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653: DINA SASSOLI

653: DINA SASSOLI sassoli

Comme Federico Fellini, Dina Sassoli naît à Rimini , sur les côtes de l’Adriatique en Emilie Romagne.

Federico était né le 20 Janvier 1920, Dina vient au monde le cinq Août de la même année. Il semble que les bonnes fées s’intéressaient alors beaucoup à ce qui n’était encore qu’un petit village avant de devenir une des stations balnéaires les plus fréquentées du pays.

Devenue une ravissante jeune fille rêvant de cinéma, Dina prit son courage à deux mains, bien avant Federico et gagna Rome. Nous étions à la fin des années 30, L’Italie est encore en pamoison sous la coupe de Benito Mussolini qui révolutionne le cinéma et fait sortir Cinecitta de terre, rêvant de concurrencer Hollywood et faire du cinéma une des plus puissantes entreprises du pays. Pour se faire, on lance de nombreux concours à travers tout le pays grâce aux nombreux magazines consacrés au cinéma, Dina gagne celui du magazine « FILM »

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Dina pouvait-elle rater ça? la ravissante demoiselle gagna donc Rome, fit ses premières figurations au cinéma dès 1939 mais rencontra surtout l’amour avant le succès. Tombée follement amoureuse d’un jeune acteur qui deviendrait une des valeurs les plus sûres des décennies suivantes: le beau Massimo Serrato avec qui elle forme un couple jeune, beau et follement romantique.

Cette liaison d’éternels fiancés ne sera d’ailleurs pas étrangère aux premiers succès des derniers Roméo et Juliette de l’avant guerre.

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Le dictateur ne rêve pas que de cinéma, il rêve de conquête, ce sera la guerre et paradoxalement le premier âge d’or du cinéma italien. C’est le règne des grandes divas mussoliniennes, provocantes, tapageuses, luxueuses et belles à mourir rien n’est trop beau, aucune mise en scène n’est trop luxueuse pour faire rutiler les Clara Calamai et les Doris Duranti à l’écran! Mois tapageuse, Dina Sassoli  qui tournera pourtant avec les deux est pour le cinéma italien des années guerre ce que sera bientôt Anouk Aimée pour le cinéma français. A peine quelques mois après son arrivée à Rome, elle fait la connaissance du réalisateur à succès Mario Camerini qui fait d’elle la vedette de ses comédies.

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Don Giovanni

La réussite de Dina est fulgurante. Débarquée en 1939, petite figurante dans l’ombre de la française Madeleine Sologne, elle est déjà connue dès 1940, grande vedette en 1941 et superstar en 1942!

Mais le cinéma de Mussolini n’a pas que ses admirateurs inconditionnels. Il y a les cinéastes et les acteurs qui n’apprécient ni la politique du pays ni les vues artistiques du tyran qui clame ses discours comme s’il était sur la scène de l’opéra comique avant de s’en aller faire le baisemain à Hitler en coulisses.

Et dans le rang des opposants en art, il y a la tempétueuse Anna Magnani qui crache avec beaucoup de conviction sur les films que tournent des actrices comme Anna Sassoli, même s’il se murmurera toujours que la verdeur de ses critiques tenait surtout au fait qu’elle n’était pas assez belle pour briller dans ce cinéma là et avait échoué aux portes de la gloire malgré ses efforts très appliqués.

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Mais la tempétueuse Anna va surtout convaincre le beau Massimo.

Il quitte Dina pour Anna, une femme 12 ans plus vieille qu’elle (et huit ans plus vieille que lui) et qui ne tourne encore que des seconds rôles avec le comique Toto. mais une femme avec qui il aura un enfant. Luke qui naît le 23 Octobre 1942 et qui restera le seul enfant d’Anna Magnani et gravement handicapé à cause de la poliomyélite.

On le sait, la liaison entre Massimo Serrato et Anna Magnani sera courte, elle va bientôt rencontrer son seigneur et maître Roberto Rossellini.

Diana Sassoli continua de faire des films, c’est l’activité qui convient le mieux à une star et elle était une star!

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@Marlène Pilaete de l’Encinemathèque

Et lorsque Roberto Rossellini sera reconnu comme un génie national et Anna Magnani comme sa muse, Dina Sassoli haussera ses belles épaules, n’est-elle pas la muse de Mario Camerini? Ce qui met Dina sur un pied d’égalité avec Vittorio de Sica puisqu’il est, lui, l’acteur préféré de Camerini.

Mussolini mis hors d’état de nuire, la carrière au cinéma de Dina Sassoli connut un net ralentissement. Non qu’elle prit le deuil du dictateur ou inquiétée come le fut Doris Duranti forcée à l’exil, Tout simplement parce que l’Italie exsangue n’avait plus de quoi tourner autant de films, on n’avait même plus de pellicule et il faudra toute l’intelligence de ses amis Vittorio de Sica et Alberto Lattuada pour faire renaître le cinéma italien de ses cendres. n attendant le néo réalisme, Dina Sassoli avait fait les grands sois du théâtre.

Elle reviendra bien entendu tourner, même si le temps passant, elle ne tient plus l’emploi de douce Juliette mais de femmes plus mûres. Dina n’est plus une jeune première, il y a donc en toute logique moins de rôles pour elle. Une nouvelle génération d’actrices est née des décombres de la guerre, elle sont pour nom Gina Lollobrigida, Silvana Pampanini, Lucia Bose, Sophia Loren et bien d ‘autres.

Dina ne s’en offusqua pas, il n’y avait rien là que de très normal et puis après tout, n’était-elle pas une star d’avant guerre? On a beau dire, mais ça change tout!

Elle ira de beaux rôles de composition au cinéma en grands rôles au théâtre avant que la télévision ne soit suffisamment mûre pour qu’elle s’y engouffre et y connaisse de nouveaux grands succès.

Et puis si ses grandes rivales du temps de Mussolini qui brillèrent bien plus qu’elle ne sont plus que de lointains souvenirs, ne va-elle pas, elle, donner la réplique à Elizabeth Taylor?

En 1986, Dina termine sa carrière en donnant la réplique à Claudia Cardinale dans « La Storia »

Le 24 Mars 2008, elle s’éteint dans sa paisible retraite romaine. Elle avait 87 ans.

Il y avait plus de vingt ans que Dina Sassoli n’était plus apparue à l’écran. mais Dina qui s’en allait fut ce jour là une déchirure pour tous les italiens.

Celine Colassin

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QUE VOIR?

1939: Le Père Lebonnard: Avec Madeleine Sologne et Ruggero Ruggeri

1939: Follie del Secolo: Avec Paola Barbara et Armando Falconi

1940: Miseria e Nobiltà: Avec Elli Pavro et Vicenzo Scarpetta

1940: Alessandro, Sei Grande! Avec Armando Falconi et Vivi Gioi

1940: Kean: Avec Germana Paolieri et Rossano Brazzi

1941: I Promessi Sposi: Avec Gino Cervi

1942: Perdizione: Avec Adriano Rimoldi

1942: Don Giovanni: Avec Paolo Stoppa et Adriano Rimoldi

1942: La Morte Civile: Avec Carlo Ninchi

1942: Il Leone di Damasc: Avec Doris Duranti et Carla Candiani

1942: Capitan Tempesta: Avec Carla Candiani et Doris Duranti

1945:Due Lettere Anonime: Avec Clara Calamai

1945: Nessuno Torna Indietro: Avec Doris Duranti Elisa Segani, Valentina Cortèse et Maria Denis

1945: Canto, ma Sottovoce… Avec Mariella Lotti et Francesco Albanese

1946: Pian Delle Stelle: Avec Emilio Baldanello

1946: Umanità: Avec Gino Cervi et Roldano Lupi

1946: Un Giorno Nella Vita: Avec Mariella Lotti et Elisa Segani

1947: Il Cavaliere del Sogno: Avec Mariella Lotti et Amedeo Nazzari

1949: Il Mulino del Po: Avec Carla del Poggio et Jacques Sernas

1951: L’Ultima Sentenza: Avec Antonella Lualdi et Charles Vanel

1952: I Figli non si Vendono: Avec Léa Padovani et Jacques Sernas

1953: L’Envers du Paradis: Avec Denise Vernac, Erich von Stroheim et Jacques Sernas

1956: Kean: Avec Eleonora Rossi Drago et Vittorio Gassman

1972: Fratello Ladro: Avec Graziella Granata et Gino Cervi

1973: Ash Wednesday: Avec Elizabeth Taylor, Henri Fonda et Helmut Berger

1976: L’Agnèse va a Morire: Avec Ingrid Thulin et Michèle Placido

1980: Oggetti Smarriti: Avec Mariangela Melato et Bruno Ganz et  Renato Salvatori

1980: Voltati Eugenio: Avec Carole André et Bernard Blier

1986: La Storia: Avec Claudia Cardinale

576: CLARA CALAMAI

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J’ai déjà abordé au fil de ces pages le règne éphémère mais non moins tapageur des grandes divas mussoliniennes.

Emportées par la fureur de leur temps elles surfèrent bien un peu sur la vague qui balaya l’Italie alors sous le régne et l’emprise du « Duce », accrochées au fil de leur téléphone blanc. Et si on peut renâcler aujourd’hui sur leur héroïsme face au dictateur mégalomane, on ne peut guère s’en prendre à leur travail d’actrice qui reste mémorable. Même si les films où elles brillèrent de mille feux sont devenus très difficiles à voir aujourd’hui.

Et puis après tout, est-ce bien aux actrices de monter au créneau pour désiller les yeux de la population sur la mégalomanie furieuse d’un dictateur alors adoré de tous, et donc pourquoi pas d’elles? Un dictateur qui soit dit en passant donna au cinéma italien ses heures les plus luxueuses et fit ériger Cinecitta. On aime bien, après la défaite des puissants pointer du doigt les artistes qui continuèrent à exercer leur métier sous le joug des dictatures. Mais comme disait Arlertty à propos des Allemands: »Ils ne payaient pas nos loyers, que je sache! » Guitry soulignant au passage que celles qui n’avaient pas joué durant les sombres années d’occupation étaient souvent celles dont on avait pas voulu, affichant ensuite dans un Paris libéré leur manque de talent ou de succès comme autant de bravoures face à l’ennemi.

Alors oui, Clara Clamai comme toutes les stars de son temps fut confrontée au dilemene du plateau de cinéma ou des geôles de l’état. Pour elle comme pour tant d’autres, la réponse était si évidente qu’elle ne se posèrent probablement pas la question. L’Italie vénérait Mussolini, Clara était Italienne, le pays courait à se perte, elle lui emboîtait le pas. Elle faisait son métier, tout simplement, celui d’être une star et le fou de Rome lui permit de le faire dans des conditions jamais imaginées encore. D’ailleurs, si Clara Calamai reste célèbre aujourd’hui, ce n’est pas tant pour ses opinions politiques et son avis sur le délabrement mental de plus en plus évident de Benito Mussolini mais bien pour sa guerre personnelle et sans merci livrée à sa plus grande rivale Doris Duranti!

Clara Calamai naît à Parato en Toscane, une date qui reste sujette à caution, alant de 1909 à 1915, mais toujours un 7 Septembre!

On sait peu de choses de ses jeunes années. la jeune fille débuta au cinéma en 1938, un second rôle encore, dans une gaudriole miliaire: « Pietro Micca’. Ellle dut probablement y faire forte impression puisque les films se mirent aussitôt à s’enchaîner à vive allure, ce qui allait permettre à la débutante de donner la réplique à Vittorio de Sica ou à un autre nouveau venu nommé Rossano Brazzi.

Lorsque la guerre éclata, moins d’un an après ses débuts Clara Clamai était déjà une vedette. Mussolini misant entre autres sur son cinéma pour glorifier l’Italie aux yeux du monde. On allait faire d ‘elle et de quelques autres, des star fabuleuses destinées entre autres choses à faire oublier par leurs incontestables qualités des stars telles que Hedy Lamarr, Rita Hayworth, Betty Grable ou Ann Sheridan désormais interdites.

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Cinecitta dont les peintures n’étaient pas encore tout à fait sèches devint la nouvelle Hollywood pour européens et tout le monde se prit au jeu! Les stars se couvrirent de kilos de bijoux, de kilomètres de fourrures, érigèrent leurs châteaux, creusèrent leurs piscines et devinrent aussi tapageuses à la ville qu’à l’écran.

Clara Clamai et son irréductible rivale Doris Duranti, « LA » Duranti, d’ailleurs plus jeune qu’elle,  furent sans doutes les plus voyantes de toutes, estimant se devoir à un public qu’elles éclaboussaient de rêve et de luxe alors que la misère déjà frappait les familles emportées dans la tourmente du temps.

Ces passionnants jeux du cirque braqueront constament les projecteurs mussoliniens sur les deux irréductibles rivales. On ne vit qu’elles à un point tel qu’elles serviront bien involontairement de paravent à d’autres stars de l’époque qui passèrent à autre chose mine de rien lorsque le vent tourna comme Alida Valli, Valentina Cortèse, Anna Magnani, Amedeo Nazzarri, Luchino Visconti ou Vittorio de Sica.

La rivalité entre ces deux là fut sans borne. Ce tapage grandiose ferait passer la guerre entre Joan Crawford et Bette Davis pour querelles d’écolières . Le public en frissonnait d’aise et le point d’orgue vint lorsque Clara se fit arracher sa chemise de nuit déjà complètement transparente pour apparaître seins nus dans un de ses films!

Le scandale comme l’émoi furent à leur comble! « Les seins de la Calamai un acte de bravoure politique » put-on lire dans la presse! Les cinémas projetant le film ne désemplissaient pas et nombre de mâles télespectateurs entraient à chaque séance uniquement pour la scène des seins nus sans s’appuyer encore une fois le mélo d’époque servant d’excuse à cette exhibition débridée!

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Le sang de la Duranti ne fit qu’un tour et elle exigea que l’on intègre immédiatement une scène « seins nus » dans le film qu’elle tournait, déclarant d’un haussement d’épaules couvertes de zibeline: « Montrer ses seins? Et alors? la belle affaire! Moi j’en montrerais bien plus si celà servait à la bonne compréhension de l’intrige d’un film de qualité! »

Il faut reconnaître pour être tout à fait sincère que non seulement Doris Duranti était plus jeune que Norma Calamai puisque née en 1917, mais qu’elle s’était taillée une solide réputation d’actrice de composition, ne rechignant pas à « chercher l’effet » et jouant même le rôle d’une femme noire en 1937, et ce alors qu’elle était blonde.

Clara était plus mesurée dans ses explois filmés si on excepte cette intéressante diversion et se contentait de briguer les lauriers d’une pétillante Danielle Darrieux ou d’une Merle Oberon. Elle roulait des yeux naïvement écarquillés comme  une Carole Lombard dans un Lubitch et ce même si elle agonisait dans le plus sordide mélodrame.

Nul doute d’ailleurs que si l’actrice avait été plus régulièrement distribuée dans des comédies farfelues elle aurait littéralement désoudé sa rivale!

A peine rhabillée, Clara tourna sous la direction de Luchino Visconti qui lui vouera un véritable culte. Il fera d’elle son héroïne en savates et cheveux gras d’ »Ossessione », sa version très rurale du « Facteur sonne toujours feux fois ». Et même si Visconti s’attache plus à filmer les muscles de son partenaire Massimo Girotti qui a l’air tout droit sorti de chez Jean-Paul Gauthier, l’interprétation de  Clara marquera au fer rouge les imaginations juvéniles de Gina Lollobrigida et Sophia Loren qui sauront s’en souvenir en temps voulu.

Lorsque Musssolini sera mis hors d’usage par une foule vengeresse, Clara ne sera pas déboulonnée de son pied d’estal, accueillant la liberté nouvelle en recevant le ruban d’argent de la meilleure actrice au bras de son mari tout neuf le comte Leonardo Bonzi épousé le 19 mai 1945. Et ce pour un film tourné sous la direction de Roberto Rossellini qui avait privé son épouse Anna Magnani du rôle pour le lui confier.

Doris Duranti connaissait quant à elle les froides geôles et l’exil.

Ce mariage durera dix ans et produira deux filles avant que d’être dissous en 1959.

Clara Calamai vivra ensuite une longue liaison avec un as de l’aviation: Valerio Andreoli.

La guerre terminée, les divas mussoliniennes mourrurent avec l’armistice. L’Italie inventa le néo réalisme où il n’y avait pas plus de téléphones blances que de soucoupes volantes. Clara n’avait rien à y faire même si elle connaissait tout le monde!

Elle tournera pourtant encore jusqu’à la fin de la décennie ensuite se fera plus rare. Le temps passait, flétrir ne l’amusait pas.

Elle reviendra se montrer vieille pourtant. D’abord par amitié pour Luchino Visconti qui la dirige entre Annie Girardot et Silvana Mangano dans « Les Sorcières » en 1967 Puis, en 1975 elle cède à l’appel de Dario Argento et effraie les populations dans « Profondo Rosso » son baroud d’honneur.

Elle s’éteint en toute discrétion ce qui en surprit quand-même plus d’un le 21 Septembre 1998, 14 jours après avoir fêté son anniversaire, mais lequel?

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QUE VOIR?

1938: Pietro Micca: Avec Guido Celano

1939: Il socio invisibile: Avec Carlo Romano

1940: Le sorprese del vagone letto: Avec Enrici Viarisio et Paolo Stoppa

1940: Boccaccio: Avec Osvaldo Valenti

1941: Luce nelle tenebre: Avec Fosco Giachetti et Alida Valli

1942: Le vie del cuore: Avec Miriam di San Servolo et Sandro Ruffini

1942: La cena delle beffe: Avec Amedeo Nazzarri et Valentina Cortèse

1942: Ossessione: Avec Massimo Girotti

1943: Ettore Fieramosca: Avec Elisa Cegani et Gino Cervi

1943: Addio, Amore! Avec Jacqueline Laurent

1945: Due Lettere Anonime: Avec Andrea Checchi

1946: L’adultera: Avec Ronaldo Lupi

1952: Il moschettiere fantasma: Avec Inge Borg, Rossana Podesta et Tamara Less

1957: Le notti bianche: Avec Maria Schell et Marcello Mastroianni

1958: Afrodite, dea dell’amore: Avec Isabelle Corey, Irène Tunc et Anthony Steffen

1967: Les Sorcières: Avec Silvana Mangano et Annie Girardot

1975: La Peccatrice: Avec Zeudi Araya Cristaldi et Francisco Rabal

1975: Profondo Rosso (Deep Red) Avec Marcha Meril et David Hemmings

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