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MARIE DUBOIS

marie dubois

La blonde Marie Dubois fut longtemps un des soleils du cinéma au cœur des Français. Elle symbolisait la jeune française populaire sans vulgarité, jolie mais accessible, rayonnante, solaire, jeune et heureuse, simplement simple. Pourtant son image restait floue. Jamais semble-il, carrière n’avait été menée avec moins de maîtrise et comme on s’y perdait un peu, Marie n’avait pas de véritable image et donc n’avait pas de véritable public même si paradoxalement tout le monde la connaissait et l’aimait.

Claudine Lucie Pauline Huzé voit le jour à Paris, le 12 Janvier 1937. Petite fille de français moyens sans grandes histoires à raconter, son papa est comptable, sa maman secrétaire. Elle aura, comme toutes les petites filles de sa génération, l’enfance entachée d’occupation. Elle est presque adolescente quand la France peut se permettre d’oublier enfin les privations des années de guerre. Les gravats déblayés, les morts comptés, les tickets d’alimentations périmés et les films américains enfin distribués. L’avenir est à l’optimisme et Claudine veut être comédienne. « C’est un métier de putain » S’exclame un de ses oncles à table.

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Elle suivra les cours de la rue Blanche puis débutera au théâtre, ensuite la télévision où elle débute sous son vrai nom. Un parcours on ne peut plus classique, j’ai envie de dire traditionnel.  Il est de coutume de dire que c’est François Truffaut le premier qui l’a repérée. Ne pinaillons pas. Même lorsqu’il la convoque pour un bout d’essai resté célèbre, elle a déjà tourné un petit bout de rôle pour Eric Rohmer dans « Le Signe du Lion » avec la belle Michèle Girardon.

Si je qualifie les essais que fit Marie Dubois pour Truffaut de célèbres, c’est que non seulement ils sont toujours visibles mais qu’ils nous montrent une petite parisienne ravissante, sportive mais « coiffée » qui manque de s’évanouir lorsque Truffaut lui demande de se conduire comme une chiffonnière et de l’insulter copieusement. La jeune fille en est incapable, au bout de cinq minutes, rouge comme un camion de pompiers et triturant sa pauvre blouse elle réussit à lancer le mot « con » !

Truffaut qui la rebaptise d’un nom « le plus simple possible », sans doute en hommage déguisé à Claudine Dupuis qu’il admire un peu honteusement en secret, l’engage quand même. Comment se passer d’une aussi adorable demoiselle. Elle tournera pour lui dans « Tirez sur le pianiste » et « Jules et Jim ». Deux courts rôles, certes, elle n’est la vedette d’aucun des deux films, quoique son rôle dans « Tirez sur le Pianiste » soit loin d’être négligeable. Mais ce sera suffisant pour qu’elle se retrouve estampillée « nouvelle vague ».

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Or, s’il est une personne qui se fiche de la nouvelle vague comme d’une guigne, c’est bien Marie Dubois ! Assoiffée de vie, la comédienne se fiche de la psychologie et des états d’âme de ses metteurs en scène! Elle est la première à se précipiter dans le cinéma de Gérard Oury ou de Gilles Grangier pour donner la réplique à Bebel, Louis de Funès, Fernandel ou Bourvil! Pour Marie une seule chose compte: L’envie de faire le film! Et chemin faisant elle tournera pour une série de metteurs en scène propre à rendre n’importe quelle actrice française malade de jalousie! Elle tournera entre autres pour Truffaut, Rohmer, Resnais, Molinaro, Godard, Granier-Deferre, Grangier, Oury, Enrico, Lautner, Malle, Vadim, Sautet, Verneuil, Japrisot, Doniol-Valcroze, Chabrol, Corneau et même René Clair. Qui de sa génération peut dire mieux ou aussi bien si ce n’est Catherine Deneuve et peut-être Bernadette Lafont? D’autant que l’on peut ajouter à cette prestigieuse liste le nom de l’illustre Luchino Visconti qui la dirige dans son dernier film « L’Innocent » en 1976.

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On peut même rappeler qu’elle fut d’une superproduction américaine « Monte Carlo or Bust » avec ses comparses Mireille Darc et Nicoletta Machiavelli. Une véritable usine à gaz avec Tony Curtis, Terry Thomas et Susan Hampshire en tête d’affiche

Comme la Garance de Marcel Carné dans « Les Enfants du Paradis », Marie Dubois aime plaire à qui lui plaît et ne sait pas dire non quand elle a envie de dire oui! Voilà tout son plan de carrière et sa vie privée va être tout aussi simple. En 1961 elle se marie avec Serge Rousseau qui fut lui-même acteur avant d’être agent de comédiens. Le couple aura une fille, Dominique, et c’est tout ce qu’il y aura à dire sur la vie privée de Marie Dubois, une des actrices françaises les plus sollicitées durant trois décennies.

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Un jour elle confessera à la télévision: « Non, ma vie n’est pas simple! Quand mes valises sont bouclées pour partir en tournage, je suis submergée par le désespoir de laisser ma petite fille et mon mari! Il m’arrive de sangloter des nuits entières dans ses bras et je sais que ma petite fille pleure aussi dans sa chambre. Je suis désespérée et je suis sincère. Et en même temps, il me piaffe d’être le lendemain, de partir, de rencontrer l’équipe et de tourner, de faire mon métier! Je suis une épouse je suis une maman et je suis une actrice, il faut que je me débrouille avec ça! Heureusement que mon mari le comprend…Mieux que moi d’ailleurs! »

Pourtant cette femme qui irradie de bonheur et de simplicité franche est une femme en sursis. Sur son premier tournage pour Truffaut, Marie Dubois se sent mal. Ce sont les premiers symptômes de la sclérose en plaques. D’abord anéantie par la nouvelle, la jeune femme qui n’a pas 25 ans et dont la vie commence à peine, refuse purement et simplement le diagnostic et se jette dans la vie comme si rien ne s’était passé, comme si rien n’avait été dit, diagnostiqué. La sclérose en plaques est une maladie très particulière qui peut laisser le malade qui en souffre tout à fait tranquille des années durant entre deux crises. Des crises qui frappent n’importe où n’importe comment, sans raison, sans symptômes annonciateurs et qui laissent chaque fois le malade un peu plus diminué jusqu’à la crise suivante qui viendra le lendemain, dans un an, dans dix, mais qui viendra. inéluctablement et à un rythme de plus en plus soutenu.

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Marie Dubois va avoir la chance inouïe de vivre vingt magnifiques années avant que la maladie ne se rappelle à son mauvais souvenir. 20 années à vivre heureuse avec son mari, faire le métier qu’elle adore et fonder avec sa fille une relation fusionnelle. Même si elles n’aimeront rien tant, lorsque Dominique sera devenue une aussi ravissante jeune femme que sa maman de se quereller comme des chiffonnières au point d’affoler les voisins, de l’aveu même de Marie Dubois. Puis de se jeter ensuite éperdument dans les bras l’une de l’autre. En 1977, Marie Dubois tourne un second rôle pour Alain Corneau dans son film « La Menace » dont les vedettes sont Carole Laure et Yves Montand. Sa prestation lui vaut le César de la meilleure actrice dans un second rôle. Sa joie est immense et ce César restera toujours cher à son cœur et en bonne place sur sa cheminée car il lui vient de ses pairs. Mais entre le tournage de Corneau et la soirée des Césars, le mal est revenu frapper l’actrice.

Elle va désormais vivre dans la crainte de se réveiller chaque matin diminuée par une crise. Sa bonne santé est irrévocablement condamnée, elle le sait et c’est inéluctable. Ce seront les béquilles puis la chaise roulante. Le processus est implacable et surtout incurable. Elle va devoir se montrer sage, ralentir sa carrière, ne plus accepter que des rôles de quelques jours, souvent pour la télévision où les tournages sont plus rapides. Peu à peu le mal fait son œuvre mais Marie Dubois pourra encore se survivre honorablement aux yeux du public en cachant son mal à tous pour rester une actrice. En 2001 l’actrice annonce publiquement sa maladie dont les crises se sont rapprochées et s’intensifient. Dans son drame elle a la chance de ne pas avoir la vue et l’élocution qui se brouillent comme c’est souvent le cas. La vie n’en a pas fini . En 2007 son mari la laisse veuve après 46 ans de mariage. Marie quitte alors son Paris adoré et s’installe à Pau pour se rapprocher de sa fille Dominique.

Clouée dans son fauteuil roulant, en sursis perpétuel, Marie Dubois reçoit les honneurs qui lui sont dus. Faite officier de la légion d’honneur en 2013, elle reste une femme active, certes plus dans le cinéma mais dans la reconnaissance de la maladie qui peu à peu la détruit. « Faire bouger les choses » c’est son truc! « J’ai fait de très gros progrès dans la vie depuis mes essais pour François Truffaut! Maintenant, le mot « con » c’est le mot le plus délicat de mon vocabulaire! »

Le 15 Octobre 2014, la maladie avait raison d’elle . Marie s’éteignait, veillée par sa fille Dominique. Ces derniers mois son état s’était aggravé et la comédienne avait dû quitter son appartement pour une maison de retraite médicalisée Marie avait 77 ans et elle avait été faite officier de la légion d’honneur l’année précédant sa fin.

Celine Colassin

Marie Dubois

QUE VOIR?

1959: Le Signe du Lion: Avec Michèle Girardon et Jess Hahn

1960: Tirez sur le Pianiste: Avec Michèle Mercier, Nicole Berger et Charles Aznavour

1961: Une Femme est une Femme: Avec Anna Karina, Jean-Paul Belmondo et Jean-Claude Brialy

1961: Le Monocle Noir: Avec Elga Andersen et Paul Meurisse

1962: L’Anglaise: Avec Jacques Monsigny

1962: Jules et Jim: Avec Jeanne Moreau, Oskar Werner et Henri Serre

1962: La Croix des Vivants: Avec Pascale Petit, Madeleine Robinson et Giani Esposito

1964: La Ronde: Avec Jane Fonda et Jean-Claude Brialy

1964: Week-End à Zuydcoote: Avec Jean-Paul Belmondo

1964: La Chasse à l’Homme: Avec Jean-Paul Belmondo

1964: L’Âge Ingrat: Avec Jean Gabin, Fernandel et Frank Fernandel

1964: Mata Hari, Agent H21: Avec Jeanne Moreau et Jean-Louis Trintignant

1965: Les Fêtes Galantes: Avec Jean-Pierre Cassel

1965: Les Grandes Gueules: Avec Lino Ventura et Bourvil

1966: La Grande Vadrouille: Avec Bourvil et Louis de Funès

1967: Le Voleur: Avec Jean-Paul Belmondo

1968: Ce Sacré Grand-père: Avec Michel Simon, Mary Marquet et Serge Gainsbourg

1969: Monte Carlo or Bust:  Avec Mireille Darc et Nicoletta Machiavelli

1970: La Maison des Bories: Avec Jean-Pierre Cassel et Maurice Garrel

1971: Bof…Anatomie d’un livreur: Avec Marie-Hélène Breillat

1972: L’Œuf: Avec Guy Bedos

1973: Le Serpent: Avec Virna Lisi, Yul Brynner et Henri Fonda

1974: Antoine et Sébastien: Avec François Périer et Jacques Dutronc

1974: Vincent, François, Paul…Et les Autres: Avec Yves Montand, Michel Piccoli et Serge Reggiani

1974; L’Escapade: Avec Jean-Louis Trintignant

1976: Nuit d’Or: Avec Bernard Blier et Klaus Kinski

1976: Les Mal Partis: Avec France Dougnac

1976: L’Innocent: Avec Laura Antonelli et Jennifer O’Neill

1977: la Menace: Avec Carole Laure et Yves Montand

1980: Mon Oncle d’Amérique: Avec Nicole Garcia, Gérard Depardieu et Nelly Borgeaud

1983: L’Ami de Vincent: Avec Françoise Fabian, Philippe Noiret et Jean Rochefort

1983: Garçon: Avec Nicole Garcia et Yves Montand

1984: L’intrus: Avec Richard Anconina

1987: Grand Guignol: Avec Guy Marchand et Caroline Cellier

1990: Un Jeu d’enfant: Avec Dominique Lavanant

1996: Les Caprices d’un Fleuve: Avec Bernard Giraudeau et Richard Bohringer

1997: Rien ne va Plus: Avec Isabelle Huppert et Michel Serrault

1999: A Vot’service: Avec Philippe Perrussel

 

MARTHE VILLALONGA

marthe villalonga

Vous vous en doutez probablement, si je n’ai pas « croqué » Marthe plus tôt dans ces pages, c’est que mes archives d’époque sont bien chiches en confidences à son propos et ce n’est guère mieux au fil du net. Marthe la drôlette, Etes-vous donc secrète?

Marthe Silvia Gilda Marie-Thérèse Villalonga naît en Algérie le 20 Mars 1932 dans un endroit au joli nom: Fort de l’Eau. Aujourd’hui Bordj el Kifan. Enfant, Marthe se destinait à la musique, se voulait concertiste et apprit le piano. Et puis, après le retour en France, avec son accent « pied noir » qui sent bon le soleil, Marthe Villalonga soudain change d’avis et surgit sur les petits écrans de 1963. Et très précisément dans l’ombre de Janine Vila, l’héroïne du feuilleton bien nommé  »Janique Aimée » pour qui toute la France a le béguin. Feuilleton dans lequel sévissent déjà quelques figures incontournables du spectacle Français dont Hélène Dieudonné, Alice Sapritch et Paulette Dubost!

Le ton est donné, il va le rester plus d’un demi-siècle.

marthe villalonga

En 1965 on voit Marthe pour la première fois au cinéma. Dans l’ombre cette fois d’Annie Girardot dont elle se fera une amie très chère et qu’elle retrouvera encore de nombreuses fois devant les caméras. Si le film ne fut pas un inoubliable du septième art, « Déclic et des Claques » servit au moins à la naissance de cette belle amitié. En 1970, Annie et Marthe se retrouveront sur le plateau de « Mourir d’Aimer » où l’assistante sociale que campe Marthe Villalonga fait froid dans le dos mais est d’une justesse incroyable et sans être le moins du monde surjouée. A revoir ce film aujourd’hui on ne peut s’empêcher de penser qu’en cantonnant Marthe Villalonga si longtemps dans la gaudriole franchouillarde, le cinéma français s’est probablement privé d’une actrice prodigieuse.

Marthe traverse donc les années 70 en s’affichant aux génériques de grands films dirigés par des réalisateurs qui comptent, que ce soit Jean Yanne, Bertrand Blier, Edouard Molinaro ou André Cayatte qui la vénère littéralement.

Mais c’est en 1976 que sa carrière connaît un premier point d’orgue avec le film d’Yves Robert « Un Elephant ça Trompe Enormément »  Marthe y joue la mère juive et possessive de Guy Bedos et n’est pas loin de voler le film! Chacune de ses apparitions est extraordinaire et le public en redemande encore et encore! A un point tel que désormais, on n’imaginera plus Marthe dans autre chose. Marthe Villalonga devient « LA » mère juive du cinéma français, même si, comme elle aime à le rappeler: « Je ne suis ni mère ni juive, et même si je n’ai rien ni contre les mères ni contre les juives, j’aimerais quand même jouer autre chose! »

Dès lors, même si elle tournera beaucoup et même si elle connaîtra encore quelques grands succès personnels, elle devra attendre 1993, soit près de 15 ans pour qu’André Téchiné la sorte de son moule devenu carcan et fasse d’elle la mère de Catherine Deneuve et Daniel Auteuil dans « Ma Saison Préféré »

marthe villalonga

A 61 ans, Marthe Villalonga pouvait enfin s’offrir une robe de soir magnifique et gravir les marches de festival de Cannes entre Daniel Auteuil et Catherine Deneuve. « Ma Saison Préférée » frôla la palme d’or et Marthe sera nommée aux Césars pour le meilleur second rôle féminin mais c’est l’étourdissante Valérie Lemercier qui raflera la mise pour « Les Visiteurs »  »Ca fait un bien fou! » déclarera-elle simplement.

Marthe s’amusait volontiers des habitudes que le cinéma prenait avec elle, déclarant que l’important c’est « que ça colle », rappelant qu’elle avait joué souvent la mère de Roger Hanin pourtant plus vieux qu’elle. Mais qu’importe puisque « ca collait »!

Elle continuera ensuite sa carrière tant au cinéma qu’au théâtre ou à la télévision. Mais partout on lui repropose indéfiniment les mêmes sempiternels rôles de mère juive. Marthe s’en plaignit, mais était-ce de la faute des metteurs en scène si elle y excellait, si elle y était la meilleure? Viendront alors les séries « Maguy » , « Kaamelott » et « Docteur Sylvestre » où elle fera un sort savoureux à ses personnages en attendant de retrouver une nouvelle aubaine comme « Ma Saison Préférée »

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En 2006, on la voyait une nouvelle fois au grand écran dans « Comme t’y es Belle »…En mère juive! Elle attendra 2015 pour un nouveau rôle fort. Celui de la mère de Sandrine Bonnaire dans « La dernière leçon » où elle choisissait de mettre fin à ses jours avant que ne vienne la déchéance de la vieillesse. Marthe portait le rôle et le film, secouant le public d’une scène forte lorsque face à Sandrine Bonnaire qui essaie de la dissuader de son suicide assisté, Marthe relève sa robe et fait laquer un « C’est ça que tu veux pour ta mère? » en dévoilant sa couche.

Marthe Villalonga a toujours bon pied bon oeil, elle est largement octogénaire, dire qu’elle frôle la nonantaine serait plus juste et il n’est pas sûr qu’elle nous ait dit son dernier mot! puisqu’elle vient de déclarer « J’ai toujours joué les mères juives, maintenant je joue les vieilles mères juives, vous voyez, je progresse! »  Et de filer sur le plateau de télévision où on l’attend!

Celine Colassin

marthe villalonga

QUE VOIR?

1965: Déclic et des Claques: Avec Annie Girardot, Muriel Baptiste et Mike Marshall.

1970: Le Clair de Terre: Avec Annie Girardot, Micheline Presle et Edwige Feuillère

1971: Fantasia chez les Ploucs: Avec Mireille Darc, Jean Yanne et Lino Ventura

1971: Mourir d’Aimer: Avec Annie Girardot et Bruno Pradal

1972: La Mandarine: Avec Annie Girardot, Marie-Hélène Breillat et Madeleine Renaud

1973: Quelques Messieurs trop Tranquilles: Avec Dani et, Michel Galabru, Henri Guybert et Bruno Pradal.

1974: Verdict: Avec Sophia Loren et Jean Gabin

1974: Impossible…Pas Français: Avec France Dougnac, Pierre Tornade, Jean Lefèbvre et Pierre Mondy

1976: Calmos: Avec Brigitte Fossey, Bernard Blier et Jean-Pierre Marielle

1976: Un Elephant ça Trompe Enormément: Avec Annie Duperey, Guy Bedos et Jean Rochefort

1977: Moi, Fleur Bleue: Avec Jodie Foster, Sydne Rome et Jean Yanne

1977: Diabolo Menthe: Avec Eléonore Karlwein et Anouk Ferjac

1977: Nous Irons Tous au Paradis: Avec Guy Bedos, Jean Rochefort et Claude Brasseur

1978: Vas-y Maman: Avec Annie Girardot, Nicole Calfan et Pierre Mondy

1978: Le Dernier Amant Romantique: Avec Dayle Haddon, Gérard Ismaël et Fernando Rey

1978: Va voir Maman, Papa Travaille: Avec Marlène Jobert et Philippe Léotard

1978: Le Sucre: Avec Gérard Depardieu, Michel Piccoli et Jean Carmet

1978: L’Amour et Question: Avec Annie Girardot et Bibi Anderson

1978: Sale rêveur: Avec Jacques Dutronc

1979: Gros Câlin: Avec Jean Carmet et Francis Perrin.

1979: Le Coup de Sirocco: Avec Roger Hanin, Michel Auclair et Patrick Bruel

1980: Inspecteur La Bavure: Avec Coluche, Gérard Depardieu et Dominique Lavanant

1980: Un Amour d’Emmerdeuse: Avec Olivia Orlandi et Francis Perrin

1980: The big red one: Avec Lee Marvin

1981: Les Uns et les Autres: Avec Evelyne Bouix et Paul Préboist

1981: Si Ma Guule Vous Plaît: Avec Valérie Mairesse, Bernadette Laffont et Michel Galabru

1982: La Baraka: Avec Magali Renoir, Roger Hanin et Gérard Darmon

1983: Le Grand Carnaval: Avec Macha Méril, Philippe Noiret, Roger Hanin et Richard Berry

1983: Banzaï: Avec Coluche

1984: Les Voleurs de la Nuit: Avec Véronique Jeannot, Victor Lanoux Stéphane Audran et Micheline Presle

1985: Pizzaiolo et Mozarel: Avec Beth Todd et Aldo Maccione

1985: Trois Hommes et un Couffin: Avec André Dussolier et Michel Boujenah

1987: Les Innocents: Avec Sandrine Bonnaire, Jean-Claude Brialy et Simon De la Brosse

1992: Les Mamies: Avec Danielle Darrieux, Sophie Desmarets, Jackie Sardou et Odette Laure.

1993: Ma Saison Préférée: Avec Catherine Deneuve et Daniel Auteuil

1997: L’Autre Côté de la Mer: Avec Claude Brasseur et Roschdy Zem

2001: Le Lait de la Tendresse Humaine: Avec Marilyne Canto et Patrick Bruel

2003: Lovely Rita, Sainte Patronne des Cas Désespérés: Avec Julie Gayet et Christian Clavier

2004: Au Secours, J’ai 30 Ans: Avec Giovanna Mezzogiorno et Pierre Palmade

2004: Les Dalton: Avec Eric et Ramzy

2006: Comme T’y es Belle: Avec Michèle Laroque et Laure Atika

2011: Las olas: Avec Armando Aguirre

2012: Nous York: Avec Géraldine Nakache et Leïla Bekhti

2013: Turf: Avec Alain Chabat et Edouard Baer

2014: Supercondriaque: Avec Dany Boon et Kad Merad

2015: La dernière leçon: Avec Sandrine Bonnaire

2016: Ils sont partout: Avec Charlotte Gainsbourg, Robert Castel et Dany Boon

2018: Brillantissime: Avec Michèle Laroque

2018: Les Municipaux, ces héros: Avec Francis Ginibre et Eric Carrière

2019: Les municipaux – Trop c’est trop: Avec Francis Ginibre et Eric Carrière

2020: Monsieur-madame: Court métrage avec Luc Antoni

 

FRANCE DOUGNAC

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Bien entendu, nous avons tous, au gré d’une découverte filmée, retrouvé une actrice dont nous nous sommes demandés « Tiens, c’est vrai! Machine Trucmuche! Qu’est-elle devenue? Et avec un brin de curiosité bien placée on finit toujours bien par retrouver la trace de la belle éphémère sauf si elle s’appelle Catherine Leprince ou Jacqueline Sassard! Mais ces deux-là, aussi mystérieuses que l’ombre de Belphégor par une nuit sans lune peuvent bien aller se cacher dans un trou de souris sans éclairage! A côté de France Dougnac elles sont aussi discrètes qu’un hooligan sur les pelouses des tuileries!

France Dougnac est née le 10 Juin 1951 à Toulouse. Que celà suffise, nous n’en saurons pas plus, ni nous ni Maigret ni Sherlock! Que celà nous suffise a dit la dame! Et dire qu’elle avait été la vedette sublime du film « Une Fille Cousue de Fil Blanc »!

Cette blonde discrète et gracieuse avait déjà tâté de la télévision où elle avait débuté dans le premier rôle féminin dans « Nausicaa » face à l’excellentissime Myriam Boyer. C’est Agnès Varda qui avait présidé à la mise en scène de ces débuts et il faut y voir une grande confiance doublée d’une amitié sincère de la part de la cinéaste. Car même si la télévision permet plus de latitudes dans le choix des acteurs, faire reposer un téléfilm sur des épaules inconnues relève toujours de la gageure. Et il faut le dire, d’un certain cran. Ajoutons encore, qu’Agnès, cette fois très inspirée fait appel au couple Gérard et Elizabeth Depardieu pour compléter sa distribution!

Au cinéma, France y était venue en 1971 dans « Les Pétroleuses » où Christian Jacque faisait d’elle une des soeurs de Brigitte Bardot et s’essayait au style  comédie burlesque des années 70. Le film ne cassait pas trois pattes à un guéridon, mais Brigitte et Claudia Cardinale s’y livraient un magnifique combat digne de Jean-Claude Bouthier contre Rocky Balboa! Cela suffit pour faire du film un succès colossal!

Mais France Dougnac revenait vers la télévision où elle était mieux servie qu’au cinéma. « La Malle de Hambourg », « Le Neveu d’Amérique », autant d’occasions de la retrouver. Et tout du long de sa brève carrière, elle sera une assidue des petits écrans. Au cinéma, hélas, et sans doute dans l’alerte foulée de ces « Pétroleuses », France Dougnac va s’enliser dans un cinéma des familles un rien franchouillard où l’on rencontre plus souvent Pierre Tornade qu’Alain Delon! On aura « Le Concierge », mené par Bernard Lecoq et Alice Sapritch, « L’Horoscope » avec Evelyn Buyle ou « Alors, Heureux? » Avec Pierre et Marc Jolivet.

Heureusement, il y aura dans la carrière de France Dougnac deux magnifique pépites, deux films qui suffisent à eux seuls à la faire entrer dans la grande histoire du cinéma français. Il y aura d’abord cette « Fille Cousue de Fil Blanc », un petit bijou, véritable partition musicale des émotions, petite musique de maître qui au fil des notes nous fait voyager dans la personnalité trouble d’une fille tuée en vélo et que tout le monde croyait si bien connaître. Et puis il y a l’éblouissant chef d’oeuvre de Jean-Jacques Annaud: « Coup de Tête » où Patrick Dewaere, footballeur du dimanche et tête brûlée est emprisonné pour l’avoir violée alors qu’il est innocent. Libéré, il décide de la violer puisqu’après tout, il a « payé pour » Un des plus beaux films et des plus intelligents de l’histoire du cinéma et mon film préféré de Patrick Dewaere.

Si France eut la chance de tourner ces deux films magnifiques, c’est parce que, déjà, elle avait convaincu tout le monde avec « Les mal partis ».

Alors, rien que pour cela, merci mademoiselle France Dougnac. Nous n’avons pas eu la chance de vous connaître mais nous vous avons  aimée quand même.

Dans une discrétion absolue, France Dougnac s’éteignait à l’âge de 67 ans le 4 juillet 2018.

Celine Colassin

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QUE VOIR?

1971: Les pétroleuses: Avec Brigitte Bardot et Claudia Cardinale

1973: Le Concierge: Avec Bernard Lecoq, Maureen Kerwin, Michel Galabru, Maria Mauban et Alice Sapritch

1974: Impossible…Pas Français: Avec Pierre Mondy et Pierre Tornade

1976: Les mal partis: Avec Marie Dubois.

1977: Une Fille Cousue de Fil Blanc: Avec Serge Reggiani, Aude Landry et Maria Mauban.

1978: L’Horoscope: Avec Evelyn Buyle, Michel Galabru et Alice Sapritch

1979: Coup de tête: Avec Patrick Dewaere

1980: Alors, Heureux?: Avec Pierre et Marc Jolivet et Richard Bohringer

1985: Gros Dégueulasse: Avec Valérie Mairesse, Maurice Risch, Jackie Sardou et Martin Lamotte

1988: Juillet en Septembre: Avec Anne Parillaud et Laetitia Gabrieli

 

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