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627: MARIE DUBOIS

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La blonde Marie Dubois fut longtemps un des soleils du cinéma au cœur des Français. Elle symbolisait la jeune française populaire sans vulgarité, jolie mais accessible, rayonnante solaire, jeune et heureuse, simplement simple. Pourtant son image restait floue. Jamais semble-il, carrière n’avait été menée avec moins de maîtrise et comme on s’y perdait un peu, Marie n’avait pas de véritable image et donc n’avait pas de véritable public même si paradoxalement tout le monde la connaissait et l’aimait.

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Claudine Lucie Pauline Huzé voit le jour à Paris, le 12 Janvier 1937. Petite fille de français moyens sans grandes histoires à raconter,  son papa est comptable, sa maman secrétaire. Elle aura, comme toutes les petites filles de sa génération, l’enfance entachée d’occupation. Elle est presque adolescente quand la France peut se permettre d’oublier enfin les privations des années de guerre, les gravats déblayés, les morts comptés, les tickets d’alimentations périmés et les films américains enfin distribués. L’avenir est à l’optimisme et Claudine veut être comédienne. « C’est un métier de putain » S’exclame un de ses oncles à table.

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Elle suivra les cours de la rue Blanche puis débutera au théâtre, ensuite la télévision où elle débute sous son vrai nom. Un parcours on ne peut plus classique, j’ai envie de dire traditionnel.  Il est de coutume de dire que c’est François Truffaut le premier qui l’a repérée. ne pinaillons pas même si lorsqu’il la convoque pour un bout d’essai resté célèbre.

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Elle a déjà tourné un petit bout de rôle pour Eric Rohmer dans « Le Signe du Lion » avec la belle Michèle Girardon.  Si je qualifie les essais que fit Marie Dubois pour Truffaut de célèbres, c’est que non seulement ils sont  toujours visibles mais qu’ils nous montrent une petite parisienne ravissante, sportive mais « coiffée » qui manque de s’évanouir lorsque Truffaut lui demande de se conduire comme une chiffonnière et de l’insulter copieusement. La jeune fille en est incapable, au bout de cinq minutes, rouge comme un camion de pompiers et triturant sa pauvre blouse elle réussit à lancer le mot « con »

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Truffaut qui la rebaptise d’un nom « le plus simple possible », sans doute en hommage déguisé à Claudine Dupuis qu’il admire un peu honteusement en secret, l’engage quand même. Comment se passer d’une aussi adorable demoiselle. Elle tournera pour lui dans « Tirez sur le pianiste » et « Jules et Jim ». Deux courts rôles, certes, elle n’est la vedette d’aucun des deux films, quoique son rôle dans « irez sur le Pianiste » soit loin d’être négligeable. Mais ce sera suffisant pour qu’elle se retrouve estampillée « nouvelle vague ». Or, s’il est une personne qui se fiche de la nouvelle vague comme d’une guigne, c’est bien Marie Dubois! Assoiffée de vie, la comédienne se fiche de la psychologie et des états d’âme de ses metteurs en scène! Elle est la première à se précipiter dans le cinéma de Gérard Oury ou de Gilles Grangier pour donner la réplique à Bebel, Louis de Funès, Fernandel ou Bourvil! Pour Marie une seule chose compte: L’envie de faire le film! Et chemin faisant elle tournera pour une série de metteurs en scène propre à rendre n’importe quelle actrice française malade de jalousie! Elle tournera entre autres pour Truffaut, Rohmer, Resnais, Molinaro, Godard, Granier-Deferre, Grangier, Oury, Enrico, Lautner, Malle, Vadim, Sautet, Verneuil, Japrisot, Doniol-Valcroze, Chabrol, Corneau et même René Clair. Qui de sa génération peut dire mieux ou aussi bien si ce n’est Catherine Deneuve et peut-être Bernadette Lafont? D’autant que l’on peut ajouter à cette prestigieuse liste le nom de l’illustre Luchino Visconti qui la dirige dans son dernier film « L’Innocent » en 1976.

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Marie avec Lino Ventura dans « Les Grandes Gueules »

Comme la Garance de Marcel Carné dans « Les Enfants du Paradis », Marie Dubois aime plaire à qui lui plaît et ne sait pas dire non quand elle a envie de dire oui! » Voilà tout son plan de carrière et sa vie privée va être tout aussi simple. En 1961 elle se marie avec Serge Rousseau qui fut lui-même acteur avant d’être agent de comédiens. Le couple aura une fille, Dominique, et c’est tout ce qu’il y aura à dire sur la vie privée de Marie Dubois, une des actrices françaises les plus sollicitées durant trois décennies. Un jour elle confessera à la télévision: « Non, ma vie n’est pas simple! Quand mes valises sont bouclées pour partir en tournage, je suis submergée par le désespoir de laisser ma petite fille et mon mari! Il m’arrive de sangloter des nuits entières dans ses bras et je sais que ma petite fille pleure aussi dans sa chambre. Je suis désespérée et je suis sincère. Et en même temps, il me piaffe d’être le lendemain, de partir, de rencontrer l’équipe et de tourner, de faire mon métier! Je suis une épouse je suis une maman et je suis une actrice, il faut que je me débrouille avec ça! Heureusement que mon mari le comprend…Mieux que moi d’ailleurs! » Pourtant cette femme qui irradie de bonheur et de simplicité franche est une femme en sursis. Sur son premier tournage pour Truffaut, Marie Dubois se sent mal. Ce sont les premiers symptômes de la sclérose en plaques. D’abord anéantie par la nouvelle, la jeune femme qui n’a pas 25 ans et dont la vie commence à peine, refuse purement et simplement le diagnostic et se jette dans la vie comme si rien ne s’était passé, comme si rien n’avait été dit, diagnostiqué. La sclérose en plaques est une maladie très particulière qui peut laisser le malade qui en souffre tout à fait tranquille des années durant entre deux crises. Des crises qui frappent n’importe où n’importe comment, sans raison, sans symptômes annonciateurs et qui laissent chaque fois le malade un peu plus diminué jusqu’à la crise suivante qui viendra le lendemain, dans un an, dans dix, mais qui viendra. inéluctablement et à un rythme de plus en plus soutenu.

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Marie Dubois va avoir la chance inouïe de vivre vingt magnifiques années avant que la maladie ne se rappelle à son mauvais souvenir. 20 années à vivre heureuse avec son mari, faire le métier qu’elle adore et fonder avec sa fille une relation fusionnelle. Même si elles n’aimeront rien tant, lorsque Dominique sera devenue une aussi ravissante jeune femme que sa maman de se quereller comme des chiffonnières au point d’affoler les voisins, de l’aveu même de Marie Dubois, et de se jeter ensuite éperdument dans les bras l’une de l’autre. En 1977, Marie Dubois tourne un second rôle pour Alain Corneau dans son film « La Menace » dont les vedettes sont Carole Laure et Yves Montand. Sa prestation lui vaut le César de la meilleure actrice dans un second rôle. Sa joie est immense et ce César restera toujours cher à son cœur et en bonne place sur sa cheminée car il lui vient de ses pairs. Mais entre le tournage de Corneau et la soirée des Césars, le mal est revenu frapper l’actrice.

Elle va désormais vivre dans la crainte de se réveiller chaque matin diminuée par une crise. Sa bonne santé est irrévocablement condamnée, elle le sait et c’est inéluctable. Ce seront les béquilles puis la chaise roulante, le processus est implacable et surtout incurable. Elle va devoir se montrer sage, ralentir sa carrière, ne plus accepter que des rôles de quelques jours, souvent pour la télévision où les tournages sont plus rapides. Peu à peu le mal fait son œuvre mais Marie Dubois pourra encore se survivre honorablement aux yeux du public en cachant son mal à tous pour rester une actrice. En 2001 l’actrice annonce publiquement sa maladie dont les crises se sont rapprochées et s’intensifient. Dans son drame elle a la chance de ne pas avoir la vue et l’élocution qui se brouillent comme c’est souvent le cas. La vie n’en a pas fini . En 2007 son mari la laisse veuve après 46 ans de mariage. Marie quitte alors son Paris adoré et s’installe à Pau pour se rapprocher de sa fille Dominique.

Clouée dans son fauteuil roulant, en sursis perpétuel, Marie Dubois reçoit les honneurs qui lui sont dus. Faite officier de la légion d’honneur en 2013, elle reste une femme active, certes plus dans le cinéma mais dans la reconnaissance de la maladie qui peu à peu la détruit. « Faire bouger les choses » c’est son truc! « J’ai fait de très gros progrès dans la vie depuis mes essais pour François Truffaut! Maintenant, le mot « con » c’est le mot le plus délicat de mon vocabulaire! » Marie Dubois Le 15 Octobre 2014, la maladie avait raison d’elle . marie s’éteignait, veillée par sa fille Dominique. Ces derniers mois son état s’était aggravé et la comédienne avait dû quitter son appartement pour une maison de retraite médicalisée Marie avait 77 ans et elle avait été faite officier de la légion d’honneur l’année précédent sa fin.

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QUE VOIR? 1959: Le Signe du Lion: Avec Michèle Girardon et Jess Hahn

1960: Tirez sur le Pianiste: Avec Michèle Mercier, Nicole Berger et Charles Aznavour

1961: Une Femme est une Femme: Avec Anna Karina, Jean-Paul Belmondo et Jean-Claude Brialy

1961: Le Monocle Noir: Avec Elga Andersen et Paul Meurisse

1962: L’Anglaise: Avec Jacques Monsigny

1962: Jules et Jim: Avec Jeanne Moreau, Oskar Werner et Henri Serre

1962: La Croix des Vivants: Avec Pascale Petit, Madeleine Robinson et Giani Esposito

1964: La Ronde: Avec Jane Fonda et Jean-Claude Brialy

1964: Week-End à Zuydcoote: Avec Jean-Paul Belmondo

1964: La Chasse à l’Homme: Avec Jean-Paul Belmondo

1964: L’Âge Ingrat: Avec Jean Gabin, Fernandel et Frank Fernandel

1964: Mata Hari, Agent H21: Avec Jeanne Moreau et Jean-Louis Trintignant

1965: Les Fêtes Galantes: Avec Jean-Pierre Cassel

1965: Les Grandes Gueules: Avec Lino Ventura et Bourvil

1966: La Grande Vadrouille: Avec Bourvil et Louis de Funès

1967: Le Voleur: Avec Jean-Paul Belmondo

1968: Ce Sacré Grand-père: Avec Michel Simon, Mary Marquet et Serge Gainsbourg

1969: Monte Carlo or Bust:  Avec Mireille Darc, Susan Hampshire, Bourvil, Tony Curtis et Terry Thomas

1970: La Maison des Bories: Avec Jean-Pierre Cassel et Maurice Garrel

1971: Bof…Anatomie d’un livreur: Avec Marie-Hélène Breillat

1972: L’Œuf: Avec Guy Bedos

1973: Le Serpent: Avec Virna Lisi, Yul Brynner et Henri Fonda

1974: Antoine et Sébastien: Avec François Périer et Jacques Dutronc

1974: Vincent, François, Paul…Et les Autres: Avec Yves Montand, Michel Piccoli et Serge Reggiani

1974; L’Escapade: Avec Jean-Louis Trintignant

1976: Nuit d’Or: Avec Bernard Blier et Klaus Kinski

1976: Les Mal Partis: Avec France Dougnac

1976: L’Innocent: Avec Laura Antonelli et Jennifer O’Neill

1977: la Menace: Avec Carole Laure et Yves Montand

1980: Mon Oncle d’Amérique: Avec Nicole Garcia, Gérard Depardieu et Nelly Borgeaud

1983: L’Ami de Vincent: Avec Françoise Fabian, Philippe Noiret et Jean Rochefort

1983: Garçon: Avec Nicole Garcia et Yves Montand

1987: Grand Guignol: Avec Guy Marchand et Caroline Cellier

1990: Un Jeu d’enfant: Avec Dominique Lavanant

1996: Les Caprices d’un Fleuve: Avec Bernard Giraudeau et Richard Bohringer

1997: Rien ne va Plus: Avec Isabelle Huppert et Michel Serrault

1999: A Vot’service: Avec Philippe Perrussel

485: JENNIFER O’NEILL

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Jennifer O’Neill est une de ces créatures sublimes à la beauté universellement reconnue et dont seule l’Amérique semble avoir le secret. Elle est de ces actrices dont la gloire surclasse ô combien les carrières relatives comme ce fut le cas pour Hedy Lamarr, Zsa-Zsa Gabor ou plus près de nous une Jaclyn Smith.

Jennifer O’Neill, cette superbe brune aux yeux de bronze naît à Rio de Janeiro d’un père hispano-irlandais et d’une mère anglaise le 20 janvier 1948.

Sa famille regagnera l’Amérique du Nord où les O’Neill s’installeront d’abord au Connecticut avant de s’établir à New-York. Jennifer a alors quinze ans et sa vie professionnelle, déjà, va commencer.

la jeune demoiselle va un jour pousser, presque en voisine, la porte d’une des plus illustres agences de mannequins du monde, celle de chez Eileen Ford où sa jeune beauté va immédiatement fasciner tout le monde. Et ceci d’autant plus qu’elle tombait à point nommé, on cherchait un nouveau « mannequin cheveux ». Elle est droit à une séance de pose avec un photographe célèbre, histoire de voir ce qu’elle pouvait « donner », mais dès son entrée dans le studio, les choses étaient déjà scellées. Jennifer était magnifique et il était impossible que sa personnalité ne transgresse pas l’image.

La mode américaine allait avoir un nouveau visage, très vite elle rejoindrait les plus grandes icônes du genre en couverture de « VOGUE », « HARPEER’S BAZAAR » ou « COSMOPOLITAN et elle allait réussir la gageure d’être l’image d’une gamme  de produits de beauté, « COVER GIRL » et le rester…30 ans!

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Evidemment, le cinéma ne pouvait rester insensible à cette nouvelle fabulosité visuelle et Hollywood fit appel à Jennifer O’Neill pour être la partenaire de…John Wayne!

Jennifer avait déjà fourbi ses armes en tournant deux petits rôles avant d’apparaître enfin en « leading lady » dans « Rio Lobo » en 1970.

L’année suivante, elle entrait dans la légende en devenant l’objet de toutes les convoitises dans « Un Eté 42″ et scellait à jamais son destin d’actrice, devenant une star sur pellicule après l’avoir été sur papier glacé.

Jennifer O’Neill fit alors partie du tout Hollywood, enchaîna les tournages pour le grand et le petit écran, et si elle ne retrouva plus un aussi grand succès que celui  de « Un Eté 42″, elle se consola en succédent à Barbra Streisand dans la vie de son ex mari Eliott Gould.

le destin malheureusement veillait, et en 1974, l’actrice à la beauté fabuleuse est frappée par la maladie.

Jennifer O’Neill souffre d’un cancer du sein, elle n’a que 23 ans. Contrairement aux usages en cours, elle rend son combat public pour inciter les femmes américaines au dépisatage systématique alors peu en usage et lui-même encore considéré comme « un risque » de reveiller une bête qui ne serait qu’endormie.

Sortie gagnante de son combat, l’actrice revient alors à des valeurs essentielles qu’elle avait un peu perdues de vue, faute de temps, durant ses quelques années de haute gloire.

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Adorant depuis toujours les animaux et les chevaux en particulier, elle s’achète une ferme et renoue avec l’équitation. c’est dans cet univers buccolique qu’elle élèvera ses deux enfants lorsqu’elle deviendra maman.

Jennifer O’Neill devient alors un véritable symbole du « way of life » au féminin. Actrice toujours très présente qui aura même sa propre série télévisée, elle est toujours impeccablement mince, élégante, coiffée et maquillée, quelques soient les circonstances et les années qui passent. Elle symbolise la réussite bourgeoise d’une femme qui sait admirablement gérer un physique parfait, l’éducation d’enfants parfaits dans une maison parfaite avec des animaux parfaits et bien entendu s’épanouir magnifiquement dans une vie de star parfaite! N’est-elle pas l’ultime interprète de Luchino Visconti? Jennifer O’Neill, c’est bien simple, n’a jamais égratigné la peinture de sa Rolls ni même cassé un ongle parfaitement vernis ou marché dans un détritus avec ses nouveaux escarpins!

Jennifer O’Neill est la réincarnation humaine d’un vieux film de Doris Day!

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Et puis j’ignore ce qui se passa, mais la star finit-elle elle-même par se croire divine au sens premier du terme? Se rapprochant de Jésus Christ et des droits d’auteur de ses nombreux bouquins, elle se mit à prêcher la bonne parole et ses conseils de réussite de vie en escarpins bien fins et brushings bien cartonnés au nom du divin enfant et peut-être aussi un peu de Max Factor. Elle a eu ses propres talk show où elle n’hésite pas à dire, fixant son invitée dans les yeux: » Vous êtes vielle, moche, grosse, pauvre, veuve, cancéreuse et alcoolique? Mais et alors? Où est le problème? Vous croyez peut-être que je n’en ai pas, moi, des problèmes? par exemple: je frise quand il pleut! Et bien je remercie le seigneur, au moins il ne m’a pas faite chauve! Répétez après moi…Merci seigneur! Et allez en paix…Ingrate!

Celine Colassin

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QUE VOIR?

1970: Rio Lobo: Avec John Wayne

1970: Such Good Friends: Avec Dyan Cannon et Nina Foch

1971: Un Eté 42: Avec Gary Grimes

1972: The Cary Treatment: Avec James Coburn

1975: Gente di Rispetto: Avec Franco Nero et James Mason

1976: L’Innocent: Avec Giancarlo Giannini et Laura Antonelli

1978: Caravans: Avec Anthony Quinn, Michael Sarrazin et Christopher Lee

1979: A Force of One: Avec Chuck Norris

1980: Cloud Dancer: Avec David Carradine et Joseph Bottoms

1987: I Love N.Y.: Avec Christopher Plummer, Scott Baïo et Virna Lisi

1991: Committed: Avec Robert Foster

1992: Love is Like That: Avec Pamela Gidley, Joe Dalessandro et Tom Sizemore

1997: The Corporate Ladder: Avec Kathleen Kinmont et Talisa Soto

2008: Billy, The Early Years: Avec: Stefanie Butler et J.Thomas Bailey

 

 

 

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