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716: CAROL LYNLEY

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La carrière de Carol Lynley démarra sous un mauvais présage: Carolyn Lee, le nom qu’elle a choisi pour faire carrière est déjà été enregistré par une autre actrice. Elle dut en changer. La chance n’allait jamais vraiment lui sourire. Carole Ann Jones, cette ravissante blonde à la beauté particulièrement moderne, peut-être même en avance sur son temps, autre malchance, voit le jour à Manhattan le 13 Février 1942. L’Amérique va entrer en guerre, papa va partir au front, la petite fille n’aura que sa maman, serveuse, pour veiller sur ses premiers pas.

Carol Lynley

Devenue une ravissante adolescente, elle deviendra mannequin Teenage avec un certain succès et le bien nommé magasine « Teen » lui offrira sa couverture comme cadeau d’anniversaire pour fêter ses 15 ans. Lorsque l’on vit à New-York, que l’on est une ravissante adolescente au délicat visage de poupée blonde, aux yeux bleus et au sourire d’ange affichée dans tous les kiosques à journaux, la tradition veut qu’on vous propose de faire de la télévision.

American theater and film actress Carol Lynley, born Carol Ann Jones, poses for a picture in a shear metallic dress, late 1960s. (Photo by Tim Boxer/Getty Images)

C’est là que Carol Lynley débute, elle a 14 ans. Pour le cinéma il faudra attendre le bon vouloir du studio Disney toujours à l’affût pour voir Carol débuter dans « La Lumière dans la Forêt » avec Fess Parker mieux connu pour être alors David Crockett à la télévision.

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Carol devient très vite une « jeune première romantique » très sollicitée. Il ne lui manque, peut-on lire dans la presse, que sa « grande chance », le rôle qui la portera au pinacle. Et on crut d’un avis unanime la chose venue avec la suite de « Peyton Place » qu’Hollywood mettait en chantier. Une suite dont aucun membre du casting qui avait porté le film initial au triomphe n’accepta de faire partie.

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Diane Varsi dont le film avait fait une star énorme avait littéralement fui. Lana Turner avait décliné, John Gavin fit de même, ensuite ce fut Hope Lange qui déclara forfait talonnée de près par Terry Moore!

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Eleanor Parker remplacerait Lana Turner, Jeff Chandler remplacerait John Gavin, Tuesday Weld et Luciana Paluzzi reprendraient les rôles d’Hope Lange et Terry Moore, et enfin, Carol succèderait à Diane Varsi. L’échec du film fut inversement proportionnel à la hauteur de ses ambitions c’est à dire aux chiffres records atteints par le premier!

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Le film sera distribué en France sous le titre « Les Lauriers sont coupés » et rarement il faut bien l’admettre, titre ne fut mieux porté. Personne ne sortit grandi de l’aventure. Carol dont on avait parlé comme de la future superstar en fut pour ses frais et ne récolta qu’une rivalité toute inventée avec Tuesday Weld!

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L’époque était d’ailleurs aux actrice jeunes, blondes, naturelles, à visage d’ange et sourire un peu triste. C’était le nouveau « nec » Ava Gardner ou Jayne Mansfield se faisaient reléguer au rayon des articles démodés au profit de Sue Lyon, Tuesday Weld, Yvette Mimieux et Carol Lynley.

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Du coup, Otto Preminger allait l’affubler d’une perruque « aile de corbeau » incroyablement enlaidissante pour jouer la soeur de son « Cardinal » en 1963. A la fin du film, Carol joue la fille de son personnage cette fois chapeautée d’une perruque rouge toute aussi maladroite.

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C’était la joyeuse époque des « Lolita », ces très jeunes filles ravissantes, avides d’être adultes et de connaître les joies interdites. Carol s’était distinguée dans l’emploi dès 1959 avec « Blue Denim » où elle était une adolescente enceinte hors mariage et après un rapport sexuel consenti!

Ann Margret, Pamela Tiffin et Carol

Ann Margret, Pamela Tiffin et Carol

Heureusement pour Carol, elle était sous contrat avec son studio et put enchaîner ave d’autres films après « Retour à Peyton Place ». Des films souvent de prestige et avec des partenaires de choix comme Kirk Douglas, Jack Lemmon ou Rock Hudson, mais rien qui lui permit vraiment de se faire cette » place au soleil d’Hollywood ». La télévision restait encore et toujours sa meilleure alliée jusqu’à ce qu’une nouvelle tourmente médiatique s’empare d’un film qui se prépare avec elle.

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En 1965, la Century Fox exhume le scénario de « Harlow », jadis prévu pour « the late Marilyn Monroe » et prépare le film en grandes pompes avec celle que le studio considère précisément comme sa nouvelle Marilyn: Miss Carrol Baby Doll Baker! Or, Carol Lynley s’apprête précisément à devenir Jean Harlow dans un biopic consacré à la star platine.

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La presse s’empare de l’affaire et crée de toutes pièces une « Guerre des Jean Harlow » qui va littéralement monopoliser les médias! On n’avait plus vu ca depuis les Burton-Taylor à Rome sur le tournage de Cléopâtre! On inventa même une guerre des mères de Jean Harlow! Angela Lansbury serait celle de Carrol Baker et Ginger Rogers celle de Carole Lynley.

Jean Harlow by Carol Lynley

Avec Cléopâtre, la Fox avait beaucoup souffert et perdu beaucoup d’argent! Le studio n’allait pas laisser SA Jean Harlow se faire éclipser par une autre! Carrol Baker allait bénéficier d’un traitement publicitaire comme Hollywood n’en ferait bien tôt plus, laissant ses artistes de débrouiller pour se faire mousser tout seuls aux yeux du public.

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Mais en attendant, Carrol Baker était partout tout le temps et se fendait de quelques coûteux caprices, histoire sans doute de « faire vrai » comme on le lui avait appris à l’actor’s studio! Carol Lynley faisait figure de copieuse un peu médiocre de Carrol Baker dans la presse, ses producteurs n’avaient pas les moyens d’une machinerie publicitaire comme celle de la Century Fox.

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Carol offrit ses charmes à la convoitise dans « Playboy » mais c’est à peu près tout ce dont le film bénéficia en matériel publicitaire (si j’ose dire)  Mais par contre, pour le film de Carol Lynley, les producteurs avaient du matériel et des techniques de tournage nettement moins lourdes que celles de la FOX. Et ce qui était un désavantage en publicité se révéla être un avantage à ce niveau là. Commencé après le film de Carrol Baker, celui de Carol Lynley fut terminé et distribué avant.

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Le public intéressé vit donc d’abord le film de Carol Lynley et Ginger Rogers. Prirent-ils la peine de voir l’autre ensuite, histoire de comparer? Je n’en jurerais pas. L’éléphant accoucha d’une souris, la vie de Jean Harlow, toute pathétique qu’elle soit ne faisait pas un bon scénario et pouvait encore moins se résumer en une heure trente.

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Aucune des nouvelles Jean Harlow ne récolta le succès escompté. Carrol Baker s’exila en Italie et Carol Lynley qui avait tourné l’excellent « Bunny Lake a disparu » resta maîtresse du terrain.

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Mais c’était le troisième gros échec de sa carrière. Après « Retour à Peyton Place » elle avait été du naufrage du « Cardinal » d’Otto Preminger avec Romy Schneider. Avec Harlow c’était son troisième flop. A Hollywood ce n’est pas le genre de chose qui fait plaisir. Bientôt elle aussi quitterait Hollywood pour l’Angleterre y tourner quelques effrayances pour la Hammer. Et si elle restait très célèbre c’était encore et toujours grâce à la télévision. Carol Lynley fait partie de ces actrices au statut étrange, ces actrices qui ont tourné des films idiots en leur temps mais qui sont devenus cultes à l’usage. Si aujourd’hui on revoit très volontiers « Le Blob », A l’époque, pour une actrice qui avait tenu la vedette dans de grosses productions à Hollywood, c’était il faut bien le dire plus navrant qu’intéressant. Elle aura pourtant sa revanche en ressurgissant à Hollywood dans un rôle important et dans un film qui allait à la fois marquer des générations et créer un genre: « L’Aventure du Poséidon » Carol réapparaissait, plus séduisante encore qu’auparavant dans un film où il faut bien le dire seuls les décors et les effets spéciaux étaient les vedettes. Mais quel film!

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On fêta dignement les millions de dollars engrangés et puis ensuite le retour de la belle Carol. Laquelle allait avouer d’un air las deux choses aux journalistes: elle était doublée pour le chant dans le film et elle était la victime d’une très longue et très profonde dépression. Considérant Hollywood comme responsable de ses dérives personnelles, malgré la pluie de contrats qu’on lui proposa dans la foulée du triomphe posséidonesque. Carol préféra regagner son New-York natal et ses plateaux de télévision où à ses yeux la vie était à la fois moins cruelle et plus enrichissante. Dorénavant, le cinéma ce fut « de temps en temps »

Celine Colassin.

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QUE VOIR 1958: The Light in the Forest: Avec Fess Parker

1959: Holiday for Lovers: Avec Jill St John, Jane Wyman et Clifton Webb

1959: Blue Denim: Avec Brandon de Wilde

1961: The Last Sunset: Avec Dorothy Malone, Kirk Douglas et Rock Hudson

1961: Return to Peyton Place: Avec Eleanor Parker et Jeff Chandler

1963: The Stripper: Avec Joanne Woodward et Claire Trevor

1963: Under the Yum Yum Tree: Avec Jack Lemmon

1963: The Cardinal: Avec Romy Schneider, Tom Tryon et John Huston

1964: The Pleasure Seekers: Avec Ann Margret, Pamela Tiffin et Gene Tierney

1964: Shock Treatment: Avec Stuart Whitman et Lauren Bacall

1965: Bunny Lake is Missing: Avec Laurence Olivier et Keir Dullea

1965: Harlow: Avec Efrem Zimbalist Jr. et Ginger Rogers

1967: The Shuttered Room: Avec Oliver Reed et Gig Young

1967: Danger Route: Avec Richard Johnson et Barbara Bouchet

1969: The Maltese Bippy: Avec Dan Rowan et Julie Newmar

1969: Once You Kiss a Stranger… Avec Paul Burke et Martha Hyer

1972:Beware! The Blob: Avec Robert Walker jr.

1972: The Poséidon Adventure: Avec Shelley Winters, Gene Hackman et Stella Stevens

1975: The Four Deuces: Avec Jack Palance

1977: Bad Georgia Road: Avec Gary Lockwood

1978: The Cat and the Canary: Avec Honor Blackman

1979: The Shape of Things to Come: Avec Jack Palance

1983: Vigilante: Avec Robert Forster

1986: Balboa: Avec Tony Curtis

1988: Blackout: Avec Gail O’Grady

2003: A Light in the Forest: Avec Lindsay Wagner

2006: Vic (court métrage) Avec Clu Gulager et John Philip Law

619: YVETTE MIMIEUX

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Yvette Mimieux surgit sur les écrans avec une telle fraîcheur, une telle jeunesse, une telle beauté et un tel talent qu’il est sidérant qu’elle ne soit pas devenue une des plus grandes stars du monde en quelques instants!

Yvette méritait mille fois une carrière de prestige ou au moins égales à celles de Sandra Dee ou Hayley Mills. Et malgré la battage médiatique fait autour de stars telles que Raquel Welch ou Ursula Andress, Yvette était peut-être bien la seule véritable révélation de sa génération.

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Mais peut-être que le cinéma n’est pas le seul responsable du rendez-vous raté entre Yvette et la gloire.

Yvette vient au monde à Los Angeles le 8 Janvier 1942. Sa maman est française, ce qui explique son prénom, son papa est mexicain, ce qui explique son second prénom: Carmen.

La ravissante Yvette ne sera jamais suffisamment célèbre pour que les gazettes et les échotières en tout genre se penchent sur son enfance sa famille, sa vie son œuvre. Ou peut-être est-ce elle qui ne sera jamais suffisamment bavarde ou avide de confidences.

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On ne connaîtra que son étrange rancœur vis à vis d’Inger Stevens qu’elle déteste et qui le lui rend bien. Un soir où elles se croisent dans un night club hollywoodien elle se lancent des bordées d’injures qui sidérèrent toute l’assistance!

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Hormis cette étrange aversion, on sait que la demoiselle à la beauté diaphane rêvait de cinéma, comme toutes les jeunes filles de Los Angeles et qu’elle avait même participé à un des innombrables concours de beauté dont la mode avait fini par faire partie des mœurs californiennes.

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Yvette n’était pas de ces créatures pulpeuses dont la tendance fait rage en cette année 1957. Sa beauté fragile et son regard mélancolique auraient plutôt donné envie de la nourrir ou de l’adopter que d ‘épingler sa photo en bikini dans une caserne de pompiers. Mais enfin, le premier prix du concours c’était une apparition dans le prochain film d’Elvis Presley. Peut-on résister à pareille aubaine quand on a 15 ans en 1957?

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Il semblerait que les quatre finalistes du concours soient proposées au jugement avisé d’Elvis soi-même et que le king n’ait pas retenu Yvette, elle ne sera pas figurante dans « Jailhouse Rock »

Ses débuts au cinéma prendront un détour assez inattendu. Elle qui est née à deux pas des studios débute dans « A Certain Smile » alors qu’elle était en voyage à…Paris, là où les extérieurs du film se tournent.

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Rentrée en Amérique, Yvette fera ses débuts à la télévision et se trouve en fort bonne place pour anticiper un nouveau phénomène de société qui « couve » en cette fin des années 60. Depuis l’avènement de Frank Sinatra, Hollywood a découvert l’intérêt financier qu’il y a à plaire aux « Teenagers ». Avec Elvis on tourne des films destinés à leur plaire, surtout aux filles, mais maintenant on mijote des films qui plairaient tout aussi bien aux garçons! Des films avec des acteurs teenagers eux aussi, avec plein de jolies filles, et de beaux garçons confrontées aux problèmes spécifiques de leur âge, à savoir la sexualité, la sexualité et la sexualité et bien entendu avec plein de chansons à la mode!

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Nous sommes en 1960, Yvette a décroché un rôle de jeune fille du futur sa baladant en mini robe rose dans « La Machine à Explorer le temps » avec cet air ravissant mais désabusé « revenu de tout » qu’aime afficher sa génération. Elle est ensuite choisie pour un des principaux rôles de « Where the Boys Are ». Un film d’un nouveau genre qui va pulvériser tous les records! Le « Beach Party film ». Elle est le personnage dramatique de l’intrigue, la ravissante qui croit aux belles promesses des jolis garçons en vacances et accepte de « coucher ». Le tout pendant que Paula Prentiss se coltine un nigaud, que Connie Francis qui deviendra une star planétaire grâce au film ne trouve rien à se mettre sous le jupon et que Dolorès Hart ferre un beau milliardaire avec un yacht! On est quand même à Hollywood!

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Toute la distribution du film va atteindre des sommets de popularité, en commençant par Connie, bien sûr mais aussi Paula Prentiss, Dolorès Hart, George Hamilton et bien entendu Yvette Mimieux qui non seulement était ravissante en diable mais avait le seul rôle valable du film!

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Sacrée vedette, Yvette Mimieux voit les rôles et les contrats pleuvoir sur son crâne délicat. En 1962 Hollywood enterre Marilyn mais l’Italie se réjouit! « Enfin Yvette Mimieux est arrivée en Italie où elle est venue rejoindre Rossano Brazzi et Olivia de Havilland pour son film « Light in the Piazza« .

Film où elle aura George Hamilton pour partenaire. Film où elle est époustouflante dans un rôle disons-le tout à fait indéfendable de pin-up attardée mentale à la suite d’un coup de sabot de cheval et que sa mère Olivia de Havilland essaie de caser avec George Hamilton qui ne s’est rendu compte de rien!

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Alors pourquoi Yvette, après de tels débuts ne devint-elle pas la star numéro un du box office? Quelques mauvais films, quelques échecs, des actrices plus ambitieuses qu’elles comme Ann Margret, Jane Fonda ou Natalie Wood qui prennent beaucoup de place dans une industrie qui amorce une crise existentielle?

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L’actrice estampillée vedette dans un genre de film qui se démode déjà, il n’en faudrait pas plus pour freiner une carrière hollywoodienne. Mais Yvette Mimieux ajoutera encore l’exil européen à la débâcle américaine. Au cours de l’un de ses fréquents séjours parisiens, elle rencontre le réalisateur Serge Bourguignon. Serge Bourguignon est alors osacrisé pour son film « Les Dimanches de Ville d’Avray » et Yvette restera longtemps sa compagne.

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En 1969, il lui offrira un rôle digne de son talent dans « The Picasso Sommer » avec Albert Finney. Le couple s’était un peu brouillé en 1966, Serge préparait « A Cœur Joie » avec Brigitte Bardot, Yvette s’était un peu consolée avec John Derek fraîchement abandonné par Ursula Andress!

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Mais ce film résonne comme le glas de leur histoire, bientôt Yvette Mimieux deviendra la quatrième épouse du réalisateur mythique Stanley Donen. Le couple se marie en 1972, ils divorceront en 1985 mais resteront les meilleurs amis du monde. L’année suivante, Yvette se remarie avec monsieur Howard F. Ruby.

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L’actrice tournera jusqu’en 1992. De moins en moins présente au cinéma, elle est très active à la télévision. mais après le tournage du téléfilm « Lady Boss » sur un scénario de Jackie Collins, elle renonce à sa carrière.

Olivia de Havilland avec Yvette

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Le temps passant avait fait de la frêle jeune fille de 1962 une femme belle et distinguée, abordant les types de rôles dont se délectaient Lee Remick ou Joanne Woodward et dont la beauté restera pour nous inaltérable.

Yvette Mimieux ne fut pas la plus grande star du monde, sa carrière n’est pas la plus éblouissante de toutes même si elle n’a pas à en rougir.

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Elle est une actrice chère à mon cœur car à mes yeux elle symbolise avec la française Jeanne Valérie toute la fraicheur dont le cinéma est capable. Car on a beau être cinéphile invétérée, on n’a pas envie des sortilèges sophistiqués de Joan Crawford  tous les jours.

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Alors « Where the Boys Are » et « Light on the Piazza » n’ont peut-être pas révolutionné la pensée universelle mais j’aime à les revoir et les revoir encore.

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Aujourd’hui le cinéma est triste, misérabiliste et nombriliste, il n’ a plus ni cœur ni poésie et répète les même poncifs de trentenaires en crise jusqu’à en être redondant et ennuyeux.

Alors, chère Yvette, vous n’avez peut-être pas brillé longtemps, mais vous êtes quand même le dernier éclat du cinéma.

Celine Colassin.

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QUE VOIR?

1958: A Certain Smile: Avec Christine Carère, Joan Fontaine et Rossano Brazzi

1960: Platinum High School: Avec Terry Moore et Mickey Rooney

1960: The Time Machine: Avec Rod Taylor

1960: Where the Boys Are: Avec Dolorès Hart, Paula Prentiss et Connie Francis

1962: Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse: Avec Ingrid Thulin, Glenn Ford, Charles Boyer

1962: The Wonderful World of the Brothers Grimm: Avec Laurence Harvey et Claire Bloom

1962: Light in the Piazza: Avec George Hamilton et Olivia de Havilland

1963: Diamond Head (Le Seigneur d’Hawaï): Avec Charlton Heston et Georges Chakiris

1965: La Récompense: Avec Max von Sydow et Efrem Zimbalist

1967: Monkeys Go Home: Avec Maurice Chevalier et Dean Jones

1968: The Mercenaries (Le Dernier Train du Katanga) Avec Rod Taylor, Jim Brown et Olivier Despax

1969: The Picasso Summer: Avec Albert Finney

1972: Skyjacked: Avec Charlton Heston et James Brolin

1975: Journey Into Fear: Avec Sam Waterston et Zero Mostel

1976: Jackson Country Jail (La Prison du Viol) Avec Tommy Lee Jones

1979: The Black Hole: Avec Anthony Perkins, Maximilian Shell et Ernest Borgnine

1981: Circle of Power: Avec Christopher Allport (la dernière apparition au cinéma d’Yvette Mimieux)

 

561: CONNIE FRANCIS

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Si Connie Francis est toujours une véritable icône américaine en activité, elle ne sera pour le cinéma qu’une étoile filante, ses films se comptant sur les doigts d’une main et sans cesse déclaqués sur le premier, le mythique « Where the Boys Are » qui reconnaissons-le, provoqua un véritable phénoméne de société!

Concetta Rosa Maria Franconero vient au monde le 12 Décembre 1938 à Newark dans le New-Jersey. Ses parents, George et Ida sont des immigrés italiens venus chercher en Amérique la fortune ou l’espoir, ce qui revient au même! Plus tard un petit frère, George jr. viendra compléter le trio familial.

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Mais si le pactole ne coule pas dans les poches de la famille ouvrière, la nostalgie de la belle Italie dégouline tous les soirs au menu. On parle, on mange italien, et surtout on chante les airs du pays!

La petite fille en lâche son biberon de bonheur et bientôt gazouille en choeur avec son papa qui n’est pas peu fier d’avoir enfanté un enfant prodige!

A quatre ans elle régale les fêtes de quartier de tarentelles rondement menées et son père devant l’enthousiasme général lui apprend l’accordéon pour faire d’elle une artiste complète! L’instrument est aussi grand et plus lourd que l’interprète qui finira par le prendre en grippe même si elle en joue en virtuose.

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Le père de Concetta, persuadé d’ailleurs à juste titre que sa fille tient en ses fragilles menottes le destin de la famille l’inscrit à tous les concours amateurs possibles et imaginables. C’est au cours de l’un de ces concours dignes de « Nouvelle Star » qu’un talent scout du jury conseille à Connie de changer de nom et d’abandonner cet accordéon qui la dissimule presque entièrement. Elle devient Connie Francis. Quant à l’accordéon elle ne l’abandonne pas, elle le jette!

Nous sommes en 1955, elle va avoir dix-sept ans mais n’est toujours pas plus haute que la botte de Greta Garbo dans « La Reine Christine ».

C’est grâce à un de ces concours qu’elle va signer pour la première fois avec un label.

Un label qui ne saura pas quoi faire d’elle, l’Amérique a déjà des voix dans son style. Le label étant MGM records, on refourgua la lauréate au doublage de films! C’est ainsi qu’elle se retrouva doublant entre autres Jayne Mansfield pour le chant dans « La Blonde et le Shérif »!

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MGM records remplit son engagment en termes et délais. Connie enregistra ses « single », tous passèrent complètement inapperçus sauf « The Majesty of Love » qui connut enfin un certain succès mais qui venait trop tard, MGM n’y croyait plus et…Connie non plus!

Elle décida d’abandonner la chanson et de faire sa médecine même si celà devait mortifier son papa adoré qui seul, envers et contre toute évidence croyait encore à l’avenir chantant de sa fille!

L’artiste et le label avaient décidé d’un comun accord de rompre le contrat et de renoncer au dernier single prévu. Mais le père de Connie supplia jusqu’à ce que sa fille cède et accepte ce dernier enregistrement pour lui faire plaisir. Elle n’avait d’ailleurs pas le choix, elle n’était pas majeure, c’est papa qui gérait légalement les choses comme le voulait la loi. C’est lui qui en farfouillant dans le catalogue MGM en extirpa « Who’s Sorry Now », déjà enregistré avec succès en 1923 par Marion Harris.

Son argument tenait debout: les « vieux » seraient ravis de réentendre la chanson et les « jeunes » ravis de la découvrir.

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Connie haïssait la chanson bien qu’elle ait été totalement revisitée au goût du jour, devenant un « slow » que n’auraient pas désavoué les Platters.

Six mois après sa sortie, « Who’s Sorry Now » atteignait le million d’exemplaires vendus! Le disque va se vendre durant…Quatre ans! Impossible d’imaginer une « party » sans le slow de Connie. La jeune fille ayant enchaîné avec l’enregistrement de « Stpid, Cupid », elle devenait l’égale en popularité de toutes les stars « teenage » du moment et éclipsait Kay Starr à qui on l’avait trop souvent comparée!

En 1961 le cinéma s’empare du phénomène de société aux quinze albums vendus en un an et aux vingt millions de disques qu’est devenue Connie chez les jeunes. « La voix d’or des disques d’or » comme on l’a surnommée.  Les jeunes dont tout le monde en ce début des années 60 vise la clientèle, que ce soit en voiture, en mode en musique, même en boisson et en nourriture et bien entendu en cinéma!

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Joe Pasternak envisage de produire un film destiné à un public de moins de 20 ans, un film qui abordera leurs problèmes générationels comme leur découverte de la sexualité. un film plein de jolies filles et de beaux garçons dévêtus puisque ce sera un « beach party film »: « Wher de Boys Are ».

Et Connie refuse! pas question de faire du cinéma! Pasternak devra user de toute sa persuasion pour l’attirer devant les caméras, d’autant qu’il compte lui confier le rôle du petit boudin à lunettes!

les compositeurs de la musique du film, Neil Sedaka et Howard Greenfield durent à leur tour affronter le tempérament déjà bien trempé de Connie Francis. Ils lui proposèrent quatre chansons, trois qu’ils adoraient et une qu’ils détestaient et…C’est celle-là qu’elle choisit instantanément!

Le film fit un véritable triomphe, engrangea non seulement des millions mais aussi des critiques élogieuses et des récompenses très officielles. Dolorès Hart, Paula Prentiss et Yvette Mimieux deviennent des stars, Connie l’était déjà ! Elle vendait un million de disque par mois. Elle en avait vendu huit millions depuis le premier appel de Pasternak! Et en attendant la sortie du film, elle réenregistre ses albums en allemand, en espagnol, en italien, en français et en…yiddish! Elle était la star de la mélopée larmoyante mais elle fut la première interprète américaine à enregistrer ses tubes en langue étrangère ce qui fit d’elle une star colossale partout dans le monde.

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Elle gardera la chanson « Where the Boys Are » durant des années dans son tour de chant et chaque fois l’accueil du public sera enthousiaste! L’Amérique adorait et adore toujours le film un demi siècle plus tard!

Connie n’avait pas menti en avertissant Pasternak de son désintérêt pour le cinéma. Elle ne reviendra en faire que du bout des lévres, à des conditions mirobolantes et parce que l’Amérique entière la suppliait.

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Dès que la courbe du succès fléchit, même de manière microscopique, Connie retourne à son grand amour: La scène!

Elle sera un superstar du disque durant très exactement dix ans, de 1958 à 1968 puis, l’univers entrant dans un autre cycle musical, celui de la pop anglaise elle se démode un peu mais garde un public nombreux et fidèle.

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Il y aura cinquante cinq ans que la carrière de Connie continue sur sa lancée et en la voyant aujourd’hui on se demande quelle mouche avait piqué Joe Pasternak en lui donnant un rôle de laide, même si elle ne fut jamais beaucoup plus grande que l’accordéon de son enfance.

Cette carrière exemplaire connut quelques ralentissements lors des épisode stragiques que traversa Connie Francis dans sa vie.

Le 8 Novembre 1974, après un concert à New-York elle est sauvagement violée dans sa chambre d’hôtel et laissée pour morte par un agresseur qui n’a jamais été retrouvé. La jeune femmme va alors traverser une longue période de dépression dont elle ne guérira jamais tout à fait, aggravée encore par les séquelles d’une chirurgie nasale qui altère son oreille interne et ses cordes vocales. Après 30 ans de carrière, l’artiste doit prendre des cours de chant pour la première fois de sa vie.

Elle aura encore la douleur de perdre son jeune frère adoré, George, assassiné par des hommes de main de la mafia italienne en 1981.

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Ce drame sordide la replonge dans la dépression jusqu’à ce qu’elle soit diagnostiquée maniaco-dépressive. Connie Francis va transiter par dix-sept hôpitaux en quatre ans avouant avoir eu envie de se suicider dans chacun d’eux tellement ils étaient déprimants.

Frappée en 1974, elle ne reprendra vraiment sa vie et sa carrière en mains qu’en 1989. Elle publie alors son autobiographie, enregistre de nouvelles chansons et repart en tournée.

Une tournée qui dure encore.

L’Amérique aujourd’hui lui voue un culte immense et la considère comme la Piaf Américaine. Et à bien y regarder, ce n’est pas si idiot que celà.

Celine Colassin

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QUE VOIR?

1960: Where the Boys Are: Avec Paula Prentiss, Dolores Hart et George Hamilton

1963: Follow the Boys: Avec Dany Robin et Paula Prentiss

1965: When the Boys Meet the Girls: Avec Harve Presnell

543: INGER STEVENS

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Entre Hollywood et la Suède, ce fut toujours une belle et grande histoire d’amour. De Greta Garbo à Ann Margret en passant par Ingrid Bergman, Marta Toren, Viveca Lindfors ou Signe Hasso, la froide contrée nordique offrit à l’écran américain quelques unes de ses plus belles et plus prestigieuses stars.

Et si elles gardèrent au coeur la nostalgie de leurs lointaines neiges natales et furent parfois un peu revêches et dures à cuire, Hollywood et ces dames n’eurent, tout compte fait, qu’à se féliciter de leur collaboration.

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Hélas , pour la belle Inger Stevens, les choses allaient mal se passer et c’est elle qui sonnerait l’heure sombre de cette belle histoire d’amour.

Retracer son parcours n’est guère facile car non seulement la presse de son époque était plus discrète que celle d’aujourd’hui mais Inger Stevens brouillait savamment les pistes, affichant toujours un sourire éblouissant, une santé insolente et une bonne humeur constante!

Mais sous cet aspect de blonde saine et radieuse, couvait, faite d’amours déçues et ruptures désespérantes, une noire dépression doublée d’un instinct morbide qui finiront par avoir raison de cette « happy girl » suédoise.

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La future Inger Stevens naît Inger Stensland à Stockholm le 18 Octobre 1934. Elle est la première née du couple Per et Lisbet Stenland qui aura encore deux autres enfants, un fils et une fille avant de se séparer alors qu’Inger n’a que 6 ans.

Elle est déjà au moment de cette séparation une petite fille solitaire et mélancolique, souffreteuse elle manque souvent l’école attrapant tous les virus et les microbes qui passent avec une régularité frisant la perfection, elle n’en loupe pas un seul!

La séparation de ses parents est d’autant plus brutale pour elle que son père décide de ne pas rester en Suéde  après que son épouse Lisbet l’ait quitté pour suivre un autre homme. Il part tenter sa chance en Amérique.

Inger est complètement désemparée et si les relations familales n’ont jamais été simples ni cordiales, son père avait au moins le mérite à ses yeux d’adorer le théâtre et de jouer dans une troupe d’amateurs ce qui à la fois la fascinait et la ravissait.

En 1944, son père  installé à New-york s’est remarié et a maintenant la possibilité de réunir ses enfants. Inger et son petit frère le rejoignent, la petite fille a 9 ans.

Mais pour être en Amérique, son père n’en est pas devenu millionnaire pour autant. Les temps sont aussi durs qu’en Suède pour Inger à ceci près qu’elle a une autre maison, une autre maman dans un autre pays où on parle une autre langue!  Bref c’est une nouvelle vie mais qui n’a pas l’air beaucoup plus folichonne que l’ancienne. Cerise sur le gâteau si tant est qu’il y ait un gâteau, Inger ne s’entend pas avec sa belle-mère.

La vie est déjà difficile pour elle à New-York et les choses se compliquent encore lorsque la famille recomposée déménage au Kansas!

C’en est trop pour la jeune fille qui a à peine 14 ans mais ne se sent plus aucune affinité avec les siens.

Elle fugue une première fois et son père la retrouve chorus girl dans un spectacle burlesque où on l’a engagée sur foi du mensonge qu’elle a fait sur son âge.

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Les retrouvailles ne seront pas joyeuses, Inger fuguera à nouveau, mais cette fois elle regagne New-York et se fond dans la foule anonyme allant d’un petit boulot à l’autre.

On perd un peu la trace de la jolie fuyarde qui gardait chevillée au coeur une fascination pour le théâtre et qui finit par s’inscrire aux cours de l’actor’s studio. C’est par ce biais qu’elle se fraiera un chemin jusqu’aux plateaux de télévision où elle apparaît pour la première fois en 1954, à tout juste 20 ans face à Walter Matthau qui restera un de ses plus fidèles amis. L’actor’s studio jouit alors d’une excellente réputation, l’approche du jeu d’acteur qu’on y enseigne, la « méthode » fascine tout le monde et les élèves de la prestigieuse école sont facilement engagés et respectés.

Inger aidée encore par sa fraîche beauté enchaîne les tournages à la télévision jusqu’en 1957 où on lui propose pour la première fois un rôle au cinéma.

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Mais attention! Un premier rôle! Les années passées au petit écran ont fait d’Inger une véritable vedette et c’est comme une véritable star qu’elle débute le tournage de « Man on Fire » face à Bing Crosby.

Bing Crosby alors toujours fermement arrimé au sommet de la gloire, veuf de Dixie Lee avec quatre enfants à la maison sort d’une liaison très médiatisée avec une autre blonde: miss Grace Kelly en personne. Inger Stevens va immédiatement tomber follement amoureuse de son partenaire et se sent prête, contrairement à Grace, à tout abandonner pour lui et se dévouer corps et âme à son grand amour tout neuf.

Mais monsieur Crosby a de la bouteille et connaît bien les femmes. Malgré une passion partagée, il n’imagine pas la déjà mélancolique et fantasque Inger en mère de famille nombreuse. Il a besoin de quelqu’un avec une tête solide et bien fixée sur les épaules, il a déjà vécu l’expérience amère d’un mariage avec une épouse tendre et fragile qui a sombré dans l’alcoolisme avant d’en mourir. On ne l’y reprendra pas.

Bing Crosby épouse Kathry Grant en cette même années 1957 et Inger Stevens est littéralement dévastée. Son équilibre déjà instable est complètement ébranlé et après s’être un peu battue avec l’énergie de son désespoir elle commet une tentative de suicide.

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Inger Stevens était fragile, et comme Marilyn Monroe elle craindra toute sa vie pour sa santé mentale. L’actrice a deux cousins handicapés mentaux et dès que ses moyens le lui permettont, elle s’engagera sans compter dans la recherche médicale et la protection des enfants malades mentaux.

« Ils croient que je suis belle mais un jour ils se rendront compte que j’ai de trop grands pieds et la tête de travers, ils croient aussi que je suis une actrice mais un jour ils se rendront compte que je ne suis pas capable de faire ce qu’ils me demandent »

Elle s’était jetée, sans doute par bravade à la tête et dans les draps de son partenaire suivant, le très british et très marié James Mason mais la liaison n’avait duré que le temps d’un tournage, Mason avait repris sa vie dès le dernier tour de manivelle de »Cry Terror » donné. Inger était hospitaliés comme Rod Steiger pour avoir inhalé de la fumée toxique lors du tournage d’une scène d’incendie dans un tunnel.

Ce fut la décision d’en finir.

Inger Stevens ne mourrut pas mais dès qu’elle fut rétabllie elle quitta Hollywood et regagna ses chers plateaux de télévision où elle s’engouffra dans le travail durant cinq longues années où elle apparaît dans tous les programmes du moment! Pas une série, pas une émission qui n’ait alors affiché le nom d’Inger Stevens à son générique!

Evidemment la presse s’était un peu gaussée de ce suicide raté qui était alors presque une mode chez les actrices. Pourtant Inger avait été sauvée de justesse et si elle déclara: » Pour une personne avec la tête aussi solide que la mienne, vouloir se suicider est une aberration et la chose la plus stupide que j’aurai faite dans ma vie! Je n’ai plus qu’à rire de moi » Quelques semaines plus tard, l’avion dans lequel elle se trouve à l’aéroport de Lisbonne menace d’exploser, et si tous les passagers fuient l’appareil complètement paniqués, se piétinant les uns les autres pour sauver leurs vies, Inger est la dernière à sortir, d’un calme olympien, avec son sac à main, son manteau et même pas décoiffée. Moins d’une minute plus tard l’appareil explose!

Inger Stevens entre dans la légende du petit écran en reprenant dans la série éponyme le rôle qui avait valu un Oscar à Loretta Young: « The Farmer’s Daughter », un rôle de Suédoise, comme elle.

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Lorsque le feuilleton s’arrête après trois longues années d’un succès ininterrompu, Inger est une véritable star et le cinéma se rue sur elle. Les propositions de rôles pleuvent mais les « petits travers » d’Inger Stevens qui ne jouit pas de la protection d’un grand studio sont connus de tous. l’alcool et les stupéfiants font partie de son quotidien. Et surtout il y a cette folle manie de tomber amoureuse de ses partenaires, ce qui ne serait qu’un moindre mal, voire même un avantage pour détendre l’atomosphère sur les plateaux, mais chaque rupture la laisse complètement anéantie et elle sombre un peu plus.

Elle prend en grippe la charmante Yvette Mimieux et un soir que ces deux-là se croisent dans un night club elles s’envoient des bordées d’injures qui médusent l’assistance!

Malgré sa fraîche beauté et sa bonne humeur affichée, l’actrice est en plein désarroi. Bientôt on la compare à Marilyn Monroe, à Marie MacDonald.

Inger avait bien tenté une expérience matrimoniale avec Anthony Soglio, son agent qui l’avait rebaptisée « Stevens » et avec qui elle avait été mariée de 1955 à 1957 , mariage qui avait pris fin avec l’arrivée de Bing Crosby dans le jeu de quilles.

Elle va se jeter avec une passion folle qui tient du désespoir à la tête de ses partenaires successif pour des liaisons qui ne tiennent que le temps d’un tournage et de quelques week-ends. Anthony Quinn, Clint Eastwood, Dean Martin et le producteur Allen Baron vont se succéder sans s’attarder dans sa vie.

Anthony Quinn eut d’ailleurs ces mots au moment de leur rupture, mots très dur mais qui avec le recul sonnent terriblement justes: « Qu’est-ce que tu fais à Hollywood? Ce n’est pas ta place! Tu aurais dû rester en Suède, épouser un camionneur et lui faire dix enfants! »

On lui attribua même une liaison avec Mario Lanza, ce qui me paraît quand même très incongru, elle s’afficha au mépris du scandale avec l’acteur noir Harry Belafonte et on la dit en 1961 mariée à Tijuana mais aussitôt séparée avec Ike Jones, producteur noir et associé de Nat King Cole . Mariage tenu secret suite aux cuisants déboires de May Britt ou de Jean Seberg. Inger n’en était pourtant plus à un scandale près.

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Si le mariage d’Inger et Ike est bien réel, leur divorce ne l’est pas. Même s’ils furent souvent séparés, ils étaient toujours légalement mariés à la mort d’Inger et c’est Ike Jones qui s’occupera de ses funérailles.

Si Inger Stevens avait fini par renouer des relations amicales avec sa mère Lisbet, elle avait failli se faire virer manu militari de la cérémonie des Oscars où elle était venue affublée d’une ultra micro robe moins large qu’une ceinture et décolletée jusqu’au nombril.

A l’heure de sa fin elle venait de rompre avec Burt Reynolds.

Le 30 Avril 1970, Inger est à nouveau seule, elle partage un appartement avec Lola MacNally, sa coiffeuse sur son dernier tournage avec qui elle s’est liée d’amitié, voir un peu plus selon quelques gazettes pseudo informées.

C’est Lola qui ce triste jour découvre Inger inanimée sur le sol de la cuisine. Elle a une petite coupure au menton qu’elle s’est faite dans sa chute en se cognant sur le coin d’un meuble.

Emmenée à l’hôpital, Inger décède dans l’ambulance. Son autopsie révèle une surdose de barbituriques et d’alcool il est conclu officiellement au suicide.

Inger Stevens sera incinérée et ses cendres dispersées sur l’océan.

Comme pour Carole Landis, les proche et la famille d’Inger Stevens réfutèrent la thèse du suicide. Ils en veulent pour preuve qu’elle avait son agenda rempli pour les prochaine semaines et qu’elle était, à l’heure de sa mort, plongée dans les essayages de ses robes pour son prochain programme Tv.

Peu importe au fond, qu’Inger Stevens se soit donné volontairement ou non la mort, il vient un temps, lorsqu’un être a beaucoup souffert, où son coeur refuse de battre encore.

Il reste de cette femme belle et fragile, le souvenir de son talent dans des beaux films qui nous la rendent dans toute son humanité.

Que celà nous suffise, le reste est son affaire. Inger Stevens nous a beaucoup donné, nous lui avons pris beaucoup, laissons-lui ses derniers secrets.

Pour en savoir plus encore sur Inger Stevens:

http://www.ingerstevens.org/person.html

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QUE VOIR?

1957: Man on Fire: Avec Bing Crosby

1958: Cry Terror: Avec James Mason et Rod Steiger

1958: The Buccaneer: Avec Claire Bloom, Charles Boyer et Yul Brynner

1964: The New Interns: Avec Stephanie Powers; Barbara Eden, Dean Jones et Telly Savalas

1967: Hang ‘Em High: Avec Clint Eastwood

1968: 5 Card Stud: Avec Robert Mitchum et Dean Martin

1968: Police sur la Ville: Avec Richard Widmark et Henri Fonda

1968: Firecreek: Avec Henri Fonda et Gary Lockwood

1968: House of Cards: Avec Georges Peppard et Orson Welles

 

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