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596: MAGALI DE VENDEUIL

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L’histoire de Magali de Vendeuil qui perdit souvent sa particule au gré des génériques et des affiches est d’abord et avant tout une histoire d’amour.

Le 18 Septembre 1926, Uramie Lucinde Magali Pichon de Vendeuil vient au monde dans les élégances d’une famille bourgeoise.

Elle ne sera jamais suffisamment célèbre, ni assez longtemps hélas pour que la presse s’intéresse à ses jeunes années Et pourtant elle connut de brillants débuts au cinéma et éclata littéralement dès ces débuts en question, devenant une des jeunes premières les plus en vue et les plus prometteuses de la nouvelle décennie, celle des années 50.

Mais deux éléments feront de cette brillante étoile de cinéma une petite veilleuse: sa passion pour le théâtre et sa passion pour l’homme de sa vie.

Magali, on le comprend, avait élagué son patronyme qui n’aurait pas tenu en entier sur une affiche pour faire ses débuts.

En 1952, après deux rôles, René Clair choisit la jeune Magali pour un des films les plus prestigieux et les plus attendus de l’année: Elle rejoint sur le plateau des « Belles de Nuit », l’acteur numéro un de son époque: Gérard Philipe pour jouer son amoureuse, emploi partagé par les deux nouvelles vedettes les plus en vue du moment: Martine Carol et Gina Lollobrigida. On est loin du film qu’elle vient d’achever: « Drôle de Noce » avec Julien Carette et Jean Richard

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dans « Les Belles de Nuit », c’est la jolie Magali qui tourmente le coeur de Gérard Philipe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le tournage comme le film seront des moments de grâce du cinéma français et pour le public comme pour les professionnels, Magali est bel et bien en un temps record une des nouvelles grandes vedettes de l’hexagone. Une vedette qui ne démérite en rien face à Martine et à Gina. Elle pourrait bien dit-on dans les gazettes les plus avisées « Etre leur plus sérieuse rivale dans la fulgurante course à la gloire que ces deux-là ont entammée deux ans plus tôt, Martine dans « Caroline » et Gina dans « Fanfan », déjà avec Gérard Philipe.

Mais ce brillant coup d’éclat sera déjà le coup de grâce à la gloire de la « plus dangereuse rivale » de Martine et Gina qui resteront des icônes emblématiques de la décennie.

Non que Magali ait déçu, que du contraire, mais sa passion pour le théâtre la cheville et elle ne pourra jamais résister à une pièce face à un film.

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Et puis, il y a Robert Lamoureux. Roberl Lamoureux, charmant touche à tout du cinéma français; acteur chanteur, humoriste auteur scénariste, il est l’amuseur de charme.

De six ans l’aîné de Magali, Robert lamoureux est déjà marié à son amie d’enfance dont il a trois enfants.

Et si l’amuseur a six ans de plus que Magali, sa carrière d’artiste n’a débuté qu’en 1949, soit trois ans à peine avant Magali qui l’a clairement distancé dans la course à la gloire. Originaire d’une famille modeste, il a dû faire mille métiers après la guerre, en Algérie comme en France, comme comptable ou représentant en machines à écrire avant de pouvoir enfin tenter sa chance. Chance qui fut loin d’être aussi fulgurante que celle de Magali. Ils seront déjà mariés lorsque Robert Lamoureux connaîtra ses premiers vrais grands succès.

Magali de Vendeuil mit littéralement sa carrière en veilleuse dès qu’elle fut devenue madame Lamoureux, même si elle était déjà une grande vedette du cinéma dans les bras de Gérard Philippe quand Robert Lamoureux essaie encore de se faire un nom avec ses sketches dans les cabarets.

Il faudra attendre 1955 pour revoir Magali au cinéma dans « Une Fille Epatante » et le générique précise qu’il s’agit maintenant de mademoiselle Magali de Vendeuil de la comédie française. Tout est dit.

Elle sera longtemps pensionnaire de la maison de Molière, son rêve exaucé. La comédienne semble mettre un point d’honneur à faire son travail en toute discrétion, laissant l’étoile de Robert Lamoureux monter peu à peu jusqu’à briller de mille feux. Lorsqu’il s’inspirera d’elle pour créer le personnage de son épouse (comment faire autrement) dans « Papa maman la Bonne et Moi », Magali déclinera le rôle au profit de Nicole Courcel.

On la verra un peu à la télévision, beaucoup au théâtre, ne dédaignant pas concillier les deux avec l’émission « Au Théâtre ce Soir » et il faudra attendre les années 70 et une nouvelle création cultissime de Robert Lamoureux pour la revoir au cinéma car son génie de mari l’invite à rejoindre le joyeux casting de « Mais où est donc passée la septième compagnie? ».

Le couple Lamoureux avait eu une fille, ne défraya jamais la chronique et resta respecté à la fois par un public fidèle et par les professionnels qui eurent le plaisir et l’honneur de les côtoyer.

Même si la saga de « La Septième Compagnie » reste aussi chère au coeur des français que celle des « Gendarmes », Robert Lamoureux est bien méconnu aujourd’hui. C’est que les temps ont changé et que son univers s’est démodé, hélas. Il était tendre, brillant, subtil, élégant et raffiné dans la moquerie sans méchanceté. Un langage qui s’est perdu avec l’artiste.

Magali de Vendeuil fera ses adieux en 1994 à la télévision, dans le téléfilm « L’Amour Foot » où elle donnait la réplique à…Robert Lamoureux. Raison qui l’avait ramenée devant les caméras, car la toujours belle Magali s’était éloignée depuis 1989 après cet autre téléfilm « La Taupe » où elle donnait la réplique à…Robert Lamoureux.

Magali de Vendeuil, en parisienne bien née resta belle à jamais, élégante, vieillissant sereinement, ses beaux cheveux d’un joli blond pâle ramenés en arrière sur ses épaules, elle semblait veiller avec tant de tendresse sur son adorable génie de mari désormais vieilli que le monde du spectacle fut sidéré lorsque Magali s’en alla la première, laissant veuf son inséparable amour le 12 janvier 2009.

Elle s’éteignait à bientôt 83 ans, Robert Lamoureux en avait bientôt 89 et il sembla aller de soi que Magali n’aurait pas longtemps à l’attendre pour exaucer leur dernier souhait: dormir côte à côte pour l’éternité.

Diminué par des opérations aux pieds, Robert Lamoureux, condamné au fauteuil roulant mit un point d’honneur à sourire et à aimablement plaisanter jusqu’à sa fin qui viendrait le 29 Novembre 2011 après quelques jours de coma.

Dormez en paix gens heureux, et si vous n’avez pas d’histoire nous avons des souvenirs.

Celine Colassin

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QUE VOIR?

1951: Drôle Noce: Avec Julien Carette et Jean Richard

1952: Procès au Vatican: Avec Suzanne Flon, France Descaut et Jean Debucourt

1952: Les Belles de Nuit: Avec Gérard Philipe

1961: Jugez les Bien: Avec Serge Sauvion et Paul Frankeur

1973: Mais où est donc passée la Septième Compagnie? Avec Pierre Mondy, Pierre Tornade et Aldo Maccione

567: COLETTE CASTEL

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La charmante Colette Castel est bien oubliée aujourd’hui. Cette comédienne simple et sans chichis était pourtant ravissante et avait su s’attirer la sympathie du public et la garder de nombreuses années. Mais sans doute était-elle finalement trop simple pour passionner les premières pages des tabloïds et la mémoire des cinéphiles qui préfèreront toujours le drame et le panache à la populaire simplicité!

Colette Castel naît à Paris le 29 Juin 1937 et elle ne sera jamais aussi célèbre qu’une Romy ou une Marilyn pour que l’on disserte indéfiniment sur son enfance, sa vocation, ses jeunes années ses premières amours et son plat en sauce préféré!

On préfère généralement se souvenir de la ravissante débutante des » Impures » où elle était la petite soeur d’une Micheline Presle chanteuse de cabaret et victime de la traite des blanches!

Joli souvenir certes, car on vit alors en Colette une nouvelle Danièle Delorme, mais souvenir déjà tronqué car la jeune fille avait débuté un an plus tôt, à 17 ans dans « Mandat d’amener » avec Madeleine Barbulée, Robert Dalban et Gaby Basset!

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Nous retrouvons donc Colette débutante encore obscure en 1953 et fêtée comme une « nouvelle jeune première qui promet » en 1954. Elle va aligner quelques films dont bien peu hélas sont dignes d’orner les rayonnages des cinémathèques. Il faut bien reconnaître que ce n’est pas « Nous Irons à Deauville » ou « Fernand Clochard » qui attireront le public d’un Bunuel ou d’un Truffaut. D’ailleurs, comme bon nombre des comédiennes françaises de l’époque, on verra plus souvent Colette donner la réplique à Darry Cowl, Jean Poiret et Michel Serrault ou Fernand Raynaud qu’à Alain Delon.

La faute n’en incombe pas à l’actrice, on s’en doute, mais à la production de son temps qui s’obstine à croire qu’il suffit du nom d’un « comique » sur l’affiche de n’importe quelle niaiserie pour drainer les foules extatiques vers les caisses des cinémas.

D’ailleurs dans la vie, Colette, si elle ne manquait pas d’humour n’était pas non plus la greluche évaporée que laissait supposer sa filmographie.

Elle était devenue l’épouse de José Arthur, qui, après une carrière de comédien aussi peu intéressante que celle de Philippe Bouvard devint un homme de radio parmi les plus respectés de son temps.  Bien peu d’animateurs peuvent se vanter, reconnaissons-le d’avoir « tenu » avec une émission durant …40 ans!

José Arthur,dix ans plus âgé que son épouse fait partie intégrante du « noyau dur » des intellectuels du cinéma pré nouvelle vague. Les principaux cinéastes de  son temps sont ses plus fidèles amis même si lui n’est plus comédien. Dans son sillage, Colette va elle aussi faire partie du « cercle » et le couple Arthur est inséparable du couple Montand-Signoret.

Simone Signoret considère même Colette comme sa meilleure amie et après l’avoir imposée sur le tournage des « Amours Célèbres » où elle joue sa femme de chambre, elle l’impose à nouveau dans « Le Jour et l’Heure ». Dans la foulée, Colette Castel a auditionné pour le rôle de la soeur de Brigitte Bardot dans « La Vérité », et si Clouzot lui préfère finalement Marie José Nat, il lui confie un rôle de jeune avocate dans le film et lui promet de la rappeler plus tard pour un autre film. Il tiendra sa promesse en lui offrant un rôle dans « L’Enfer » entre Romy Schneider et Dany Carrel, mais le film, on le sait, fut interrompu et jamais achevé.

Le mariage de Colette Castel et José Arthur avait été couronné par la naissance de leur petite Sophie le 29 Novembre 1959, ce qui fit l’admiration de Simone Signoret.

Malheureusement cette belle entente famillale et amicale ne va plus guère durer. L’été 1963 voit le couple Arthur éclater et Simone Signoret estimant que Colette est la responsable de cette faillite la raye purement et simplement de son carnet d’adresses, prenant ouvertement parti pour José Arthur et entendant bien que tout le monde fasse comme elle!

Colette Castel disparaît complètement du paysage cinématographique durant quantre ans entre 1964 et 1968, année où elle est à l’affiche de « L’Etrangère » avec Marie-France Boyer et Pierre Vaneck puis elle se volatilise jusqu’en 1971, ne se montrant qu’à la télévision, là encore, de manière très sporadique.

Bien sûr elle est au théâtre et sera même quatre fois à l’affiche de »Au Théâtre ce Soir »

Elle traversera les années 70 en apportant comme tout le monde sa modeste contribution à l’érotisme filmé avec « Je suis frigide, pourquoi? » ou « L’Insatisfaite » mais ne deviendra pas une autre Sylvia Kristel. Elle reviendra ensuite à des occupations plus ludiques en étant de l’aventure du « Grand Blond avec une chaussure noire » et sa suite, mais dès 1986, n’ayan tjamais trouvé au grand écran de rôle sà sa mesure, elle prend une retraite très anticipée mais se produit encore à la télévison jusqu’en 1995.

Colette n’avait que 49 ans lorsqu’on la vit pour la dernière fois au cinéma dans « Twist Again à Moscou ».

Aujourd’hui Colette s’est fondue dans l’anonymat. Nous ne sommes pas abandonnés pour autant car sa fille Sophie Artur a pris le relais dès 1980. la comédienne a tourné pour Lelouch, pour Sautel, pour Chabrol, pour Coline Serreau.

Détail amusant, lorsque « L’Enfer » de Claude Lelouch fut remis sur le métier en 1994 par Claude Chabrol, Sophie y a succédé à sa mère, dans l’ombre cette fois d’Emmanuelle Beart. Comme quoi, il y a des promesses qui finissent par se tenir malgré le temps et les générations.

Celine Colassin

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QUE VOIR?

1953: Mandat d’amener: Avec Madeleine Barbulée et Gaby Basset

1954: Les Impures: Avec Micheline Presle et Raymond Pellegrin

1955: Les Grandes Manoeuvres: Avec Michèle Morgan et Gerard Philipe

1955: Les Fruits de l’Eté: Avec Edwige Feuillère et Etchika Choureau

1957: Fernand Clochard: Avec Fernand Raynaud et Magali de Vendeuil

1967: OSS 117 n’est pas mort: Avec Magali Noël et Ivan Desny

1960: La Verité: Avec Brigitte Bardot et Charles Vanel

1961: Les Amours Célèbres: Avec Simone Signoret

1961: Tout l’Or du Monde: Avec Bourvil, Philippe Noiret et Françoise Dorléac

1962: Nous Irons à Deauville: Avec Pascale Roberts, Louis de Funès et Michel Serrault

1963: Le Jour et l’Heure: Avec Simone Signoret

1968: L’Etrangère: Avec Marie-France Boyer et Pierre Vaneck

1972: L’Insatisfaite: Avec George Gueret et Patrice Cuny

1972: Le Grand Blond avec une Chaussure Noire: Avec Mireille Darc et Pierre Richard

1972: Je Suis Frigide, Pourquoi?: Avec Sandra Julien et Marie-George Pascal.

1974: Le Retour du Grand Blond: Avec Mireille Darc et Pierre Richard

1981: La Vie Continue: Avec Annie Girardot et Jean-Pierre Cassel

1982: On s’en Fout, Nous on s’aime: Avec Arielle Besse, Darry Cowl et Didier Clerc

1986: Twist Again à Moscou: Avec Marina Vlady, Agnès Soral, Christian Clavier, Philippe Noiret

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