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627: MARIE DUBOIS

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La blonde Marie Dubois fut longtemps un des soleils du cinéma au cœur des Français. Elle symbolisait la jeune française populaire sans vulgarité, jolie mais accessible, rayonnante solaire, jeune et heureuse, simplement simple. Pourtant son image restait floue. Jamais semble-il, carrière n’avait été menée avec moins de maîtrise et comme on s’y perdait un peu, Marie n’avait pas de véritable image et donc n’avait pas de véritable public même si paradoxalement tout le monde la connaissait et l’aimait.

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Claudine Lucie Pauline Huzé voit le jour à Paris, le 12 Janvier 1937. Petite fille de français moyens sans grandes histoires à raconter,  son papa est comptable, sa maman secrétaire. Elle aura, comme toutes les petites filles de sa génération, l’enfance entachée d’occupation. Elle est presque adolescente quand la France peut se permettre d’oublier enfin les privations des années de guerre, les gravats déblayés, les morts comptés, les tickets d’alimentations périmés et les films américains enfin distribués. L’avenir est à l’optimisme et Claudine veut être comédienne. « C’est un métier de putain » S’exclame un de ses oncles à table.

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Elle suivra les cours de la rue Blanche puis débutera au théâtre, ensuite la télévision où elle débute sous son vrai nom. Un parcours on ne peut plus classique, j’ai envie de dire traditionnel.  Il est de coutume de dire que c’est François Truffaut le premier qui l’a repérée. ne pinaillons pas même si lorsqu’il la convoque pour un bout d’essai resté célèbre.

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Elle a déjà tourné un petit bout de rôle pour Eric Rohmer dans « Le Signe du Lion » avec la belle Michèle Girardon.  Si je qualifie les essais que fit Marie Dubois pour Truffaut de célèbres, c’est que non seulement ils sont  toujours visibles mais qu’ils nous montrent une petite parisienne ravissante, sportive mais « coiffée » qui manque de s’évanouir lorsque Truffaut lui demande de se conduire comme une chiffonnière et de l’insulter copieusement. La jeune fille en est incapable, au bout de cinq minutes, rouge comme un camion de pompiers et triturant sa pauvre blouse elle réussit à lancer le mot « con »

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Truffaut qui la rebaptise d’un nom « le plus simple possible », sans doute en hommage déguisé à Claudine Dupuis qu’il admire un peu honteusement en secret, l’engage quand même. Comment se passer d’une aussi adorable demoiselle. Elle tournera pour lui dans « Tirez sur le pianiste » et « Jules et Jim ». Deux courts rôles, certes, elle n’est la vedette d’aucun des deux films, quoique son rôle dans « irez sur le Pianiste » soit loin d’être négligeable. Mais ce sera suffisant pour qu’elle se retrouve estampillée « nouvelle vague ». Or, s’il est une personne qui se fiche de la nouvelle vague comme d’une guigne, c’est bien Marie Dubois! Assoiffée de vie, la comédienne se fiche de la psychologie et des états d’âme de ses metteurs en scène! Elle est la première à se précipiter dans le cinéma de Gérard Oury ou de Gilles Grangier pour donner la réplique à Bebel, Louis de Funès, Fernandel ou Bourvil! Pour Marie une seule chose compte: L’envie de faire le film! Et chemin faisant elle tournera pour une série de metteurs en scène propre à rendre n’importe quelle actrice française malade de jalousie! Elle tournera entre autres pour Truffaut, Rohmer, Resnais, Molinaro, Godard, Granier-Deferre, Grangier, Oury, Enrico, Lautner, Malle, Vadim, Sautet, Verneuil, Japrisot, Doniol-Valcroze, Chabrol, Corneau et même René Clair. Qui de sa génération peut dire mieux ou aussi bien si ce n’est Catherine Deneuve et peut-être Bernadette Lafont? D’autant que l’on peut ajouter à cette prestigieuse liste le nom de l’illustre Luchino Visconti qui la dirige dans son dernier film « L’Innocent » en 1976.

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Marie avec Lino Ventura dans « Les Grandes Gueules »

Comme la Garance de Marcel Carné dans « Les Enfants du Paradis », Marie Dubois aime plaire à qui lui plaît et ne sait pas dire non quand elle a envie de dire oui! » Voilà tout son plan de carrière et sa vie privée va être tout aussi simple. En 1961 elle se marie avec Serge Rousseau qui fut lui-même acteur avant d’être agent de comédiens. Le couple aura une fille, Dominique, et c’est tout ce qu’il y aura à dire sur la vie privée de Marie Dubois, une des actrices françaises les plus sollicitées durant trois décennies. Un jour elle confessera à la télévision: « Non, ma vie n’est pas simple! Quand mes valises sont bouclées pour partir en tournage, je suis submergée par le désespoir de laisser ma petite fille et mon mari! Il m’arrive de sangloter des nuits entières dans ses bras et je sais que ma petite fille pleure aussi dans sa chambre. Je suis désespérée et je suis sincère. Et en même temps, il me piaffe d’être le lendemain, de partir, de rencontrer l’équipe et de tourner, de faire mon métier! Je suis une épouse je suis une maman et je suis une actrice, il faut que je me débrouille avec ça! Heureusement que mon mari le comprend…Mieux que moi d’ailleurs! » Pourtant cette femme qui irradie de bonheur et de simplicité franche est une femme en sursis. Sur son premier tournage pour Truffaut, Marie Dubois se sent mal. Ce sont les premiers symptômes de la sclérose en plaques. D’abord anéantie par la nouvelle, la jeune femme qui n’a pas 25 ans et dont la vie commence à peine, refuse purement et simplement le diagnostic et se jette dans la vie comme si rien ne s’était passé, comme si rien n’avait été dit, diagnostiqué. La sclérose en plaques est une maladie très particulière qui peut laisser le malade qui en souffre tout à fait tranquille des années durant entre deux crises. Des crises qui frappent n’importe où n’importe comment, sans raison, sans symptômes annonciateurs et qui laissent chaque fois le malade un peu plus diminué jusqu’à la crise suivante qui viendra le lendemain, dans un an, dans dix, mais qui viendra. inéluctablement et à un rythme de plus en plus soutenu.

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Marie Dubois va avoir la chance inouïe de vivre vingt magnifiques années avant que la maladie ne se rappelle à son mauvais souvenir. 20 années à vivre heureuse avec son mari, faire le métier qu’elle adore et fonder avec sa fille une relation fusionnelle. Même si elles n’aimeront rien tant, lorsque Dominique sera devenue une aussi ravissante jeune femme que sa maman de se quereller comme des chiffonnières au point d’affoler les voisins, de l’aveu même de Marie Dubois, et de se jeter ensuite éperdument dans les bras l’une de l’autre. En 1977, Marie Dubois tourne un second rôle pour Alain Corneau dans son film « La Menace » dont les vedettes sont Carole Laure et Yves Montand. Sa prestation lui vaut le César de la meilleure actrice dans un second rôle. Sa joie est immense et ce César restera toujours cher à son cœur et en bonne place sur sa cheminée car il lui vient de ses pairs. Mais entre le tournage de Corneau et la soirée des Césars, le mal est revenu frapper l’actrice.

Elle va désormais vivre dans la crainte de se réveiller chaque matin diminuée par une crise. Sa bonne santé est irrévocablement condamnée, elle le sait et c’est inéluctable. Ce seront les béquilles puis la chaise roulante, le processus est implacable et surtout incurable. Elle va devoir se montrer sage, ralentir sa carrière, ne plus accepter que des rôles de quelques jours, souvent pour la télévision où les tournages sont plus rapides. Peu à peu le mal fait son œuvre mais Marie Dubois pourra encore se survivre honorablement aux yeux du public en cachant son mal à tous pour rester une actrice. En 2001 l’actrice annonce publiquement sa maladie dont les crises se sont rapprochées et s’intensifient. Dans son drame elle a la chance de ne pas avoir la vue et l’élocution qui se brouillent comme c’est souvent le cas. La vie n’en a pas fini . En 2007 son mari la laisse veuve après 46 ans de mariage. Marie quitte alors son Paris adoré et s’installe à Pau pour se rapprocher de sa fille Dominique.

Clouée dans son fauteuil roulant, en sursis perpétuel, Marie Dubois reçoit les honneurs qui lui sont dus. Faite officier de la légion d’honneur en 2013, elle reste une femme active, certes plus dans le cinéma mais dans la reconnaissance de la maladie qui peu à peu la détruit. « Faire bouger les choses » c’est son truc! « J’ai fait de très gros progrès dans la vie depuis mes essais pour François Truffaut! Maintenant, le mot « con » c’est le mot le plus délicat de mon vocabulaire! » Marie Dubois Le 15 Octobre 2014, la maladie avait raison d’elle . marie s’éteignait, veillée par sa fille Dominique. Ces derniers mois son état s’était aggravé et la comédienne avait dû quitter son appartement pour une maison de retraite médicalisée Marie avait 77 ans et elle avait été faite officier de la légion d’honneur l’année précédent sa fin.

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QUE VOIR? 1959: Le Signe du Lion: Avec Michèle Girardon et Jess Hahn

1960: Tirez sur le Pianiste: Avec Michèle Mercier, Nicole Berger et Charles Aznavour

1961: Une Femme est une Femme: Avec Anna Karina, Jean-Paul Belmondo et Jean-Claude Brialy

1961: Le Monocle Noir: Avec Elga Andersen et Paul Meurisse

1962: L’Anglaise: Avec Jacques Monsigny

1962: Jules et Jim: Avec Jeanne Moreau, Oskar Werner et Henri Serre

1962: La Croix des Vivants: Avec Pascale Petit, Madeleine Robinson et Giani Esposito

1964: La Ronde: Avec Jane Fonda et Jean-Claude Brialy

1964: Week-End à Zuydcoote: Avec Jean-Paul Belmondo

1964: La Chasse à l’Homme: Avec Jean-Paul Belmondo

1964: L’Âge Ingrat: Avec Jean Gabin, Fernandel et Frank Fernandel

1964: Mata Hari, Agent H21: Avec Jeanne Moreau et Jean-Louis Trintignant

1965: Les Fêtes Galantes: Avec Jean-Pierre Cassel

1965: Les Grandes Gueules: Avec Lino Ventura et Bourvil

1966: La Grande Vadrouille: Avec Bourvil et Louis de Funès

1967: Le Voleur: Avec Jean-Paul Belmondo

1968: Ce Sacré Grand-père: Avec Michel Simon, Mary Marquet et Serge Gainsbourg

1969: Monte Carlo or Bust:  Avec Mireille Darc, Susan Hampshire, Bourvil, Tony Curtis et Terry Thomas

1970: La Maison des Bories: Avec Jean-Pierre Cassel et Maurice Garrel

1971: Bof…Anatomie d’un livreur: Avec Marie-Hélène Breillat

1972: L’Œuf: Avec Guy Bedos

1973: Le Serpent: Avec Virna Lisi, Yul Brynner et Henri Fonda

1974: Antoine et Sébastien: Avec François Périer et Jacques Dutronc

1974: Vincent, François, Paul…Et les Autres: Avec Yves Montand, Michel Piccoli et Serge Reggiani

1974; L’Escapade: Avec Jean-Louis Trintignant

1976: Nuit d’Or: Avec Bernard Blier et Klaus Kinski

1976: Les Mal Partis: Avec France Dougnac

1976: L’Innocent: Avec Laura Antonelli et Jennifer O’Neill

1977: la Menace: Avec Carole Laure et Yves Montand

1980: Mon Oncle d’Amérique: Avec Nicole Garcia, Gérard Depardieu et Nelly Borgeaud

1983: L’Ami de Vincent: Avec Françoise Fabian, Philippe Noiret et Jean Rochefort

1983: Garçon: Avec Nicole Garcia et Yves Montand

1987: Grand Guignol: Avec Guy Marchand et Caroline Cellier

1990: Un Jeu d’enfant: Avec Dominique Lavanant

1996: Les Caprices d’un Fleuve: Avec Bernard Giraudeau et Richard Bohringer

1997: Rien ne va Plus: Avec Isabelle Huppert et Michel Serrault

1999: A Vot’service: Avec Philippe Perrussel

548: FRANCE DOUGNAC

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Bien entendu, nous avons tous, au gré d’une découverte filmée, retrouvé une actrice dont nous nous sommes demandés « Tiens, c’est vrai! Machine Truc! Qu’est-elle devenue?

Et avec un brin de curiosité bien placée on finit toujours bien par retrouver la trace de la belle éphémère sauf si elle s’appelle Catherine Leprince ou Jacqueline Sassard! Mais ces deux-là, aussi mystérieuses que l’ombre de Belphégor par une nuit sans lune peuvent bien aller se cacher dans un trou de souris sans éclairage! A côté de France Dougnac elles sont aussi discrètes qu’un hooligan sur les pelouses des tuileries!

France Dougnac est née le 10 Juin 1951 à Toulouse, que celà suffise, nous n’en saurons pas plus, ni nous ni Maigret ni Sherlock! Que celà nous suffise a dit la dame!

Et dire qu’elle avait été la vedette sublime du film « Une Fille Cousue de Fil Blanc »!

Cette blonde discrète et gracieuse avait déjà tâté de la télévision où elle avait débuté dans le premier rôle féminin dans « Nausicaa » face à l’excellentissime Myriam Boyer. C’est Agnès Varda qui avait présidé à la mise en scène de ces débuts et il faut y voir une grande confiance doublée d’une amitié sincère de la part de la cinéaste. Car même si la télévision permet plus de latitudes dans le choix des acteurs, faire reposer un téléfilm sur des épaules inconnues relève toujours de la gageure et il faut le dire, d’un certain cran. Ajoutons encore, qu’Agnès, cette fois très inspirée fait appel au couple Gérard et Elizabeth Depardieu pour compléter sa distribution!

Au cinéma, France y était venue en 1971 dans « Les Petroleuses » où Christian Jacque faisait d’elle une des soeurs de Brigitte Bardot et s’essayait au style  comédie burlesque des années 70. Le film ne cassait pas trois pattes à un guéridon, mais Brigitte et Claudia Cardinale s’y livraient un magnifique combat digne de Jean-Claude Boutier contre Rocky Balboa! Celà suffit pour faire du film un succès colossal!

Mais France Dougnac revenait vers la télévision où elle était mieux servie qu’au cinéma. « La Malle de Hambourg », « Le Neveu d’Amérique », autant d’occasions de la retrouver. Et tout du long de sa brève carrière, elle sera une assidue des petits écrans.

Au cinéma, hélas, et sans doute dans l’alerte foulée de ces « Pétroleuses », France Dougnac va s’enliser dans un cinéma des familles un rien franchouillard où l’on rencontre plus souvent Pierre Tornade qu’Alain Delon! On aura « Le Concierge », mené par Bernard Lecoq et Alice Sapritch, « L’Horoscope » avec Evelyn Buyle ou « Alors, Heureux? » Avec Pierre et Marc Jolivet.

Heureusement, il y aura dans la carrière de France Dougnac deux magnifique pépites, deux films qui suffisent à eux seuls à la faire entrer dans la grande histoire du cinéma français.

Il y aura d’abord cette « Fille Cousue de Fil Blanc », un petit bijou, véritable partition musicale des émotions, petite musique de maître qui au fil des notes nous fait voyager dans la personnalité trouble d’une fille tuée en vélo et que tout le monde croyait si bien connaître.

Et puis il y a l’éblouissant chef d’oeuvre de Jean-Jacques Anaud: « Coup de Tête » où Patrick Dewaere, footballeur du dimanche et tête brûlée est emprisonné pour l’avoir violée alors qu’il est innocent. Libéré, il décide de la violer puisqu’après tout, il a « payé pour » Un des plus beaux films et des plus intelligents de l’histoire du cinéma et mon film préféré de Patrick Dewaere.

Alors, rien que pour cela, merci mademoiselle France Dougnac. Nous n’avons pas eu la chance de vous connaître mais nous vous avons  aimée quand même.

Dans une discrétion absolue, France Dougnac s’éteignait à l’âge de 67 ans le 4 juillet 2018.

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QUE VOIR?

1973: Le Concierge: Avec Bernard Lecoq, Maureen Kerwin, Michel Galabru, Maria Mauban et Alice Sapritch

1974: Impossible…Pas Français: Avec Pierre Mondy et Pierre Tornade

1977: Une Fille Cousue de Fil Blanc: Avec Serge Reggiani,Aude Landry et Maria Mauban.

1978: L’Horoscope: Avec Evelyn Buyle, Michel Galabru et Alice Sapritch

1980: Alors, Heureux?: Avec Pierre et Marc olivet et Richard Bohringer

1985: Gros Dégueulasse: Avec Valérie Mairesse, Maurice Risch, Jackie Sardou et Martin Lamotte

1988: Juillet en Septembre: Avec Anne Parillaud et Laetitia Gabrieli

529: PASCALE ROBERTS

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Il y a un petit bout de temps que je songeais à « croquer » la belle Pascale Roberts dans ces pages, mais un souci d’envergure retardait ce fatidique moment: Qui était donc Pascale Roberts?

Car enfin, ne rien savoir ou presque de la vie privée d’une actrice n’empêche pas de brosser d’elle un portrait professionnel retraçant son parcours sur les écrans et sa place dans le cinéma de son temps…Voire! Pour Pascale Roberts c’est une autre paire de bretelles!

Pascale vient au monde le 21 Octobre 1933 à Boulogne Billancourt et la ravissante petite bambine va grandir dans un univers de beauté délicate et poudrée car sa maman est directrice chez Elizabeth Arden. Et comme entre la marque et le cinéma c’est une longue histoire d’amour (Les destinées françaises de l’entreprise seront plus tard confiées à Jacques Bergerac ex Monsieur Ginger Rogers puis Dorothy Malone), la maman de Pascale côtoie de nombreuses stars françaises qui lui confient leur beauté, et parmi elles , la plus glamoureuse, la plus belle et la plus célèbre du moment, j’ai nommé Martine Carol qui sera une assidue , précisément lorsque Pascale aura l’âge de rêver à son futur.

Et pourquoi pas actrice? On pourrait croire que maman serait ravie à l’idée de voir son délicieux trésor rejoindre le firmament doré des stars françaises, et qui sait peut-être un jour à son tour asseoir ses augustes fesses dans les fauteuils réservés aux grandes vedettes à l’institut Arden, mais non. maman rechigne.

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C’est que, pour voir des Martine Carol de très près, on voit aussi forcément de très près les névroses de ces femmes angoissées jusqu’à l’extrême, et à tout prendre, elle se dit que sa fille ferait aussi bien de vendre des chaussures ou des camemberts.

Mais Martine s’était entichée de Pascale comme elle s’enticherait de Brigitte Bardot ou de Geneviève Grad. En la star française platinée sommeillait un pygmalion de très bon goût. Un jour où Pascale lui confiait ses rêves de future vedette, Martine prit sa main dans la sienne et lui dit dans un de ses adorables sourires « je serai ta marraine de cinéma ». Ce n’était pas rien, toute auréolée du prestige de « Caroline Chérie » , Martine était l’une des plus grandes stars du monde en période faste puisque madame Christian Jacque à la ville, son époux lui concoctait des films de grand prestige destinés uniquement à valoriser encore la reine Martine que le monde et Hollywood en particulier nous enviait tant.

En 1954, Pascale débutait dans une pauvre petite sottise de Roger Pierre et Jean-Marc Thibaut: « Une vie de Garçon », dont Geneviève Kervine était la jeune première en titre, talonnée de près par Nadine Tallier future madame de Rotschild.

Quand elle aurait encore fait quelques autres exercices de familiarisation avec le métier, Martine l’imposerait dans « Madame du Barry ». L’année suivante, elle la propose encore à la production du « Fils de Caroline Chérie », film dont elle n’est pas, mais s’agissant des aventures du fils de son personnage fétiche, elle s’en mêle quand même un peu et propse au casting les photos de Brigitte Bardot et de Pascale Roberts « Regardez comme elles sont jolies! »

Le cinéma français des années 50 un un cinéma aimable et commercial où sévissent quelques génies mais qui produit quand même au kilomètre des films en noir et blanc uniquement destinés à distraire le spectateur durant 90 minutes et qui se répartissent en deux catégories bien distinctes: le « policier série noire » avec plein de gansters à chapeaux mous qui tournent en rond pour se mitrailler autour des cabarets de Pigalle et la comédie franchouillarde où sévissent une kyrielle de comiques qui font, dit-on, que le public s’étrangle de rire en se tapant sur les cuisses devant ces facéties désopilantes.

Si quelqu’un a ri devant « Nous Irons à Deauville », qu’on me le présente! je suis curieuse de voir un tel phénomène!

Dans le cinéma français des années 50, les beaux grands films en costumes et technicolor  très coûteux de Martine Carol sont une exception.

Pascale va donc devenir à la fois un ornement de films de gangsters où elle pourra chemin faisant croiser quelques monstres sacrés dont Edwige Feuillère, Suzy Prim ou Michel Simon, mais aussi et surtout une « belle comique » de ces films drôles et raffinés que sont « Nous irons à Deauville », déjà cité,  »Par ici la Sortie », « Relaxe-toi, Chérie » ou « Prends ton Passe-montagne, on va à la Plage ».

Elle sera alors la partenaire de Michel Serrault mais aussi de Fernand Raynaud, Pierre Tornade, Sim, Philippe Castelli, Partick Topaloff, Régis Laspalès et j’en passe.

Ajoutons aussi que dès ses débuts, Pascale Roberts, chaloupée comme une déesse de l’olympe (car reconnaissons qu’elle était fabuleusement belle), va rejoindre la joyeuse équipe des « poules à Eddie Constantine ».

Eddie Constantine , acteur américain qui trouva la gloire en France dans le personnage de Lenny Caution est pour moi le pire acteur du monde avec son chapeau collé sur la tête son sourire en biais et son accent « amerloque » pour parler l’argot qui ferait passer Jane Birkin pour Paul Claudel!  (le fait que la nouvelle vague l’ait récupéré alors qu’elle vouait Bourvil et Gabin aux gémonies me confirme dans mes opinions) Le seul intérêt de ses films étant sans doute l’inévitable kyrielle de « pépées » qui chaloupent en talons aiguilles et jupes fendues dans les aventures de l’ineffable Lenny Caution dont Pascale, bien sûr, mais aussi Dominique Wilms, Véronique Zuber, Nadine Tallier, Lise Bourdin, Claudine Coster, Danielle Godet, Christiane Minazzoli et j’en passe.

Pascale sera une assidue du cinéma de Constantine et il faudrait un jour se pencher sur cet étrange phénomène: ce brave Eddie ne porta jamais chance à aucune de ses partenaires! Lenny Caution n’est pas James Bond!

Le temps passant, la « nouvelle vague », ramassis de tristes sires pontifiants et nombrilistes balaya définitivement les gangsters en noir et blanc, les acteurs que le public aimait pour faire travailler sa bande de potes et leurs dernières petites copines en date. Jean-Claude Brialy remplaça Jean Gabin et Chantal Goya remplaça Martine Carol! Le public ravi déserta les salles instantanément! Quel étonnement dès lors que de voir soudain Jean-Luc Godard se ruer sur Pascale pour lui proposer le rôle féminin de « Pour Lucrèce », l’ultime pièce de Giraudoux qu’il voulait à tout prix porter à l’écran! Voilà qui a de quoi surprendre mais surtout faire basculer sa carrière dans une toute autre dimension. Elle sera certes un peu interloquée lorsque Godard lui dira « Vous vous contenterez de dire le texte, je veux filmer du théâtre à l’état pur ». Il fit ensuite une véritable névrose traumatique parce que la superbe villa azuréenne qu’il avait choisie comme décor avait été vendue et n’était plus disponible. Il hulula tant son désespoir à la peine lune que Louise de Vilmorin terrifiée à l’idée qu’il ne s’immole au milieu de l’avenue des Champs Elysées lui offrit les clés de son château pour qu’il y tourne tant que bon lui semblerait. C’est alors que Pascale apprit par le plus grand des hasards qu’il avait offert le rôle à…Michèle Mercier. Elle en sera tout autant pour ses frais, Godard tournera une scène puis…Changera d’avis et ne fera pas le film. L’envie était passée.

Comme Claire Maurier qui jouait sur le même registre qu’elle, Pascale resta présente, Godard ou pas, car elle était estampillée « comique » et on continua jusque dans les années  80 à faire des films complètement grotesques « pour les enfants » mais avec quelques sous entendus grivois pour faire rire les parents et quelques paires de seins qui passent. Il faut bien, on est en France nom de dieu! après le cinéma d’Eddie Constantine, le cinéma des « Charlots »!

Parfois un film sort du lot comme « La Blonde de Pékin », projet prestigieux et intéressant…Sur papier . Film en fait très ennuyeux où, pendant que Mireille Darc, Georgia Moll et Françoise Brion minaudaient en technicolor, elle était la secrétaire d’Edward G. Robinson et avait rigoureusement trois phrases à dire avant de se faire occire par des vilains qui déchirèrent son chemisier et laissérent sa baignoire déborder après avoir brûlé à la cigarette les bretelles de son balconnet bleu marine (l faut voir la scène pour apprécier la chose à sa juste valeur, parce que dit comme ça, évidement ça fait confus!)

Le temps passant, une nouvelle génération de cinastes qui avaient grandi devant la télévision comme Robert Guédiguian sollicita Pascale Roberts pour des oeuvres plus conséquentes et l’actrice put saupoudrer sa longue carrière d’un peu de prestige.

Lorsque l’on regarde aujourd’hui le patrimoine filmé de Pascale Roberts on est en droit de rester dubitatifs sur ses choix qui ne sont jamais que le reflet de ce qu’on lui propose! Et en parlant de télévison, n’ais-je pas après tout mis le doigt sur le « sésame » qui permette une lecture plus claire du parcours de Pascale Roberts?

Dès 1955 elle faisait ses débuts au petit écran, pour la télévison britannique face à Buster Crabbe en légionnaire elle jouait « la petite française piquante » comme on s’en doute, c’était dans « Captain Gallant of the Foreign Legion ».

57 ans plus tard elle est toujours sur les petits écrans dans « Plus belle la vie » et entre temps elle a partcipé à TOUS les grands feuilletons mythiques de la télévision, des « Cinq Dernières Minutes » aux « Saintes Chéries » en passant par « Arsène Lupin », « Les Chevaliers du Ciel », « Maigret, « Vertiges », « Les Cordier Juge et Flic », « Femmes de Loi » ou « Bob le Magnifique ».

Pascale Roberts, qui fut, je le rapelle en passant, madame Pierre Mondy dans la vie, ne serait-elle pas une actrice de télévision où elle trouva de beaux grands rôles et qui aurait fait du cinéma quand l’envie lui en prenait et que…La télévision lui en laissait le temps?

Celine Colassin

QUE VOIR?

1954: Une vie de Garçon: Avec Geneviève Kervine, Roger Pierre, Jean Marc Thibault et Nadine Tallier.

1954: Les Femmes s’en Balancent: Avec Dominique Wilms et Eddie Constantine

1954: Madame du Barry: Avec Martine Carol

1955: Milord l’Arsouille: Avec Simone Bach et Jean-Claude Pascal

1955: Les Hommes en Blanc: Avec Jeanne Moreau et Raymond Pellegrin

1955: Le Fils de Caroline Chérie: Avec Brigitte Bardot, Magali Noël et Jean-Claude Pascal

1955: Série Noire: Avec Monique van Vooren et Henri Vidal

1956: Mémoires d’un Flic: Avec Suzy Prim et Michel Simon

1956: L’Homme et l’Enfant: Avec Juliette Greco et Eddie Constantine

1957: Marchands de Filles: Avec Agnès Laurent, George Marchal et Danièla Rocca

1957: Quand le Femme s’en Mêle: Avec Edwige Feuillère, Bernard Blier, Sophie Daumier et Alain Delon

1957: Ces Dames Préfèrent le Mambo: Avec Eddie Constantine et Lino Ventura

1957: Quand Sonnera Midi: Avec Dany Robin et George Marchal

1957: Et par Ici la Sortie: Avec Dominique Wilms et Tony Wright

1958: Le Sicilien: Avec Fernand Raynaud

1959: Le Fric: Avec Raymond Rouleau, Jean-Claude Pascal et Roger Hanin

1960: Les Loups dans la Bergerie: Avec Jean-Marc Bory et Françoise Dorléac

1962: Le Couteau dans la Plaie: Avec Sophia Loren et Anthony Perkins

1962: Nous Irons à Deauville: Avec Michel Serrault, Eddie Constantine et Louis de Funès

1963: Le Bon Roi Dagobert: Avec Fernandel, Marthe Mercadier et Gino Cervi

1963: Dragées au Poivre: Avec Sophie Daumier, Guy Bedos et Jean-Paul Belmondo

1964:Weiße Fracht für Hongkong: Avec Maria Perschy

1965: Compartiment Tueurs: Avec Simone Signoret, Catherine Allégret, Jacques Perrin et Pierre Mondy

1967: La Blonde de Pékin: Avec Mireille Darc, Edward G. Robinson, Françoise Brion et Claudio Brook

1967: Le Treizième Caprice: Avec Marie Laforêt et Pierre Brice.

1968: Un Drôle de Colonel: Avec Jean Yanne et Jean Lefébvre

1969: Bruno, l’enfant du Dimanche: Avec Marika Green, Roger Hanin et Mary Marquet

1971: Friends: Avec Anicée Alvina et Sean Bury

1973: La Brigade en Folie: Avec Sim, Patrick Topaloff et Jacques Dufilho

1974: Le Permis de Conduire: Avec Louis Velle

1975: Dupont Lajoie: Avec Jean Carmet et Isabelle Huppert

1975: L’Incorrigible: Avec Geneviève Bujold et Jean-Paul Belmondo

1976: Les Mal Partis: Avec France Dougnac et Marie Dubois

1980: Trois Hommes à Abattre: Avec Dalila di Lazzaro et Alain Delon

1981: Pour la Peau d’un Flic: Avec Anne Parrillaud et Alain Delon

1983: Prends ton passe-montagne, on va à la plage: Avec Florence Gioretti et Patrick Prévost

1984: Aldo et Junior: Avec Andréa Ferréol, Aldo Maccione et Luis Rego

1985: Gros Dégueulasse: Avec Valérie Mairesse et Maurice Risch

1987: Le Grand Chemin: Avec Anémone et Richard Bohringer

1987: Fucking Fernand: Avec Marie Laforêt et Thierry Lhermitte

1993: Le Mari de Léon: Avec Brigitte Hansen, Dora Doll Jean-Pierre Mocky et Hélène de Fougerolles.

1994: La Fille de D’artagnan: Avec Sophie Marceau et Philippe Noiret

1995: A la Vie à la Mort: Avec Ariane Ascaride et Jean-Pierre Darroussin

1997: Marius et Jeannette: Avec Ariane Ascaride et Gérard Meylan.

1998: El Pianista: Avec Mercè Aranega et Nadala Batiste

2003: Pas si Grave: Avec Romain Duris et Sami Bouajila

2008: Lady Jane: Avec Ariane Ascaride et Jean-Pierre Darroussin

478: MARTHE VILLALONGA

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Lorsque Rosy Varte s’éteignit le 14 Janvier 2012, je ne me ruai pas sur une nouvelle page de mon blog pour lui consacrer une notice, j’ai pris le parti dès la première ligne de ce blog de ne jamais tenir compte de la « fin terrestre » de mes étoiles filantes.

Mais lorsque j’ai entendu Marthe Villalonga exprimer son chagrin et son désarroi face à la fin tragique de son amie et collègue avec qui elle avait tenu durant huit longues années la vedette avec la sérié « Maguy », je me suis dit « Mon dieu mais oui, Marthe, notre chère Marthe tant aimée, il est temps de penser aussi un peu à vous ».

Mais vous vous en doutez, si je n’ai pas « croqué » Marthe plus tôt, c’est que mes archives d’époque sont bien chiches en confidences à son propos et ce n’est guère mieux au fil du net. Marthe la drôlette, Etes-vous donc secrète?

Marthe Silvia Gilda Marie-Thérèse Villalonga naît en Algérie le 20 Mars 1932 dans un endroit au joli nom: Fort de l’Eau. Aujourd’hui Bordj el Kifan.

Enfant, Marthe se destinait à la musique, se voulait concertiste et apprit le piano.

Et puis, après le retour en France, avec son accent « pied noir » qui sent bon le soleil, Marthe Villalonga soudain change d’avis et surgit sur les petits écrans de 1963, dans l’ombre de Janine Vila, l’héroïne du feuilleton bien nommé  »Janique Aimée » pour qui toute la France a le béguin. Feuilleton dans lequel sévissent déjà quelques figures incontournables du spectacle Français dont Hélène Dieudonné, Alice Sapritch et Paulette Dubost!

Le ton est donné, il va le rester plus d’un demi-siècle.

En 1965 on voit Marthe pour la première fois au cinéma, dans l’ombre cette fois d’Annie Girardot dont elle se fera une amie très chère et qu’elle retrouvera encore de nombreuses fois devant les caméras. Si le film ne fut pas un inoubliable du septième art, « Déclic et des Claques » servit au moins à la naissance de cette belle amitié. En 1970, Annie et Marthe se retrouveront sur le plateau de « Mourir d’Aimer » où l’assistante sociale que campe Marthe Villalonga fait froid dans le dos mais est d’une justesse incroyable et sans être le moins du monde surjouée. A revoir ce film aujourd’hui on ne peut s’empêcher de penser qu’en cantonnant Marthe Villalonga si longtemps dans la gaudriole franchouillarde, le cinéma français s’est probablement privé d’une actrice prodigieuse.

Marthe traverse donc les années 70 en s’affichant aux génériques de grands films dirigés par des réalisateurs qui comptent, que ce soit Jean Yanne, Bertrand Blier, Edouard Molinaro ou André Cayatte qui la vénère littéralement.

Mais c’est en 1976 que sa carrière connaît un premier point d’orgue avec le film d’Yves Robert « Un Elephant ça Trompe Enormément »  Marthe y joue la mère juive et possesive de Guy Bedos et n’est pas loin de voler le film! Chacune de ses apparitions est extraordinaire et le public en redemande encore et encore!

A un point tel que désormais, on n’imaginera plus Marthe dans autre chose. Marthe Villalonga devient « LA » mère juive du cinéma français, même si, comme elle aime à le rappeler: »Je ne suis ni mère ni juive, et même si je n’ai rien ni contre les mères ni contre les juives, j’aimerais quand même jouer autre chose! »

Dès lors, même si elle tournera beaucoup et même si elle connaîtra encore quelques grands succès personnels, elle devra attendre 1993, soit près de 15 ans pour qu’André Téchiné la sorte de son moule devenu carcan et fasse d’elle la mère de Catherine Deneuve et Daniel Auteuil dans « Ma Saison Préféré »

A 61 ans, Marthe Villalonga pouvait enfin s’offrir une robe de soir magnifique et gravir les marches de festival de Cannes entre Daniel Auteuil et Catherine Deneuve. « Ma Saison Préférée » frôla la palme d’or et Marthe sera nommée aux Césars pour le meilleur second rôle féminin mais c’est l’étourdissante Valérie Lemercier qui raflera la mise pour « Les Visiteurs »

« Ca fait un bien fou! » déclarea-elle simplement.

Elle continuera ensuite sa carrière tant au cinéma qu’au théâtre ou à la télévision, mais partout on lui repropose indéfiniment les mêmes sempiternels rôles de mère juive. Marthe s’en plaignit, mais était-ce de la faute des metteurs en scène si elle y excellait, si elle y était la meilleure?

Viendront alors les séries « Maguy » , « Kaamelott »et « Docteur Sylvestre » où elle fera un sort savoureux à ses personnages en attendant de retrouver une nouvelle aubaine comme « Ma Saison Préférée »

En 2006, on la voyait pour la dernière fois au grand écran dans « Comme t’y es Belle » où elle campait…une mère juive!

Mais Marthe villalonga a toujours bon pied bon oeil, elle est largement octogénaire et il n’est pas sûr qu’elle nous ait dit son dernier mot! puisqu’elle vient de déclarer « J’ai toujours joué les mères juives, maintenant je joue les vieilles mères juives, vous voyez, je progresse! »  Et de filer sur le plateau de télévision où on l’attend!

Celine Colassin

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QUE VOIR?

1965: Déclic et des Claques: Avec Annie Girardot, Muriel Baptiste et Mike Marshall.

1970: Le Clair de Terre: Avec Annie Girardot, Micheline Presle et Edewige Feuillère

1971: Fantasia chez les Ploucs: Avec Mireille Darc, Jean Yanne et Lino Ventura

1971: Mourir d’Aimer: Avec Annie Girardot et Bruno Pradal

1972: La Mandarine: Avec Annie Girardot, Marie-Hélène Breillat et Madeleine Renaud

1973: Quelques Messieurs trop Tranquilles: Avec Dani et, Michel Galabru, Henri Guybert et Bruno Pradal.

1974: Verdict: Avec Sophia Loren et Jean Gabin

1974: Impossible…Pas Français: Avec France Dougnac, Pierre Tornade, Jean Lefèbvre et Pierre Mondy

1976: Calmos: Avec Brigitte Fossey, Bernrd Blier et Jean-Pierre Marielle

1976: Un Elephant ça Trompe Enormément: Avec Annie Duperey, Guy Bedos et Jean Rochefort

1977: Moi, Fleur Bleue: Avec Jodie Foster, Sydne Rome et Jean Yanne

1977: Diabolo Menthe: Avec Eléonore Karlwein et Anouk Ferjac

1977: Nous Irons Tous au Paradis: Avec Guy Bedos, Jean Rochefort et Claude Brasseur

1978: Vas-y Maman: Avec Annie Girardot, Nicole Calfan et Pierre Mondy

1978: Le Dernier Amant Romantique: Avec Dayle Haddon, Gérard Ismaël et Fernando Rey

1978: Va voir Maman, Papa Travaille: Avec Marlène Jobert et Philippe Léotard

1978: Le Sucre: Avec Gérard Depardieu, Michel Piccoli et Jean Carmet

1978: L’Amour et Question: Avec Annie Girardot et Bibi Andresson

1978: Sale rêveur: Avec Jacques Dutronc

1979: Gros Câlin: Avec Jean Carmet et Francis Perrin.

1979: Le Coup de Sirocco: Avec Roger Hanin, Michel Auclair et Patrick Bruel

1980: Inspecteur La Bavure: Avec Coluche, Gérard Depardieu et Dominique Lavanant

1980: Un Amour d’Emmerdeuse: Avec Olivia Orlandi et Francis Perrrin

1981: Les Uns et les Autres: Avec Evelyne Bouix et Paul Préboist

1981: Si Ma Guule Vous Plaît: Avec Valérie Mairesse, Bernadette Laffont et Michel Galabru

1982: La Baraka: Avec Magali Renoir, Roger Hanin et Gérard Darmon

1983: Le Grand Carnaval: Avec Macha Méril, Philippe Noiret, Roger Hanin et Richard Berry

1983: Banzaï: Avec Coluche

1984: Les Voleurs de la Nuit: Avec Véronique Jeannot, Victor Lanoux Stéphane Audran et Micheline Presle

1985: Pizzaiolo et Mozarel: Avec Beth Todd et Aldo Maccione

1985: Trois Hommes et un Couffin: Avec André Dussolier et Michel Boujenah

1987: Les Innocents: Avec Sandrine Bonnaire, Jean-Claude Brialy et Simon De la Brosse

1992: Les Mamies: Avec Danielle Darrieux, Sophie Desmarets, Jackie Sardou et Odette Laure.

1993: Ma Saison Préférée: Avec Catherine Deneuve et Daniel Auteuil

1997: L’Autre Côté de la Mer: Avec Claude Brasseur et Roschdy Zem

2001: Le Lait de la Tendresse Humaine: Avec Marilyne Canto et Patrick Bruel

2003: Lovely Rita, Sainte Patronne des Cas Désespérés: Avec Julie Gayet et Christian Clavier

2004: Au Secours, J’ai 30 Ans: Avec Giovanna Mezzogiorno et Pierre Palmade

2004: Les Dalton: Avec Eric et Ramzy

2006: Comme T’y es Belle: Avec Michèle Laroque et Laure Atika

2011: Las olas: Avec Armando Aguirre

2012: Nous York: Avec Géraldine Nakache et Leïla Bekhti

2013: Turf: Avec Alain Chabat et Edouard Baer

2014: Supercondriaque: Avec Dany Boon et Kad Merad

2015: La dernière leçon: Avec Sandrine Bonnaire

2016: Ils sont partout: Avec Charlotte Gainsbourg, Robert Castel et Dany Boon

2018: Brillantissime: Avec Michèle Laroque

2018: Les Municipaux, ces héros: Avec Francis Ginibre

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