avec Richzrd Benjamin et Lee Grant

1973: The Outfit: Avec Robert Duvall, Robert Ryan et Sheree North

1974: The Great Gatsby: Avec Mia Farrow et Robert Redford

1974: Airport 1975: Avec Charlton Heston

1974: Law and Disorder: Avec Carroll O’Connor et Ernest Borgnine

1975: Nashville: Avec Keith Carradine

1976: Crime and Passion: Avec Omar Sharif

1976: Family Plot: Avec Bruce Dern et Barbara Harris

1978: In Praise of Older Women: Avec Tom Berenger et Susan Strasberg

1979: The Last Word: Avec Richard Harris et Martin Landau

1981: Separate Ways: Avec Tony lo Bianco

1981: Chanel Solitaire: Avec Marie-France Pisier et Timothy Dalton

1982: La Donna Guista: Avec Margot Kidder, Virna Lisi, Marie-France Pisier et William Tepper

1982: Come Back to the Five and Dime, Jimmy Dean, Jimmy Dean: Avec Cher, Cathy Bates et Sandy Dennis

1985: Martin’s Day: Avec Richard Harris et Lindsay Wagner

1985: The Blue Man: Avec Winston Rekert

1986: Flight of the Spruce Goose: Avec Betsy Blair

1987: It’s Alive III: Island of the Alive: Avec Michael Moriarty

1988: The Legendary Life of Ernest Hemingway: Avec Victor Graber

1989: Homer and Eddie: Avec Whoopi Goldberg et James Belushi

1990: Club Fed: Avec Judy Landers et Burt Young

1991: The Children: Avec Kim Novak, Ben Kingsley et Britt Ekland

1992: Judgement: Avec Eliott Gould et Emilia Crow

1993: The Trust: Avec Jim Bernhard et Sam Bottoms

1996: Dinosaur Valley Girls: Avec Griffin Drew, Jeff Rector et William Marshall

1997: Men: Avec Sean Young et Dylan Walsh

1998: I Woke Up Early the Day I Died: Avec Tippi Hedren, Cristina Ricci et Billy Zane

1999: The Underground Comedy Movie: Avec Barbara Snellenburg

2001: Hard Luck: Avec Brytane Garvin et Jack Rubio Jr.

2003: House of 1000 Corpes: Avec Sid Haig

2005: My Suicidal Sweetheart: Avec Lorraine Bracco et David Paymer

2008: Contamination: Avec Eric Roberts

2009: Stuck: Avec Jane Wiedlin et Susan Taylor

2009: Double Duty: Avec Mimi Lesseos

2011: Some Guy who Kills People: Avec Kevin Korrigan

1971: Drive, He Said: Avec William Tepper et Bruce Dern

547: ALI MACGRAW

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Ali MacGraw, c’est un peu…La première Demi Moore!

Outre une certaine similitude physique, bien qu’Ali soit nettement plus élégante que Demi, la jeune actrice connaîtra une enfance « difficile », une véritable « explosion » planétaire, un mariage ultra médiatisé avec une superstar, un « dur à cuire » de l’écran, et quelques dépendances avant une disparition complète en bonne et due forme!

Retour sur une « Love Story », celle d’Ali MacGraw et du cinéma seventies.

Ali MacGraw naît le 1 Avril 1939 dans une famille d’artistes new-yorkais. Plus tard elle aura un frère, Dick.

Les MacGraw ne sont pas pauvres. Frances et Richard MacGraw sont un peu fantasques, certes, un peu évaporés, mais ils sont malgré tout une famille avec « pignon sur rue ». D’ailleurs ils n’habitent pas New-york mais Pound Ridge, à la frontière de l’état du Connecticut. Les actrices Tallulah Bankhead, Jessica Tandy et plus tard Helen Barkin et Susan Sarandon choisissent d’ailleurs de s’y installer. Ils purent ainsi voisiner suivant les époques avec Eartha Kitt, Eli Wallach, Christopher Reeves, Tim Robbins ou Richard Gere!

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La maman d’Ali est styliste ce qui influencera plus tard sur sa jeune destinée, même si pour l’instant elle se rêve, comme toutes les petites filles, danseuses étoile. De jolis rêves abîmés par un père alcoolique, facilement violent et qui n’hésite pas à distribuer quelques rêclées maison, danseuse étoile ou pas!

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La jeune Ali poursuivit d’aimables études dans les élégants collèges du Connecticut voisin et décrocha un premier job d’étudiante comme assistante photographe, grâce aux relations de maman, chez Harpeer’s Bazaar qui n’est rien de moins que le plus prestigieux magazine de mode de tous les temps!

Elle y fera la rencontre de la non moins illustre Diana Vreeland qui séduite par son style jeune fille bien dans ses fringues et dans sa peau la choisit comme assistante personnelle. Lorsque Diana quitte Harpeer’s Bazaar en 1962 pour VOGUE, elle emmène Ali.

Il convient peut-être de faire ici une courte parenthèse à propos de Diana Vreeland. Miss Vreeland fut la première chroniqueuse qui fit régner la panique dans l’univers de la mode. La louella Parson de la haute couture. D’un trait cinglant, d’une moue désabusée elle pouvait « couler » un couturier ou au contraire en faire une star. Despote éclairée à l’esprit aussi affûté que la langue, ceux qui la croisèrent se souviennent encore tétanisés des corrections qu’elle faisait d’un trait rageur rouge sur les textes qu’on lui proposait.

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Parfois à l’encre, parfois au rouge à lèvres. Cette fantasque mondaine née à Paris et apparentée aux Rothschild reste une icône pour les amateurs de mode, de glamour et de camp! Elle est devenue à son tour un personnage de théâtre dont l’excellente Claire Nadeau croque un portrait époustouflant et plus vrai que nature! En 1971, Diana Vreeland était congédiée par VOGUE pour avoir titré: « La Mode? Faites-la vous-même! »

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« Le bikini est une invention bien plus capitale que celle de la bombe atomique, par contre je ne connais rien de plus hideux que les chaussures de Joan Crawford! Cette femme s’obstine à porter des talons haut avec des lanières aux chevilles; Ce que l’on dit d’elle doit être vrai: elle est folle! » « Avoir un nez horrible pour une femme? Quelle importance si elle est mince et qu’elle a une très belle voiture«  Diana Vreeland

Diana Vreeland avait découvert Lauren Baccal et « looké » Jacqueline Kennedy. Il est sidérant qu’avec un tel parrainage, Ali ait été considérée comme une des femmes les plus mal habillées de son temps! Un comble pour une actrice dont le style est aujourd’hui une des références absolues pour les jeunes femmes des années 2010!

Mais revenons-en à la jeune Ali, assistante de Diana Vreeland chez VOGUE. Toujours fourrée dans les locaux du magazine, il était inévitable qu’elle passe devant l’objectif pour quelques « éditos » où elle fut un mannequin superbe. Chanel en tomba raide dingue et la fit venir IMMEDIATEMENT à Paris, ne pouvant plus décemment photographier un seul de ses tailleurs à boutons dorés si elle n’était pas dedans! Mais finalement elle décréta qu’elle n’aimait pas ses narines et la renvoya chez Diana Vreeland! De fil en aiguille, Ali fit quelques publicités télévisées et finit par débuter au cinéma dans « What a Lovely Way to Die » où elle affrontait Kirk Douglas et Eli Wallach, même si la vedette de la chose était la belle yougoslave Sylvia Koscina alors « testée » par Hollywood.

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Ali est encore aux tréfonds du générique, mais dès son film suivant, elle va enchanter les foules et les critiques! En 1969 elle est la vedette de « Goodbye Colombus », une comédie un rien déjantée, mi nanar mi happening romantique et psychédélique, mais enfin, c’est un nouveau genre de cinéma qui colle parfaitement avec son époque! Ali MacGraw, grande découverte 1969, année pourtant fertile en rebondissements de célébrités, reçoit le Golden Globe du « meilleur jeune espoir féminin » pour sa joyeuse prestation!

On peut évidemment s’éblouir d’une réussite aussi magnifiquement spectaculaire! Mais on oublie un peu vite qu’Ali MacGraw était devenue l’épouse de Robert Stevens, séduisant jeune homme qui était non seulement son mari mais vice-président d’un studio hollywoodien, et pas n’importe lequel! La PARAMOUNT s’il vous plaît! Un studio qui prépare un film à petit budget mais qui va bouleverser la planète: « Love Story ».

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Monsieur et madame Stevens

Robert Stevens était d’ailleurs le second monsieur MacGraw. Ali avait épousé un étudiant durant ses études mais avait passé cette erreur en pertes et profits. La postérité fit de même, le garçon reste sans nom!

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Mais revenons à Love Story; Erich Segal avait écrit un scénario qu’il voulait confier au réalisateur Arthur Hiller. Mais cette histoire d’à peine quelques pages ne le convainquit que très moyennement. Il proposa à Erich Segal d’en faire plutôt un roman.

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Un roman qui n’était guère plus épais mais qui sortit pour la Saint Valentin et qui fit exploser les ventes! Best seller en quelques jours, l’adaptation cinématographique coulait maintenant de source.

Le film allait devenir un des plus énormes succès de tous les temps et devenir culte dès sa sortie.

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Je me souviens avoir vu ce film avec ma grand’mère adorée qui avait alors 63 ans. Elle avait tellement pleurniché en triturant son sac à main qu’elle l’avait complètement démoli. mais en sortant du cinéma VARIA elle me fit cette remarque qui hante encore mes nuits « Comme c’est triste! mais cette histoire n’aurait pas duré, cette fille n’avait pas l’air franche! Tu as vu ses genoux? »

Paradoxalement, les avis se rallièrent à celui de ma grand’mère Juliette qui était peut-être elle aussi une Diana Vreeland  sans le savoir. C’est sur Ryan O’Neal que se fondaient tous les espoirs de succès. Le jeune acteur sortait d’un triomphe télévisé, « Peyton Place » où il avait été découvert en même temps que sa jeune partenaire Mia Farrow et le studio Paramount flairait la « valeur sûre ». Personne ne se prononçait encore à propos d’Ali MacGraw.

Le soir de l’avant première, après la projection du film, toute l’équipe offrit une réception au bar « Guid » sur Sunset Boulevard.

Tout le monde se rua sur Ryan O’Neal plus embarassé qu’autre chose devant cette foule qui n’était pas loin de scander « L’Oscar! L’Oscar pour Ryan! » Jack Nicholson et Anthony Quinn, les yeux encore humides en vinrent presque aux mains pour être le premier à congratuler Ryan O’Neal, le nouveau « grand d’Hollywood ».

Ali, souriant péniblement dans un coin passe un des moments les plus pénibles de sa vie, les réactions sont mitigées à son égard  »Trop froide » trop artificielle », « trop vieille », « elle minaude ». Personne non plus ne prit garde à un jeune comédien qui débutait dans le film: Tommy Lee Jones.

La revanche viendra quelques mois plus tard! Propulsée star planétaire, Ali MacGraw est nommée aux Oscars avec Ryan. Le film rafle sept nominations et seul Francis Lai est couronné pour sa musique. John Wayne et Maggie Smith ont triomphé de Ryan et Ali.

Petite satisfaction personnelle pour Ali, Elle recevra un golden globe pour sa performance, ce qui n’est pas le cas de Ryan O’Neal et la suite de « Love Story », « Oliver’s Story », où Candice Bergen lui succède ne connut strictement aucun succès!

Le temps de mouler les empreintes de ses divines extrémités dans le ciment, Ali, proclamée superstar vole vers son tournage suivant « The Getaway » avec l’icône Steve MacQueen. Elle est flatée et elle peut! C’est MacQueen qui a EXIGE Ali pour incarner son épouse dans le film.

La belle Ali va tomber amoureuse de son partenaire, le mari baffoué va se lamenter dans les gazettes « Elle n’est rien sans moi, c’est moi qui l’ai faite! » rien n’y fit.

Steve et Ali s’aimaient, atirés vers l’autre comme deux aimants…ou par le vide. Le père d’Ali buvait et flanquait des roustes, la mère de Steve était alcoolique et a fini par le confier à dieu sait qui qui le refourgue à dieu sait qui d’autre jusqu’à ce qu’il aterrisse à l’armée! Pas bien longtemps, d’ailleurs! Même là on ne réussira pas à le discipliner! Il n’y aura eu qu’à l’actor’s studio qu’il aura accepté d’écouter ce qu’on lui disait et se plier à une vague doctrine à défaut de discipline.

Steve MacQueen avait un problème d’alcool et il faut le dire, une incapacité totale à contenir ses colères facilement violentes! Cet homme ivre et brutal ramène Ali MacGraw vers son schéma parental. Très vite elle encaisse aussi bien les coups que la la vodka. On se tabasse on se déchire, on se trompe, on revient on s’aime et on se supplie chez les MacQueen! Ali ne tourne plus pour le cinéma, sa vie est ailleurs! Dans l’amour et le tumulte.

Tout le monde l’ignore encore, mais pour Ali MacGraw, la gloire s’éteint aussi vite qu’elle n’était apparue. Mais pour MacQueen aussi, la quintessence de sa carrière sera derrière lui après leur divorce. Malgré « Papillon », malgré « La Tour Infernale », l’acteur qui mourra à cinquante ans signe avec son acte de divorce la fin de son apogée et entame son déclin accéléré encore par le cancer.

Ali MacGraw, plus solide que son personnage de « Love Story » va remonter la pente. Elle ne boit plus désormais et doit sa nouvelle vie et sa « rédemption » au YOGA dont elle deviendra une des chantres.

Elle tournera encore quelques films, des films de « durs », on n’a pas été madame MacQueen impunément et on lui flanque Kris Kristofferson comme partenaire dans un film sur les routiers! A quelques années près, on lui fourguait Stallone!

Le temps passa, de loin en loin un élan du coeur irrésistible ramenait Ali MacGraw devant les caméras et on la retrouva même dans « Dynasty ».

Mais hélas, les années 70 étaient terminées et ne revinrent jamais. Les « happy fews BCBG surgirent et tuèrent la liberté en échange d’amours de têtes couronnées, de séries Tv et d’actions en bourse!

Vivement qu’à nouveau les temps changent!

Celine Colassin.

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QUE VOIR?

1968: What a Lovely Way to Die: Avec Sylvia Koscina, Kirk Douglas et Eli Wallach

1969: Goodbye Colombus: Avec Richard Benjamin

1970: Love Story: Avec Ryan O’Neal, Ray Milland et Tommy Lee Jones

1972: The Getaway: Avec Steve MacQueen

1978: Convoy: Avec Kris Kristofferson

1979: Players: Avec Dean Paul Martin

1985: Murder Elite: Avec Billie Whitelaw

1994: Natural Causes: Avec Janis Paige

1997: Glam:Avec Natasha Grayson Wagner et Valérie Kaprisky

 

541: CLAIRE KELLY

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Claire Kelly reste un véritable « cas » dans l’histoire des beautés hollywoodiennes! Si elle fut célèbre, sous contrat avec les plus prestigieux studios et tourna dans des films de prestige, Elle dut les heures les plus éblouissantes de sa gloire à un évènement mondain qui ne la concernait en rien: le mariage de Grace Kelly.

Lorsqu’à Hollywood on comprit que non seulement Monaco n’était pas Morocco, que Grace ne devenait pas musulmane dans un harem mais ne reviendrait quand même jamais au cinéma , il y eut les irréductibles tels Hitchcock, Cary Grant et Frank Sinatra qui jurèrent de la ramener bientôt aux écrans et ceux qui se mirent à chercher sa « remplaçante ».

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Or ils ne cherchèrent même pas, ils décrétèrent  d’emblée que le trône laissé vacant par Grace revenait de droit selon une implacable évidence à Claire Kelly et à personne d’autre! Est-ce ce patronyme commun qui influença ce vote unanime, je l’ignore.

Quoi qu’il en soit, les photos du mariage monégasque firent place dans les gazettes à celles de la nouvelle Kelly qui n’était plus Grâce mais Claire!

Cette succession programmée laissa la principale concernée complètement sidérée, mais l’affaire virait au véritable phénomène de société qui resta pourtant…sans suite!

Personne ne succéda à Grace Kelly.

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Le 15 Mars 1934 Claire Ann Green naît à San Francisco. Ses parents sont de riches éleveurs de bétail et Claire connaîra une enfance heureuse et dorée avant d’aller parfaire ses bonnes manières dans de stricts collèges du New Jersey.

La jeune fille grandissant en âge mais surtout en beauté tâta du théâtre au collège, devint mannequin alors qu’elle était en vacances à Miami, posa pour quelques publicités qui l’amenèrent à la télévision où elle devint hôtesse sur le talk show de l’hilarissime George DeWitt et dès qu’elle eut un agent, celui-ci lui organisa un test chez MGM.

Nous étions en 1951 et Claire, sans doute grisée par la tournure des choses épousa George DeWitt, alias George J.Florentin.

Très vite Claire est l’heureuse maman d’un petit garçon, Nicholas Christopher qui naît en Septembre, puis d’un second, George Anthony qui vient au monde en 1954. Entre ses deux maternités, Claire pose pour une impressionnante collection de « covers » et défraie la chronique avec les incessantes querelles matriomniales qui font le quotidien de son couple et celui de la presse locale par le même occasion! La MGM n’a rigoureusement rien à lui faire faire et elle devra attendre que Bob Cummings l’invite sur son show tv pour se montrer à nouveau à l’écran en…1955!

Entretemps la tragédie l’avait frappée de plein fouet!

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En Novembre 1954, George Anthony a deux mois à peine, la famille est en vacances à Miami et reçoit à dîner le boxeur Pep Willie. L’ancien champion poids plume ne se sépare jamais de son cocker Duc. Nicholas, le fils aîné des DeWitt n’a que trois ans et taquine un peu trop le chien qui le mord à la lèvre. Le petit garçon est emmené aux urgences, il faudra vingt-cinq points de suture, on décide de l’anesthésier. Hélas le petit Nicholas fait une réaction allergique à l’anesthésie et meurt le 6 Novembre 1954 après avoir combattu trois jours et trois nuits dans un poumon d’acier.

Claire Kelly est anéantie et sombre dans une profonde dépression qui va durer près d’un an.

Le public est sincèrement désolé du triste sort qui s’acharne sur la belle Claire et on admire Bob Cummings de l’inviter dans son show pour la sortir de la terrible dépression qui l’accable. Tout le monde sera alors complètement stupéfié de découvrir que la belle désespérée a repris du poil de la bête non grâce à son travail à la télévision, mais plutôt grâce au beau Lance Reventlow qui n’est autre que le fils de la richissime Barbara Hutton!

Claire se sépare de son mari, gagne New-York où son travail à la TV la réclame et se fait recruter par les plus prestigieuses agences de mannequins du moment! Lance passe sa vie à lui téléphoner à un point tel que Barbara Hutton pourtant l’heureuse propriétaire d’une des plus colossales fortunes du monde s’épouvante du montant des factures de téléphone de son fils!

Claire demande le divorce et l’obtient ainsi que la garde de son fils, déclarant à la presse: « A la télévision George DeWitt est un comique exraordinaire, mais à la maison j’attends toujours qu’il me fasse sourire! »

Dès son divorce prononcé, les quandidats à la sucession sentimentale de George, Elvis Presley et le prince Ali Khan en tête, se jetèrent à ses pieds mais Claire les envoya sur les roses, se fendant d’une autre déclaration à propos d’Elvis: « La vie ne m’a pas épargnée, j’ai subi la mort d’un enfant et un divorce difficile, je ne vais pas me distraire avec un gamin! ». Le prince Ali sera qualifié de  » trop godiche »!  plus tard Frank Sinatra aura plus de chance!

En attendant Frankie, il y aura le très amusant épisode Nikki Hilton! Le jeune héritier milliardaire, débarassé d’Elizabeth Taylor et de Joan Collins tombe sous le charme de Claire et celle-ci a même le bonheur de plaire au patriarche Conrad Hilton qui la trouve d’une parfaite distinction, allant jusqu’à l’inviter dans le fief famillial d’Arrowhead Lake pour un week-end « en famille ». Hélas on sait que l’alcool rendait Nikki Hilton aussi abruti que violent et lorsqu’il s’avisa de manquer de respect à Claire en la qualifiant de « poule de luxe » il prit une belle râclée devant papa éberlué!

Pour la première fois, en 1956, elle débute au cinéma dans « The Best Things in Life are Free », une comédie musicale tournée à New-York avec Dan Dailey et Sheree North où Claire ne fait hélas que vaguement se trémousser derrière la danseuse Barrie Chase. Appelons sa performance une « figuration très agitée »!

Vient ensuite l’épisode Frank Sinatra durant lequel ces deux-là se prélassent à Palm Springs loin de la foule curieuse et déchaînée. C’est là que la surprend l’épisode » nouvelle Grace Kelly » La MGM s’empresse de lui trouver des rôles, et tant pis si elle rechigne à s’initier à la plongée sous marine pour « Underwater Warrior », il faut vendre la nouvelle Grace Kelly.

Mais celle-ci est moins docile que la précédente! Il suffit que Frank Sinatra l’appelle et elle saute dans un avion ou dans sa Cadillac pour le rejoindre à Las Vegas!

Dès 1956, la carrière de Claire Kelly est sur une très bonne voie et elle est déclarée la « plus sensationnelle découverte faite par Hollywood depuis Rita Hayworth » ce qui n’est pas rien!

Pour le bien de leur petit garçon elle a repris des relations cordiales avec son ex mari George DeWitt mais alors même qu’elle songe à se remarier avec lui il lui présente sa fiancée, la bombe italienne Silvana Pampanini! Claire s’offusque et se jette à la tête de l’acteur Perry Lopez; la situation tourne à l’aigre et George De Witt quitte la ville en emmenant leur fils sans le consentement de Claire qui met toutes les polices du continent à ses trousses!

DeWitt réagit en publiant la liste de tous les amants de Claire qu’elle aurait présentés à leur fils comme leur « futur papa » mais mal lui en prit car Frank Sinatra y figurait en bonne place et d’un simple coup de fil il refroidit définitivement les fureurs de George DeWitt qui, couvert de sueur froide se voyait déjà enterré quelque part dans le désert du Nevada!

Mais le travail de sape morale qu’avait effecué DeWitt fit pencher la balance de la justice en sa faveur et il obtint la garde de leur fils à cause de la vie bien trop dissolue de Claire pour faire une bonne mère aux yeux de la loi.

Une nouvelle fois elle s’effondra et il fallut pour qu’elle retrouve le sourire que Perry Lopez la demande en mariage le soir de Noël 1959 avec une ensorcelante bague en diamants.

Ils se marièrent le 27 ars 1960, mais ce mariage ne dura guère plus qu’un feu de paille. En 1961, Claire était déjà libre de se remarier dès le 21 Octobre avec Robert Alan Kenaston, fils qu’avait eu l’actrice Billie Dove avec un richissime banquier dont Robert est maintenant l’héritier.

En Juillet 1963 elle divorçait de nouveau après avoir donné le jour à Robert Jr né le 1 Juin 1962.

Claire Kelly ne sera jamais une star mais elle se remariera encore avec un ultime milliardaire, Robert Murphy.

Le  Juillet 1998 elle s’éteignait à Palm Springs où elle avait été tant heureuse avec Frank Sinatra.

Claire Kelly n’avait que 64 ans.

Sa carrière malgré tout ce tapage et sa beauté sensationnelle n’avait jamais vraiment décollé même si elle se montra périodiquement jusqu’en 1972.

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QUE VOIR?

1956:The Best Things in Life are Free: Avec Sheree North, Dan Dailey et Barrie Chase

1958: Snowfire: Avec Don et Molly Macgowan

1958: Party Girl: Avec Cyd Charisse et Robert Taylor

1958: The Badlanders: Avec Kathy Jurado, Alan Ladd et Ernest Borgnine

1959: The Underwater Warrior: Avec Dan Dailey

1959: Ask Any Girl: Avec Shirley MacLaine, Gig Young et David Niven

1965: The Loved One: Avec Anjanette Comer et Dana Andrews

1967: A Guide for the Married Man: Avec Inger Stevens et Walter Mattaw

1972: Straight on Till Morning: Avec Rita Tushingham

479: IRENE TSU

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Il y  a longtemps que je vous ai laissés sans nouvelles « glamour girl » à admirer, Voici, pour me faire pardonner la très exotique Irène Tsu.

Irène Tsu naquit le 4 Novembre 1942 (ou le 5 Avril 1943 selon les sources) à Shangaï. Elle est alors Tsu Wei Ho. Son père est comptable et sa mère une conceptrice de tissus très réputée. Un métier passion qui va très tôt fasciner la petite fille. Ce couple que tout oppose professionnellement donnera bientôt une petite soeur à notre future héroïne.

En 1948, la Chine est en pleine révolution communiste! Le couple dont les métiers sont de compter l’argent et parer les élégantes doit fuir Shangaï. Bientôt Tchang Kaï Check nommera le père de Tsu Wei Ho gouverneur de la province de Taïpeh.

Mais hélas, notre élégante styliste, habituée au bouillonnement culturel de Shangaï se déplaît souverainement en province et entame des démarches officielles pour quitter la Chine et gagner l’Amérique. Il lui faudra sept ans d’obstination pour avoir gain de cause. Sept ans qu’elle passe à Hong-Kong et où elle prépare ses filles à devenir Américaines. Elles apprendront l’anglais, le français et la danse classique.

Elle débarque avec ses deux filles à New-York en 1957, la future Irène va bientôt avoir 15 ans.

Notre jeune imigrée continue ses brillantes études, mais en 1959, un petit phénomène bouleverse l’amérique: « Le Petit Monde de Suzie Wong » Le ban et l’arrière ban des jeunes beautés asiatiques est écumé pour découvrir cette perle rare dont Broadway rêve la nuit; Irène passe des essais, elle est retenue malgré son inexpérience. Elle jouera pendant plusieurs mois avant de partir en tournée avec la pièce, se faufilant entre les passes d’arme que se livrent France Nuyen et Nancy Kwan en duel pour le rôle titre!

La belle Irène, rentrée de tournée reprendra ses chères études et sa carrière se serait peut-être arrêtée là si elle n’avait pas été couronnée « Miss Chinatown USA ». La belle lauréate déclare que le prix qui lui a été décerné en bonnes espèces sonnantes et trébuchantes lui viendra bien à point pour terminer ses études!

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Mais lorsqu’Hollywood entend parler d’une beauté rare qui ne tient pas à faire du cinéma, les dirigeants des studios n’ont plus qu’une seule idée en tête: la faire changer d’avis le plus tôt possible! Elle débarque donc à Hollywood, s’inscrit au collège et la FOX décrète qu’elle deviendra une des esclaves d’Elizabeth Taylor dans « Cléopâtre ». Les retards que cumulera le film l’obligera à décliner l’offre! Elle devient malgré tout une actrice en vue durant toutes les années 60, ne signant aucun contrat à moins de 2500$ la semaine! Irène est célèbre, la télévison et la publicité font appel à ses gracieux services, elle est de toutes les séries de prestige et elle sera durant deux ans l’image des huiles pour moteurs « Chevron ». La belle investit également dans de distingués restaurants, et puisqu’il faut à toute star hollywoodienne digne de ce nom au moins une aventure tapageuse, ce sera Frank Sinatra! Elle aura également un irrductible ennemi: John Wayne qui lui voue une haine incoercible depuis « Les Bérets Verts ».

Les années 60 révolues, Sinatra ayant jeté son dévolu sur Mia Farrow, Irène Tsu épousa le jeune réalisateur hongrois Ivan Vagy le 15 Août 1971. Elle se fera alors plus discète et reviendra à ses premières amours: finir ses études et devenir styliste comme maman, sans pour autant bien entendu renoncer à paraître aux écrans.

En Novembre 1975 elle revenait à Hong Kong, accueillie comme une déesse pour la première de son film « Le Tigre de Papier ». En 2002, elle adoptait une petite fille.

Irène semble être une femme heureuse et satisfaite se sa vie, à l’heure où je crée cette notice, soit au printemps 2012, Irène est en tournage pour la télévision.

Celine Colassin.

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QUE VOIR?

1963: Under the Yum Yum Tree: Avec Carol Lynley et Jack Lemmon

1965: How to Stuff a Wild Bikini: Avec Annette Funicello et Beverly Adams

1966: Paradise, Hawaïan Style: avec Suzanna Leigh et Elvis Presley

1966: Island of the Lost: Avec Robin Mattson et Sheilah Wells

1966: 7 Women: Avec Sue Lyon, Anne Bancroft et Margaret Leighton

1968: Les Bérets Verts: Avec John Wayne

1972: Stand Up and Be Counted: Avec Jacqueline Bisset et Stella Stevens

1974: Airport 1975: Avec Karen Black et Charlton Heston

1975: Paper Tiger: Avec David Niven et Hardy Kruger

1976: Damien’s Island: Avec Humberto Halmazan

1986: Down and Out in Beverly Hills: Avec Bette Midler et Nick Nolte

1996: Tian Mi Mi: Avec Maggie Cheung et Leon Laï

2006: Way of the Flesh: Avec Zoé Saldana, Wood Harris et David White

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